Le groupe de syndicats derrière la pose de pancartes à saveur électorale installera lundi d’autres affiches dans trois nouvelles circonscriptions du Québec.

Pancartes à saveur électorale: nouvelle offensive des syndicats

Si un flou persiste à Québec sur la légalité des pancartes à saveur électorale posées au centre-ville, le groupe de syndicats derrière cette offensive va de l’avant et installera lundi d’autres pancartes dans trois nouvelles circonscriptions du Québec.

Ces trois circonscriptions sont toutes situées dans la «grande, grande région de Montréal», a confirmé au Soleil la responsable des communications du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Lisa Djevahirdjian, sans toutefois les nommer avec précision.

La porte-parole a également refusé de dire si d’autres offensives semblables étaient prévues dans la région de Québec, ni si de nouvelles affiches seraient posées au centre-ville.  

Jeudi dernier, la Ville de Québec avait sommé la coalition syndicale de retirer les centaines d’affiches installées dans la circonscription électorale de Taschereau. Dans la nuit de mardi à mercredi, des affiches s’attaquant autant à la Coalition avenir Québec qu’au Parti libéral du Québec sont apparues, en utilisant le slogan «C’est du pareil au même… On mérite mieux».  Selon la Ville, il s’agit d’un affichage illégal, ce que conteste la coalition syndicale.

Saint-Jérôme aussi

Comme Québec, la Ville de Saint-Jérôme, dans la circonscription du même nom, a elle aussi demandé aux syndicats de retirer les pancartes à leurs frais. Ce que la coalition a refusé de faire.

«On ne sait pas sur quoi ils se basent», explique Mme Djevahirdjian, pour justifier la décision des syndicats de ne pas procéder au retrait des pancartes, malgré l’avis formulé par la Ville de Québec. 

Le règlement municipal prévoit des amendes de 2000 $ par jour, par pancarte, si elles ne sont pas retirées dans les jours qui suivent la décision de la Ville.