La ministre fédérale de l’Environnement, Catherine McKenna, a convenu que «cela prendrait du temps» avant de négocier les différents éléments de ce plan d’action national «zéro plastique», dont les détails commenceraient à être finalisés dans les mois à venir.

Les ministres annoncent une stratégie nationale pour la réduction du plastique

HALIFAX — Le gouvernement fédéral et les provinces se sont entendus pour élaborer un plan d’action visant à harmoniser progressivement le recyclage et la réduction des déchets de plastique au pays — quoique les détails de cette stratégie nationale restent à préciser.

La ministre fédérale de l’Environnement, Catherine McKenna, a déclaré jeudi que lors de la réunion avec tous ses homologues à Halifax, on s’était entendu pour fixer des normes et des objectifs cohérents aux entreprises qui produisent du plastique ou qui l’utilisent pour emballer leurs produits.

En vertu de ce plan, les entreprises pourraient être responsables de la gestion et de la collecte de leurs déchets de plastique — ainsi que de la facture pour en disposer.

Lors d’une téléconférence avec les journalistes, jeudi, la ministre a admis qu’une tension persistait autour de la table entre elle et les ministres provinciaux des gouvernements conservateurs sur la question de la «taxe carbone» du fédéral. Mais elle a soutenu que cet irritant n’avait pas empêché les ministres d’avancer dans le dossier des plastiques.

La ministre McKenna a convenu que «cela prendrait du temps» avant de négocier les différents éléments de ce plan d’action national «zéro plastique», dont les détails commenceraient à être finalisés dans les mois à venir.

Le ministre québécois de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette, s’est réjoui de cette initiative nationale. «L’important, pour le Québec, notamment, c’est que la juridiction québécoise soit respectée, a-t-il dit à l’issue de la rencontre de Halifax. On est très à l’aise avec des objectifs ou des orientations pour le pays, mais on souhaitait garder la latitude pour notre propre plan d’action, et c’est une revendication qui était partagée par bien d’autres provinces.»

Lorsqu’on lui fait remarquer que le plan demeure plutôt vague pour l’instant, le ministre Charette signale qu’»on est à la première étape, on l’a appelée la phase un».

Le recyclage n’est pas une panacée

Avant cette rencontre fédérale-provinciale de jeudi, on craignait que le fort degré d’animosité entre Mme McKenna et les premiers ministres conservateurs au sujet de la taxe fédérale sur le carbone ne nuise à toute négociation sur d’autres questions environnementales.

Le Canada ne recycle que neuf pour cent environ du plastique qu’il produit. Selon un rapport récent préparé pour Environnement Canada, les Canadiens ont rejeté 3,3 millions de tonnes de plastique en 2016, soit 12 fois plus que ce qui a été effectivement recyclé. Le nombre d’installations de recyclage au Canada est limité et l’absence de normes pour les emballages en plastique rend difficile le recyclage de nombreux articles. Par exemple, différents colorants ou colles utilisés dans les étiquettes peuvent rendre le recyclage impossible.

Le rapport de Deloitte et de Cheminfo Services a également souligné qu’il est toujours moins coûteux et plus facile de produire et d’utiliser du nouveau plastique que de recycler et d’utiliser ce plastique recyclé. Le rapport recommandait ainsi de définir des normes imposant une quantité déterminée de matériaux recyclés dans les matériaux d’emballage et d’autres produits, afin de créer une nouvelle demande pour stimuler la croissance de l’industrie nationale du recyclage.

Le premier ministre Justin Trudeau a annoncé plus tôt ce mois-ci que le Canada envisageait d’interdire un certain nombre d’articles à usage unique d’ici deux ans, notamment des contenants en polystyrène pour la nourriture à emporter, des pailles et des ustensiles en plastique.

Politique

«Fake news»: démêler le vrai du faux

Comment faire pour démêler les vraies des fausses nouvelles? Ces fake news se partagent rapidement sur les réseaux sociaux et mènent à une désinformation de la population. Un nouvel outil de littératie médiatique national vient d’être lancé pour aider les internautes à s’y retrouver.

En pleine campagne électorale, cet outil arrive à point. Selon l’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet (ACEI), 70 % des Canadiens craignent que de fausses informations n’affectent le résultat des élections. Il est aussi calculé que jusqu’à 90 % des citoyens ont, à un moment ou à un autre, déjà cru qu’un faux reportage lu en ligne en était un vrai.

