Pierre Reid confirmera sa retraite de la vie politique à l’occasion d’une conférence de presse lundi matin à Magog.

L’heure de la retraite a sonné pour Reid

L’heure de la retraite a sonné pour le député d’Orford, Pierre Reid. Au terme d’une période de réflexion de quelques mois, cet ancien recteur de l’Université de Sherbrooke s’apprête à annoncer qu’il ne sera pas candidat lors des prochaines élections provinciales.

Selon les informations obtenues, M. Reid fera officiellement part de sa décision concernant son avenir à l’occasion d’une conférence de presse qui se tiendra lundi matin à Magog.

Au cours des dernières semaines, plusieurs médias ont fait état de la réflexion qu’avait entreprise l’actuel député d’Orford. Le principal intéressé ne cachait pas son hésitation, mais il assurait que sa décision finale n’était pas encore prise. Il a finalement opté pour la retraite.

Lors d’une entrevue accordée à La Tribune à la fin du mois de janvier, Pierre Reid avait mentionné qu’il aimerait être davantage présent pour son fils, qui fréquente une école secondaire dans la région de Magog.

« J’ai la garde partagée, mais mon travail m’empêche d’être très présent durant l’année scolaire. J’aimerais être là plus souvent pour lui, surtout que le père aurait un rôle plus grand à jouer avec les enfants quand ces derniers étudient au secondaire », avait expliqué M. Reid.

Dans le cadre de la même entrevue, l’homme de 69 ans avait également confié qu’il ne disparaîtrait pas soudainement des écrans radar, s’il prenait sa retraite. Il souhaitait ainsi demeurer impliqué dans la région de Magog pour favoriser son développement sur les plans économique et communautaire.

Pierre Reid a succédé à Robert Benoît, qui était député d’Orford avant lui, en 2003. Il avait été nommé ministre de l’Éducation du Québec rapidement après l’obtention de son premier mandat à titre de député. Il a aussi occupé le poste de ministre des Services gouvernementaux du Québec il y a une douzaine d’années.

Au total, il a obtenu cinq mandats de député, tous dans la circonscription d’Orford. Il aura notamment travaillé à la relance de l’économie magogoise, qui avait piqué du nez en raison de la fermeture de plusieurs usines importantes. Les tiraillements en lien avec l’avenir de la station Mont Orford l’auront aussi forcé à multiplier les rencontres avec des acteurs du milieu à une époque.

Rappelons que, plus tôt cette semaine, la députée de Richmond, Karine Vallières, a annoncé qu’elle ne se présentera pas aux prochaines élections provinciales, prévues à l’automne 2018.