« De l’autre côté, il y a des gens qui ne sont assujettis à aucune règle. Selon moi, ça n’a aucun sens. On a besoin que tout le monde joue avec les mêmes règles avant de se demander si on a besoin de plus d’hébergement. » - Denis Bernier

Les résidences de tourisme doivent être encadrées, selon Destination Sherbrooke

« Comme société, est-ce qu’on veut encourager des pratiques déloyales? » C’est la question que pose Denis Bernier, directeur général de Destination Sherbrooke, en réaction aux demandes de citoyens pour élargir les zones où les résidences de tourisme, les Airbnb par exemple, sont permises.

Deux citoyens ont interpellé les élus municipaux, le 21 janvier, en plaidant que les résidences de tourisme favorisent le tourisme international de qualité.

« Je me range derrière la dimension légale. Au Québec, pour l’ensemble du territoire, quand on veut louer un hébergement contre une rémunération, on doit détenir une attestation de la Corporation de l’industrie du tourisme du Québec. Certains propriétaires de Airbnb l’ont, mais ce n’est pas le cas de tout le monde », rapporte M. Bernier.

Cette attestation, selon lui, vise à protéger les voyageurs, à établir des normes pour les hébergements touristiques et à faire en sorte que tous les intervenants « jouent avec les mêmes règles ».

Il ajoute que les hébergements certifiés perçoivent la TPS et la TVQ, qu’ils détiennent une assurance pour la responsabilité civile, et qu’ils perçoivent aussi une taxe sur l’hébergement. « De l’autre côté, il y a des gens qui ne sont assujettis à aucune règle. Selon moi, ça n’a aucun sens. On a besoin que tout le monde joue avec les mêmes règles avant de se demander si on a besoin de plus d’hébergement. »

Denis Bernier n’en a pas précisément contre les plateformes de type Airbnb ou HomeAway, mais il souhaiterait une uniformisation des règles. « Il n’y a aucune norme de qualité ou de norme pour protéger les voyageurs sur ces sites. On a besoin de lieux qui respectent les normes pour recevoir la visite convenablement. »

Oui, dit-il, Airbnb perçoit une taxe d’hébergement de 3,5 %. Mais c’est loin d’être suffisant.

« Pour moi, il y a clairement de l’évasion fiscale qu’on banalise. C’est de la concurrence déloyale! »