«Essayer de contrer les fake news, c’est une guerre qu’on ne peut pas gagner. Si les journalistes devaient trier les fake news, ils y passeraient toute leur journée. Quand on sait ce qui s’est passé aux États-Unis, on sait qu’il y en a qui jouent avec ça en campagne électorale, c’est trop facile de faire fâcher les gens», indique Pierre-Paul Noreau, porte-parole de la campagne Vrai ou Faux en ligne et éditeur du quotidien Le Droit. 

La campagne se déploie partout au pays. Elle espère donner des compétences numériques aux citoyens. Vrai ou Faux en ligne est l’un des 20 projets de la grande initiative de Patrimoine canadien sur la citoyenneté numérique à laquelle Patrimoine canadien consacre 7 millions $. De cette somme, Médias d’Info Canada a obtenu 484 300 $ pour la campagne. L’outil consiste donc en un site Web, qui regroupe les conseils et astuces pour démêler le vrai du faux.

Quatre questions clé

«L’outil fournit quatre questions clés que les Canadiens peuvent se poser lorsqu’ils voient des nouvelles et des informations douteuses en ligne. Celui qui s’alimente de nouvelles par les médias sociaux, c’est surtout pour lui. Il faut regarder d’autres sources pour valider l’information. Ou bien le temps des publications : des fois on ressuscite de vieilles nouvelles qui ne sont plus d’actualité. Il y a aussi les pièges à clics, des moyens de vendre de la publicité en ligne, ça aussi c’est trompeur.»

Les écoles se muniront également d’outils de littératie numérique. Dans la société actuelle, il devient primordial d’équiper les jeunes le plus tôt possible à filtrer les bonnes des fausses nouvelles, surtout s’ils sont déjà actifs sur les médias sociaux. 

«Les vidéos, les images, les textes déformés... on fait tout ce qu’on peut pour faire valoir ses idées, il faut s’armer contre ça et essayer de se prémunir. Si on fréquente davantage les sources que l’on sait fiables, on est moins susceptibles de se faire attraper. Les journaux sont liés à des codes d’éthique, des codes de déontologie. Les gens peuvent facilement contester pour pointer les erreurs. Je pense que si les gens prennent juste un peu de temps, ils peuvent facilement se dépêtrer pour ne pas se faire manipuler.»

Le dernier conseil de M. Noreau? Si un internaute doute d’une nouvelle, rien qu’un tout petit peu, il est préférable de ne pas la partager.

SITE WEB: http://vraioufauxenligne.ca 

Actualités

Valoris : rencontre satisfaisante entre Lussier et Lapointe

Le président du conseil d’administration de Valoris Steve Lussier et le vice-président, Robert Roy ont rencontré la mairesse de Cookshire-Eaton Sylvie Lapointe et deux de ses conseillers municipaux en matinée jeudi. Les deux partis ont qualifié la rencontre de satisfaisante, considérant que de nombreuses informations vont émerger le 6 novembre.

Steve Lussier a affirmé aux représentants de Cookshire-Eaton qu’il comprenait très bien les inquiétudes qu’entretiennent les élus et qu’il recevait leurs demandes. Il en a profité pour réitérer solennellement que le tarif du traitement des matières chez Valoris pour les municipalités membres ne changerait pas de l’indexation de 2 % qui avait déjà été annoncée. Il sera donc fixe pour 12 mois à 241 $ la tonne à compter du 1er janvier 2020.

« La rencontre a été constructive, partage M. Lussier. Nous avons parlé de ce que nous pouvons améliorer. Je suis satisfait, nous avons établi des moyens de communication qui pourraient être utilisés à l’avenir. Valoris continue de faire du travail rigoureux pour permettre aux municipalités de planifier la gestion de leurs matières résiduelles de manière responsable. »

« L’équipe en place éclaire le conseil d’administration sur les actions à poser à court, moyen et long terme. C’est fini l’ère de l’improvisation et de la culture de dernière minute, promet-il. Nous savons à quel point il est important pour les municipalités d’avoir la bonne information pour la préparation de leurs budgets. »

Politique

Bouteilles de vin: unanimes, les députés réclament la consigne

Après quelques déchirements, tous les députés de l’Assemblée nationale se sont finalement entendus pour réclamer qu’une consigne soit imposée sur les bouteilles de vin et de spiritueux au Québec.

Pour la députée solidaire Ruba Ghazal, le dépôt jeudi du rapport de la Commission des transports et de l’environnement sur les enjeux de recyclage et de valorisation locale du verre constitue «une victoire». «C’est la première fois dans l’histoire du Québec que tous les partis sont en faveur de la consigne sur les bouteilles de vin et de spiritueux de la SAQ», se réjouit-elle.

