Le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, lance une campagne contre la pollution générée par l’affichage électoral.

Lussier veut réduire l’affichage électoral

Le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, lance une campagne contre la pollution générée par l’affichage électoral. Il propose d’imiter certains pays européens en limitant le nombre de pancartes admises et en délimitant les lieux où elles peuvent être posées.

M. Lussier a amené l’idée lors d’une récente réunion à l’Union des municipalités du Québec. « Les maires semblaient assez ouverts à la discussion que j’ai amenée. Nous avons des problèmes avec nos centres de récupération, avec nos matières résiduelles. On doit se repositionner rapidement par rapport à l’affichage. Dans certains pays, il y a des lieux prédéterminés où on peut afficher. Le paysage est décoré de plusieurs affiches pendant les élections. » Il cite entre autres la France et la Belgique.

Steve Lussier rapporte qu’il a utilisé près de 900 pancartes lors de la dernière élection à Sherbrooke. « J’en avais vraiment partout. C’était un bon choix pour me faire connaître. Mais si un autre candidat n’avait pas réussi à avoir autant de donateurs, aurait-il été capable d’en mettre autant? Je ne pense pas. Ça n’offre pas le même niveau de visuel pour tout le monde. On doit aller dans le sens où tout le monde a la même grandeur de panneaux pour s’afficher. On a un plan électoral. C’est à nous de le vendre », ajoute-t-il.

Il précise que si les principes de l’équité sont appliqués à tout le monde, il serait à l’aise avec cette nouvelle façon de fonctionner. « Si c’était fait de façon uniforme, tout le monde serait gagnant. L’environnement serait gagnant aussi parce que ça prend beaucoup d’essence pour installer et enlever ces pancartes. Les bénévoles sont plus difficiles à trouver. Ça donnerait la chance à plus de gens de se présenter. »

Steve Lussier ajoute que plusieurs dépenses sont remboursées par le gouvernement du Québec. « S’il y a eu moins de dépenses pour des pancartes, ce sont des dépenses que le gouvernement n’aura pas à rembourser. »

Le maire de Sherbrooke précise que ce ne sont pas les Villes qui prendront la décision, mais bien le Directeur général des élections du Québec, à qui il compte présenter un dossier sous peu. « Si ça ne se fait pas aux prochaines élections, ce sera aux suivantes. Au moins on aura cheminé pour l’environnement. »

Steve Lussier dit avoir parlé avec des fournisseurs de pancartes pour s’assurer qu’une telle mesure ne les toucherait pas. « Ils m’ont dit que si on fait le pas en avant, ils suivront. »

Est-ce à dire que ces fournisseurs, qui fabriqueraient moins d’affiches, pourraient monter leurs prix pour compenser? « Ce n’est pas ce que nous voulons. »