Le maire Steve Lussier se dit « sensible » aux revendications du Regroupement de boisés de Sherbrooke qui souhaitent voir Sherbrooke devenir un modèle en matière de développement durable.

Lussier cite le cas du Vermont et du New Hampshire

Le maire Steve Lussier se dit « sensible » aux revendications du Regroupement de boisés de Sherbrooke qui souhaitent voir Sherbrooke devenir un modèle en matière de développement durable. Mais il croit que cet objectif peut être poursuivi par l’application du schéma d’aménagement et du Plan de développement de la zone agricole (PDZA), qui contiennent tous les deux des mesures favorisant le développement durable.

Le maire dit avoir pris connaissance de la lettre du Regroupement qui réclame « une vision claire, à court et à long terme » de la Ville à l’égard des enjeux environnementaux, notamment en matière d’aires protégées (voir autre texte).

« Je suis tout à fait d’accord avec l’idée de préserver le plus de territoire possible, a-t-il réagi, mais on a déjà des outils à notre disposition pour y arriver. Commençons donc par les appliquer. D’ailleurs, au prix que le schéma d’aménagement nous a coûté, commençons par nous en servir », a-t-il avancé.

Invité à dire s’il était d’accord avec la recommandation du Regroupement voulant que la Ville préserve 12 % de son territoire en aires protégées, le maire a préféré donner l’exemple de certains États américains qui ont adopté des politiques en matière d’aires protégées.

« Ce que j’aimerais, c’est qu’on en arrive un jour à ce qui se fait au Vermont et au New Hampshire, où les gens, à leur décès, lèguent leurs terres afin qu’elles soient protégées à perpétuité. Je trouve que c’est une belle avenue, qui mérite d’être envisagée. »

Cela dit, le maire se dit prêt à discuter à entendre les propositions que les élus voudront apporter au sujet de l’environnement lors du lac-à-l’épaule. « S’il y a des choses à changer dans la façon de voir le développement, je suis tout à fait sensible à ça. L’important, c’est qu’on en discute et qu’on s’entendent tous ensemble », a conclu le maire.