Plus tôt cette semaine, les discussions entre les partis étaient dans l’impasse et la publication du rapport était compromise. Mme Ghazal est heureuse que ses collègues députés de la Coalition avenir Québec (CAQ), du Parti libéral du Québec (PLQ) et du Parti québécois (PQ) aient accepté de mettre de l’eau dans leur vin. 

«Tous les élus vous disent, aux lobbyistes anticonsigne, que l’important, ce ne sont pas vos intérêts économiques, mais c’est bien le bien commun. Et le ministre Charette doit continuer à résister aux lobbyistes», commente-t-elle. 

La députée espère que le Québec réussira à se sortir de la crise du recyclage, qui fait paraître les Québécois «comme des arriérés par rapport à la question du recyclage», selon elle. 

La commission parlementaire, qui a entendu 30 groupes à la mi-août, a accouché de neuf recommandations. En plus d’élargir la consigne, la commission recommande aussi de moderniser les centres de tri afin d’améliorer la qualité des matières triées, d’interdire l’enfouissement du verre, d’encourager le développement de débouchés locaux du verre et de bonifier les mécanismes permettant d’assurer la traçabilité des matières résiduelles. 

En 2018, 72 % du verre consommé par les foyers québécois s’est retrouvé au dépotoir. En commission parlementaire, la Société des alcools du Québec (SAQ) a causé la surprise en se montrant ouverte à la consigne des bouteilles de vin et de spiritueux, à condition que celles-ci ne soient pas rapportées dans ses succursales. 

Le ministre de l’Environnement Benoit Charette a réagi positivement à la publication de ce rapport, en rappelant que face à la crise du recyclage, «le statu quo n’est pas une option». 

«C’est un rapport d’une qualité qui est plus qu’intéressante et ce sera un bel élément pour nous pour s’inspirer», ajoute-t-il. D’ici quelques semaines, le ministre Charette présentera les mesures qu’il compte mettre de l’avant pour répondre à cette crise. 

Tweet «inopportun»

En lien avec les travaux de la commission, le président de l’Assemblée nationale François Paradis a rappelé à l’ordre M. Charette pour un tweet publié mercredi qu’il a qualifié «d’inopportun». 

La députée libérale Marie Montpetit a déploré sur Twitter que «la CAQ impose un rapport vide en refusant que les membres de la commission fassent leur travail». Ce à quoi le ministre de l’Environnement a répondu en imposant un ultimatum. «Vous avez jusqu’à 14 heures aujourd’hui pour accepter que le rapport de la commission contienne de véritables constats et recommandations. Il est temps pour vous d’agir comme la personne soucieuse de l’environnement que vous dites être. La décision vous revient.» 

S’il «prend acte» de la décision du président de l’Assemblée nationale, le ministre Charette croit ne rien avoir à se reprocher. «Je ne me suis pas immiscé dans les travaux de la commission.»

Politique

Le Québec est une province bilingue, selon la ministre Sonia LeBel

Le Québec est une province bilingue, a affirmé jeudi la ministre Sonia LeBel, avant de se raviser.

Ce serait même la seule province bilingue au Canada, selon la ministre responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne.

Or, depuis 45 ans, la langue française est la seule langue officielle du Québec. C'est le gouvernement de Robert Bourassa qui avait fait adopter la loi 22, en 1974, ouvrant ainsi la voie à la loi 101, adoptée en 1977 par le gouvernement de René Lévesque.

Et la seule province canadienne officiellement bilingue est le Nouveau-Brunswick.

Au micro de l'animateur Paul Arcand, sur les ondes du 98,5, tôt jeudi matin, la ministre LeBel était invitée à commenter les demandes formulées cette semaine par son gouvernement aux chefs de parti, dans le cadre de la campagne électorale fédérale présentement en cours.

«Le Québec est la seule province bilingue au Canada», a déclaré la ministre LeBel, durant l'entrevue, en parlant des demandes du gouvernement Legault portant sur la question linguistique.

«C'est un lapsus», a cependant corrigé la ministre en mêlée de presse, quelques heures plus tard, cherchant à se faire rassurante sur ses connaissances du portrait linguistique canadien.

«Je veux rassurer les gens», a ajouté la ministre, affirmant qu'elle était «très au fait» que le Québec était francophone.

Et elle a précisé aussitôt qu'elle savait aussi que la seule province bilingue du Canada était le Nouveau-Brunswick.

Durant l'entrevue radiophonique, elle rappelait que son gouvernement souhaitait que les entreprises à charte fédérale installées au Québec, comme les banques, soient assujetties à la loi 101. Le gouvernement caquiste voudrait que tous les chefs s'engagent dans cette voie, s'ils prennent le pouvoir à Ottawa le 21 octobre.

