En cumulant les postes de présidente de l’arrondissement 1, de présidente du conseil municipal et de présidente du comité exécutif, Nicole Bergeron sera la conseillère municipale la mieux payée à Sherbrooke avec un salaire annuel de 101 143 $.

Nicole Bergeron sera la conseillère la mieux payée

En cumulant les postes de présidente de l’arrondissement 1, de présidente du conseil municipal et de présidente du comité exécutif, Nicole Bergeron sera la conseillère municipale la mieux payée à Sherbrooke avec un salaire annuel de 101 143 $. Elle gagnera près de deux fois le salaire du conseiller le moins bien rémunéré. Les salaires des élus totalisent des dépenses de 1 154 084 $.

La Tribune a obtenu en exclusivité la liste des primes liées aux présidences des différents comités, de même que le salaire de chacun des élus. Dans tous les cas, une allocation de dépenses non imposables de 16 805 $ a été ajoutée pour calculer le cachet du maire et des conseillers.

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Ces salaires sont établis en fonction d’une augmentation de 2 % au 1er janvier, une augmentation calquée sur celle des employés municipaux. Les élus pourraient toutefois voter une majoration de salaire différente en 2018.

C’est sans surprise que le maire Steve Lussier trône au sommet de l’échelle de rémunération avec un salaire de 164 425 $. Malgré sa présence au comité exécutif et sa présence à d’autres comités, M. Lussier ne touchera aucune prime pour ses fonctions additionnelles.

Pour Nicole Bergeron, Vincent Boutin et Danielle Berthold, qui siégeaient au sein de la précédente administration, il s’agit d’une augmentation de salaire substantielle en raison des nombreuses responsabilités qui leur sont confiées. Au début du précédent mandat, Mme Bergeron gagnait un peu plus de 65 000 $ alors que M. Boutin et Mme Berthold touchaient un peu plus de 54 000 $. Ils reçoivent maintenant un salaire de plus de 75 000 $.

En matière de primes, Nicole Bergeron reçoit 15 078 $ pour la présidence de l’arrondissement 1, 13 459 $ pour la présidence du conseil, et 21 411 $ pour la présidence du comité exécutif.

Les membres du comité exécutif trônent parmi les plus haut salariés, où se faufile Vincent Boutin au troisième rang parmi les conseillers. La présidence de l’arrondissement 2 lui rapporte une somme de 15 078 $, une prime fixée en fonction du nombre de districts que compte l’arrondissement. S’ajoutent 10 400 $ pour la présidence du comité consultatif d’urbanisme. Le salaire de base des conseillers, lui, est établi à 34 388 $. M. Boutin s’en tire donc avec un salaire de 76 672 $.

Devant lui, Chantal L’Espérance conserve le deuxième rang qu’elle occupait déjà au sein du précédent conseil. Son salaire de 90 230 $ s’explique par sa présence au comité exécutif (13 459 $) et son poste de présidente de l’arrondissement 4. Cet arrondissement étant le plus volumineux, il permet à sa présidente d’obtenir une prime de 18 847 $.

À l’autre bout du spectre, les conseillers d’arrondissement reçoivent le salaire le plus bas. Jennifer Garfat et Bertrand Collins empocheront 20 667 $, dont 6889 $ en allocation de dépenses non imposables. Pierre Avard est le conseiller siégeant à l’hôtel de ville qui ferme la marche, lui qui n’occupe aucun poste assorti d’une prime au sein des comités municipaux. Son salaire de 51 194 $ est toutefois majoré en raison de sa présence au conseil d’administration de la Société de transport de Sherbrooke. Les membres de ce C.A., dont Marc Denault occupe la présidence et Pierre Tremblay la vice-présidence, sont effectivement rémunérés par la STS elle-même. Les autres membres du C.A. sont Chantal L’Espérance et Évelyne Beaudin.

Plus de la moitié des élus touchent plus de 60 000 $. Ce sont treize comités, en incluant le comité exécutif et en excluant la STS et Valoris, qui sont assortis d’une prime. La présidence des comités consultatif d’urbanisme, de l’environnement, de la sécurité publique, du développement social et communautaire, de même que la présidence de Commerce Sherbrooke et de Destination Sherbrooke viennent avec une prime de 10 400 $.

À noter que le salaire de Marc Denault inclut la prime du maire suppléant. Cette fonction sera toutefois occupée par plusieurs élus au cours du mandat, une rotation étant prévue tous les six mois.

À noter qu’il faudrait multiplier pratiquement par deux les allocations non imposables pour qu’elles correspondent à un revenu brut.