Issu du milieu des ressources humaines, Daniel Picard cherchera à rapprocher les élus des fonctionnaires pour permettre de nouveaux gains d’efficacité.

Objectif  : rapprocher les élus des employés

Le nouveau directeur général de la Ville de Sherbrooke, Daniel Picard, poursuivra le travail d’amélioration continue amorcé par son prédecesseur, Yves Vermette. Issu du milieu des ressources humaines, il cherchera à rapprocher les élus des fonctionnaires pour permettre de nouveaux gains d’efficacité.

« Je viens des ressources humaines. Je ne pourrai pas sortir les ressources humaines de moi. Je crois beaucoup à l’amélioration continue. M. Vermette a fait beaucoup pour mettre des mécanismes en place et j’ai l’intention de continuer le mandat qu’il a amorcé. C’était d’ailleurs une des raisons pour lesquelles il m’a recruté », explique Daniel Picard.

« Le parallèle entre les ressources humaines et le poste de directeur général est intéressant. Ce sont des postes très semblables parce que nous œuvrons dans tous les services et nous intervenons dans toutes les problématiques qui touchent l’humain. On doit utiliser beaucoup de leadership pour amener les gens à accepter le changement. »

S’il juge qu’il est un peu tôt pour expliquer comment il se différenciera de son prédecesseur, Daniel Picard avance vouloir une organisation plus mobilisée et plus rassemblée. « Je ne suis pas M. Vermette. Je miserai beaucoup sur le rapprochement des élus et du personnel administratif. Il y a souvent une incompréhension des rôles de chacun et c’est quelque chose qu’il faut travailler. Si on arrive à mieux se comprendre, nous augmenterons nos performances. Mais à Sherbrooke, la performance est déjà très bonne. »

Yves Vermette pilotait jusqu’à maintenant le dossier de l’aéroport de Sherbrooke. Celui-ci aboutira-t-il sur le bureau de M. Picard? « Je pense que le conseil est en réflexion dans le dossier de l’aéroport. Je verrai selon l’orientation qu’ils veulent donner. Je ne peux pas dire que je connais le fin détail, mais je connais l’importance que lui reconnaissent les gens d’affaires. »

Daniel Picard, qui a signé un contrat d’une durée de six ans, se dit optimiste devant le défi qui l’attend. « Je me suis préparé toute ma carrière pour un rôle de généraliste. Quand je suis arrivé à Sherbrooke, je ne savais pas que le poste de directeur général deviendrait disponible. Plusieurs de mes collègues m’ont toutefois incité à poser ma candidature. »

Le changement de garde surviendra en juin. Entre-temps, M. Picard agira à titre d’adjoint au directeur général à partir du 7 mai.