Elle disait juger «aberrant» que la langue française n'ait pas le même statut dans les différents milieux de travail, qu'ils soient de compétence fédérale ou québécoise.

L'opposition péquiste a tenu à déplorer le «lapsus» de Mme LeBel.

«C'est navrant d'avoir à rappeler à la ministre des relations entre Québec et Ottawa» que le Québec n'est pas une province bilingue et que sa seule langue officielle est le français, a regretté le chef par intérim du Parti québécois (PQ), Pascal Bérubé, en mêlée de presse.

Élections 2019

«Maxime Bernier va faire des siennes», déclare le président de l'UPA

«Je pense qu’il y a comme une vendetta de M. Bernier. C’est sûr qu’il en veut énormément à l’UPA et aux producteurs agricoles du Québec, qui lui ont fait perdre sa course au leadership. C’est sûr que Maxime va faire des siennes, mais on va voir.»

Marcel Groleau est président général de l’Union des producteurs agricoles (UPA) du Québec depuis 2011. Il a travaillé avec et contre le député fédéral de la circonscription de Beauce. En 2017, l’UPA et ses membres ont fait pencher la balance dans la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada en achetant des cartes de membres pour voter contre lui.

Son opposition catégorique au système de gestion de l’offre de production du lait, de la volaille et des œufs lui avait mis les agriculteurs québécois à dos.

«Pas très crédible»

«M. Bernier essaie d’avoir une couleur différente, mais là-dessus [la gestion de l’offre], il n’est pas très crédible, estime M. Groleau. Quand il était avec les conservateurs, on négociait le Partenariat transpacifique. Avant 2015, il était même adjoint du ministre Ed Fast, responsable du commerce international.

«On était ensemble à Atlanta et M. Bernier défendait bec et ongles la gestion de l’offre devant les producteurs agricoles. On était ensemble sur les mêmes tribunes en Beauce, à Sainte-Marie entre autres, où il défendait son gouvernement et la gestion de l’offre. Là, tout à coup, il a voulu se distinguer dans sa campagne au leadership pour aller chercher des votes dans l’Ouest et être un conservateur plus pur que pur. Essentiellement, il a perdu la course au leadership du Parti conservateur à cause de cette question-là qui a fait réagir les producteurs agricoles du Québec», constate M. Groleau.

Ce revers a poussé M. Bernier à quitter le Parti conservateur, en 2018, puis former son propre Parti populaire du Canada. Qui s’affiche haut et fort contre le «cartel» de la gestion de l’offre.

«Tous les autres partis sans exception ne remettent pas en question la gestion de l’offre, poursuit le producteur laitier de Thetford Mines. La démonstration est faite que sans gestion de l’offre, ça coûterait beaucoup plus cher au gouvernement canadien pour soutenir l’agriculture. Il n’y a pas de miracle!

«Pour avoir un revenu qui permet de maintenir la production, dans les autres pays, on subventionne la production laitière. Ici, au lieu de subventionner, on réglemente pour assurer un revenu décent. La démonstration est faite que c’est moins coûteux pour le gouvernement et pas beaucoup plus pour les consommateurs», indique le président général de l’UPA, ajoutant que la gestion de l’offre évite de plus les conséquences environnementales qu’aurait autrement le long transport des produits d’une province à l’autre.

Politique

Le ministre de l’Éducation imite Séraphin en pleine Assemblée nationale [VIDÉO]

Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge s’est amusé à imiter le personnage de Séraphin Poudrier à la période des questions à l’Assemblée nationale jeudi.

M. Roberge répondait à une question de la députée libérale Marwah Rizqy, qui accusait le gouvernement de signer un chèque en blanc afin de bâtir des classes de maternelle 4 ans. 

Le ministre s’est fait avertir par le président de l’Assemblée nationale François Paradis, ce qui ne l’a pas empêché d’en remettre. 

Son imitation a fait réagir le leader parlementaire libéral Marc Tanguay, qui croit qu’elle attaque la dignité de l’Assemblée nationale. 

Politique

Bienvenu ou pas, le ministre Benoit Charette ira marcher pour le climat [VIDÉO]

Le ministre de l’Environnement Benoit Charette maintient sa participation à la marche pour le climat à Montréal le 27 septembre, même si l’un des groupes à l’origine de cette initiative lui a fait savoir qu’il n’est pas le bienvenu.

«Je relativise. Il y a un groupe parmi une coalition de quelques dizaines de groupes qui a manifesté sa prise de position. Ce n’est pas une prise de position qui est partagée», a-t-il réagi jeudi en mêlée de presse.

