L’an dernier, la ministre des Relations internationales, Nadine Girault, s’est engagée de façon formelle à mettre un terme aux nominations partisanes dans le réseau des délégations du Québec à l’étranger.

Nomination partisane: une proche de Legault à la Délégation du Québec à New York

Pour la deuxième fois en huit mois, une proche du premier ministre François Legault obtient un poste à la Délégation générale du Québec à New York.

Dans l’opposition et au pouvoir, M. Legault s’est maintes fois engagé à se tenir loin de toute nomination partisane. Seule la compétence devrait entraîner une nomination, disait-il, avec une moue de dédain pour «les petits amis» du pouvoir ayant profité du régime précédent sans raison autre que politique.

L’ex-attachée de presse du premier ministre, Valérie Noël-Létourneau, est aujourd’hui la conseillère chargée des projets spéciaux de la délégation générale du Québec à New York.

Elle relève directement de la déléguée générale, Catherine Loubier, elle aussi une proche de M. Legault.

En février, le premier ministre avait soulevé la controverse en annonçant que sa directrice de cabinet adjointe, Mme Loubier, devenait la Déléguée générale du Québec à New York, la deuxième en importance, après Paris, de toutes les représentations du Québec à l’étranger.

Interpellé, M. Legault estimait alors qu’il ne s’agissait pas d’une nomination partisane, seul le critère de la compétence ayant présidé à ce choix, selon lui.

Appui diplomatique à la CAQ

Dimanche, le parti de M. Legault, la Coalition avenir Québec (CAQ), annonçait le nom de sa candidate dans la circonscription de Jean-Talon, pour l’élection complémentaire du 2 décembre, Joëlle Boutin.

Sur Twitter, dimanche, Mme Noël-Létourneau, qui a quitté ses fonctions au cabinet du premier ministre en juin, a jugé que les gens de Jean-Talon étaient privilégiés «d’avoir une candidate comme elle», avant de conclure «le 2 décembre, votez @joelleboutin #joelleboutinCAQ».

L’année dernière, M. Legault avait déclaré que «les nominations partisanes et les cadeaux aux petits amis, c’est terminé», avec la CAQ au pouvoir.

Dans le même esprit, la ministre des Relations internationales, Nadine Girault, s’est engagée de façon formelle à mettre un terme aux nominations partisanes dans le réseau des délégations du Québec à l’étranger.

Ce principe doit même être inscrit en toutes lettres dans la future politique internationale en préparation et attendue cet automne, dont un des objectifs doit être précisément de «dépolitiser» la diplomatie québécoise et de la rendre plus professionnelle, sous-entendu sans couleur partisane.

Quand elle aborde ce sujet, elle fait valoir que le réseau diplomatique québécois doit servir à autre chose qu’à offrir des récompenses politiques.