M. Charette a modifié son agenda en début de semaine pour être en mesure de représenter le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) à la Journée mondiale de mobilisation pour le climat, à laquelle participe aussi la jeune militante suédoise Greta Thunberg. 

Mercredi soir, le collectif La planète s’invite au parlement a fait savoir dans une publication Facebook que le ministre Charette n’est pas le bienvenu et qu’il doit plutôt retourner faire ses devoirs. «Vous êtes responsable, autant que les gouvernements qui vous précèdent, de la crise dans laquelle nous sommes actuellement. Votre gouvernement ne s’enligne aucunement pour mettre en place les mesures qui sont nécessaires pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 oC», écrit le collectif. 

À LIRE AUSSI : Le ministre Benoit Charette pas le bienvenu à la marche pour le climat

«C’est un groupe parmi tant d’autres», a réagi M. Charette, qui ne craint pas de devenir une cible. Il n’a pas l’intention de renforcer la sécurité qui l’entourera lors de cette marche. «C’est des marches qui se déroulent dans le calme, des gens qui manifestent pour une cause qui est tout à fait valable, qui est juste. Donc non, je n’ai pas d’inquiétude à ce niveau-là.»

Le ministre caquiste indique que son gouvernement est au travail et pourra être jugé plus tard quant à sa réaction face à la crise environnementale. «On avance et dès le début de l’année 2020, on sera en mesure de présenter un plan tout à fait constructif et réaliste en matière d’environnement.»

Le premier ministre du Québec François Legault a quant à lui confirmé mercredi qu’il ne participera pas au rassemblement, au grand dam des partis d’opposition à l’Assemblée nationale. Avec La Presse canadienne

Élections 2019

«Blackface»: «J'aurais dû mieux savoir», déclare Justin Trudeau

OTTAWA — Justin Trudeau dit que c’est sa vie passée de «privilégié» qui l’a empêché de voir à quel point arborer un «blackface» était offensant. Le chef libéral affirme aussi que ses contacts avec la communauté multiethnique de son comté de Papineau ont influencé son éducation depuis sa jeunesse dorée.

«Je n’en ai jamais parlé publiquement parce que je suis profondément gêné de ce comportement. Ça ne représente pas la personne que je suis, la personne et le politicien que je suis devenu. J’aurais dû mieux savoir», a déclaré un Justin Trudeau contrit, debout dans un square à Winnipeg, jeudi après-midi.

Trois épisodes passés d’images embarrassantes ont surgi depuis mercredi. Le magazine américain Time a d’abord publié une photo d’un album d’une école de Vancouver où Justin Trudeau a travaillé comme enseignant.

On y voit M. Trudeau le visage couvert de maquillage qualifié de brownface par Time.

Très vite, mercredi soir, le chef libéral s’est excusé pour cet épisode où, en 2001, il s’était déguisé pour une soirée costumée au thème des «Mille et une nuits».

Il a alors admis qu’il y avait eu un autre moment où il s’était peint le visage en noir. C’était au Collège Brébeuf, lors d’un spectacle, le temps de chanter un succès de Harry Belafonte.

Puis, jeudi matin, une courte vidéo a été diffusée par le réseau de télévision Global qui l’avait obtenue du Parti conservateur. Sur la vidéo qui n’offre que des images, pas de son, on voit un jeune Trudeau qui lève les bras et ouvre la bouche.

À Winnipeg, M. Trudeau a révélé que cette autre occasion où il a cru bon se peindre le visage et les bras en noir remonte au début des années 1990 alors qu’il était guide de rivière.

Pendant plus de 30 minutes, M. Trudeau a répondu aux questions des journalistes sur cette affaire embarrassante qui s’est retrouvée à la une de plusieurs médias dans le monde.

Il a repris un journaliste qui lui parlait de «maquillage», affirmant qu’il fallait nommer les choses telles qu’elles sont et que ce qu’il a fait était arborer un blackface, geste inexcusable pour lequel il a demandé pardon.

«Je dois reconnaître que j’étais aveugle moi-même à la douleur que j’ai pu causer à ce moment-là et que je cause maintenant à des gens qui comptent sur moi pour les défendre», a également admis M. Trudeau, qui assure qu’il ne se souvient pas de tous les épisodes où il a pu se peindre le visage en noir et ne peut donc pas assurer que tous ses squelettes sont sortis du placard.

À l’origine, le blackface était une façon de dénigrer les Noirs américains sur scène. Ces dernières années, tout déguisement semblable est devenu associé à du racisme.

Politique

La FTQ dépense 150 000 $ pour une campagne d’affichage

PLC, PCC, BQ, NPD, PVC, PPC et… FTQ. Les affiches électorales envahissent les rues depuis une semaine. Aux partis politiques, il faut ajouter la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ). Le syndicat a déboursé 150 000 $ pour une campagne d’affichage public durant cette campagne électorale.

«On a des revendications. Et on souhaite que la population les voie et que les candidats des différents partis les voient», explique le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux.

Politique

Isabelle Melançon appuie la presse régionale [VIDÉO]

La députée libérale Isabelle Melançon avait déposé une motion sur l’exemplarité de l’État en chambre parlementaire le 2 mai dernier stipulant que le gouvernement devait privilégier la presse régionale plutôt que les géants du Web pour les investissements en publicité. La motion avait été acceptée à l’unanimité. Mercredi, la députée apprenait qu’aucun effort n’avait été déployé pour faire respecter cette motion.

La députée de Verdun était en visite au Soleil mercredi afin de démontrer son appui envers la presse régionale, dont le Groupe Capitales Médias (six journaux du Québec), qui s’est placé sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers le 19 août dernier. Dans les dernières semaines, elle a aussi visité les bureaux de La Voix de l’Est et du Nouvelliste.

«Je voulais faire le tour pour rencontrer les gens, je vois à quel point c’est dynamique. Il y a de l’expérience, il y a de la nouveauté. Je vois aussi des bureaux qui sont vides. J’ai compris que les gens du Soleil ne sont pas assis sur leurs mains. Il y a déjà du travail qui avait été fait, indique Mme Melançon. L’importance des journaux, elle ne date pas d’hier. L’information de qualité, partout sur le territoire du Québec, c’est nécessaire. Et une information diversifiée aussi, il faut se le rappeler», a partagé la députée. 

La motion du 2 mai dernier voulait que le gouvernement arrête d’injecter des sommes dans les géants du Web, comme Facebook ou Google, et qu’il investisse plutôt dans la publicité dans les médias locaux et régionaux.

«J’ai fait une demande d’accès à l’information. J’ai appris qu’aucune correspondance n’avait été acheminée de la part de Nathalie Roy. Rien n’a été fait. Quand la ministre me dit : “Je suis en action”, je trouve ça tellement dommage, c’était facile à faire», indique Mme Melançon.

Conformément aux dispositions de la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels, la députée souhaitait avoir copie de toute lettre ou directive de la part de Culture et des Communications à tout ministère ou organisme au sujet des placements publicitaires gouvernementaux depuis le 18 octobre 2018.

«Au terme des recherches effectuées, nous constatons que nous ne détenons aucun document», peut-on lire dans la réponse du ministère, dont Le Soleil a pu prendre connaissance.

La députée de Verdun juge que «la ministre de la Culture est totalement absente depuis le début de ce débat». Elle reconnaît qu’un chèque de 5 millions $ a été fait pour permettre au Groupe Capitales Médias de poursuivre ses activités jusqu’à la mi-novembre, mais rappelle que «la ministre de la Culture disait que c’était de garrocher de l’argent par les fenêtres».

Motion refusée

Mercredi, en rencontre parlementaire, Mme Melançon a déposé une autre motion en lien avec la crise des médias. La motion parlait notamment d’imposer une taxe de 3 % sur les revenus des géants du Web, comme le fait la Norvège et la France.

«Je demandais au gouvernement du Québec de bouger. On en parle beaucoup, mais on n’a pas beaucoup agi. Tout le monde des oppositions, et même les indépendants, m’appuyait à l’intérieur de cette motion-là. Je demandais de passer à l’action, malheureusement ils ont décidé de dire non.»

La motion voulait aussi que le gouvernement se montre exemplaire face aux investissements publicitaires qu’il choisit. 

«On ne sait pas où on s’en va. Il n’y a pas de pilote dans l’avion, en pleine crise, c’est tellement triste de voir que personne n’est aux commandes. Moi, je vais continuer à en parler, je vais continuer à demander au gouvernement de bouger.»

Politique

Les libéraux réclament un moratoire sur les «esports» dans les écoles du Québec

QUÉBEC - Les libéraux réclament un moratoire dans le dossier des sports électroniques («esports») à l’école.

Les députés André Fortin et Enrico Ciccone demandent au gouvernement caquiste de stopper le déploiement de ce type de programmes, le temps qu’on évalue leurs impacts sur la santé des jeunes.

Contrairement aux programmes de sports-études et d’arts-études, les «esports» peuvent créer une dépendance chez les jeunes, ont-ils soutenu en point de presse à l’Assemblée nationale, jeudi.

«Je pense qu’on devrait mettre une halte à ça immédiatement, a déclaré M. Ciccone, porte-parole libéral en matière de sport et de saines habitudes de vie, et ex-hockeyeur. On devrait arrêter, tout simplement, dire: «Regardez, on est peut-être allé trop vite».»

«Une dépendance en baseball, ça n’existe pas, a renchéri son collègue, le député de Pontiac, André Fortin. Une dépendance en musique, ce n’est pas un problème.»

Ils se sont par ailleurs indignés du refus du gouvernement d’autoriser un mandat d’initiative qui aurait permis à la Commission de la santé et des services sociaux d’étudier l’impact des technologies chez les jeunes.

Les libéraux craignent l’accroissement de la cyberdépendance et de la sédentarité chez les jeunes. Ils disent constater que pour bien des parents, la gestion du temps d’écran autorisé à leurs enfants est devenue un combat de tous les instants.

En outre, ils abhorrent le terme «esports», car les sports électroniques ne sont pas un sport à proprement dit.

Plusieurs écoles québécoises ont commencé à se doter de programmes en «esport». C’est le cas entre autres de l’école secondaire Édouard-Montpetit, du Collège du Mont-Saint-Anne et de la polyvalente Arvida.

Un programme à Québec

À Québec, l’Académie Sainte-Marie dit être fière d’accueillir la première cohorte d’élèves dans la ville de Québec au niveau secondaire en «esport» dès 2020-2021.

Le programme permettrait aux jeunes de développer des compétences en stratégies de jeu, en communication et travail d’équipe, de suivre un programme d’entraînement physique et de saines habitudes de vie ainsi qu’être sensibilisés à la cyberdépendance.

Dans le cadre de référence de la compétence numérique qu’il a présenté en avril, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, s’est montré ouvert aux jeux vidéo à l’école.

Interrogé lundi, en marge d’un point de presse sur la prévention des dépendances, le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, a toutefois reconnu que le gouvernement manquait de données.

Il a dit vouloir tenir un forum sur cet enjeu en 2020, et rappelé que le ministère de l’Éducation a déjà créé une chaire de recherche pour évaluer l’impact de ces nouveaux programmes sur les jeunes. Pour les libéraux, un forum n’empêche pas la tenue d’une commission parlementaire.

«Ça confirme ce que le premier ministre disait il y a quelques mois, que, pour lui, les commissions parlementaires, ce n’est pas à elles de décider, ce n’est pas à elles de recommander, le gouvernement est capable et devrait faire cet exercice-là lui-même», a déclaré M. Fortin, en déplorant avoir très peu de détails au sujet du forum qui sera organisé par le gouvernement.

«On ne connaît pas le mandat, on ne sait pas qui sera présent, on ne sait pas si les parlementaires vont avoir la chance, un, d’y participer, deux, de poser des questions et, trois, de décider un peu du format de ce forum-là.»

Politique

Projet de pipeline: Legault riposte à Scheer

Le premier ministre François Legault a riposté, mercredi, au chef conservateur Andrew Scheer, qui voudrait imposer un nouveau pipeline au Québec, même sans son consentement.

Si un gouvernement conservateur est élu le 21 octobre à Ottawa, M. Scheer a dit qu’il fera avancer les «projets [énergétiques] qui sont dans l’intérêt national» et qu’il défendra les champs de compétence du fédéral, en d’autres mots, la prérogative d’Ottawa pour l’approbation des projets d’oléoducs interprovinciaux.

En mêlée de presse avant la période de questions, M. Legault a rétorqué que le Québec défendra ses compétences en matière d’environnement.

«On voudrait que la compétence du Québec soit la seule reconnue», a-t-il déclaré, faisant ainsi écho à ses revendications adressées mardi à tous les chefs fédéraux en campagne, soit de reconnaître la compétence exclusive, plutôt que partagée, du Québec en environnement.

Le chef caquiste a aussi ajouté qu’«il y a une question de politique, de légitimité, et on sait que les Québécois sont contre cet oléoduc», répétant ainsi son argument selon lequel il n’y a pas d’acceptabilité sociale pour un tel projet.

«Pas d’intérêt»

Pour sa part, son ministre de l’Environnement, Benoit Charette, a dit qu’il n’y avait «pas d’intérêt» pour un pipeline qui traverserait le pays.

«La stratégie [du gouvernement Legault] va être développée en fonction d’une décision qui pourrait être prise au niveau fédéral», a-t-il poursuivi, concernant la façon dont le Québec pourrait bloquer un éventuel projet. Il a toutefois refusé d’élaborer davantage sur les recours à sa disposition.

La veille, le chef de l’opposition libérale, Pierre Arcand, autrefois ministre des Ressources naturelles, avait pourtant souligné que le Québec avait un arsenal à sa disposition en vue de contrecarrer les velléités fédérales. Ottawa a bien beau approuver l’oléoduc, mais c’est le Québec qui délivre le permis pour les stations de pompage nécessaires aux oléoducs, avait-il fait remarquer.

Andrew Scheer soutient quant à lui que les Québécois préfèrent avoir accès au pétrole de l’Ouest plutôt que d’en acheter de l’étranger. En outre, il a répété que le transport par pipeline est plus sécuritaire que par voie ferrée.

Élections 2019

Maquillage «brun»: Trudeau s'excuse

OTTAWA — Le chef libéral Justin Trudeau s’est excusé pour une photo dans un album de fin d’année le montrant avec le visage couvert d’un maquillage «brun» lors d’une soirée costumée en 2001.

Dans un point de presse organisé d’urgence en Nouvelle-Écosse, mercredi soir, M. Trudeau a parlé d’une erreur à l’époque, et a dit qu’il aurait dû agir autrement.

Le magazine Time a dévoilé la photo qui, selon le média, a été publiée dans l’album de la West Point Grey Academy, une école privée de Vancouver, où Justin Trudeau a travaillé comme enseignant avant de se lancer en politique.

«J’aurais dû savoir, même à cet âge-là, que je n’aurais pas dû faire ça, mais je l’ai fait et je m’en excuse profondément», a dit M. Trudeau.

L’article parle d’un événement de gala sur le thème des «Mille et une nuits». La photo montre M. Trudeau vêtu d’un turban et d’une robe, avec un maquillage sombre sur les mains, le visage et le cou.

Le porte-parole libéral Cameron Ahmad avait confirmé, dans un courriel, qu’il s’agissait bien de Justin Trudeau sur la photo.

«C’est une photo qui a été prise en 2001, alors qu’il enseignait à Vancouver, lors d’un souper annuel costumé qui avait pour thème «Les Mille et une Nuits», a expliqué M. Ahmad dans son message.

«Il a assisté à l’événement, avec des amis et des collègues, habillé en personnage d’Aladdin.»

Environnement

Le ministre Benoit Charette pas le bienvenu à la marche pour le climat

MONTRÉAL - Le collectif «La planète s’invite au Parlement», qui est à l’origine de l’invitation de Greta Thunberg à Montréal, a indiqué mercredi soir que le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette, n’était pas le bienvenu à la grande marche du 27 septembre.

Le collectif «La planète s’invite au Parlement» est à l’origine de la plupart des manifestations pour le climat qui se sont déroulées à Montréal dans les derniers mois, il fait aussi partie des organisations derrière la grande manifestation pour l’environnement du 27 septembre.

Mercredi soir, le collectif a signifié, sur Facebook, que la présence du ministre caquiste Benoit Charette, n’était pas la bienvenue, car le programme de la Coalition avenir Québec va à l’encontre des objectifs de la marche.

«Vous êtes responsable, autant que les gouvernements qui vous précèdent, de la crise dans laquelle nous sommes actuellement. Votre gouvernement ne s’enligne aucunement pour mettre en place les mesures qui sont nécessaires pour limiter le réchauffement climatique à 1,5C», peut-on lire dans le message du collectif.

La planète s’invite au Parlement a ajouté que le développement du troisième lien à Québec, le projet gazier GNL Québec ou «le terminal maritime de kérosène pour alimenter des aéroports ontariens» sont des projets qui vont à l’encontre des exigences du «consensus scientifique pour éviter la catastrophe climatique.»

«À moins que vous teniez à manifester contre vous-mêmes?» a ajouté le collectif.

Le ministre Benoit Charette avait indiqué mardi qu’il se joindrait éventuellement aux marcheurs, «si l’agenda devait le permettre».

Le député de Bourget, le caquiste Richard Campeau, devrait lui aussi représenter le gouvernement à la marche.

Quant au premier ministre Legault, il a confirmé mercredi qu’il ne participera pas au rassemblement, au grand dam des partis d’opposition.

Le gouvernement a rejeté deux motions de l’opposition reliées à la marche contre la crise climatique.

L’opposition libérale, par la voix de la députée Marie Montpetit, invitait notamment le premier ministre à participer à la marche et à la «Climate Week» à New York, de même qu’à «reconnaître que le réchauffement climatique représente l’une des principales menaces pour l’économie du Québec».

L’autre motion, déposée par Québec solidaire, allait dans le même sens et a subi le même sort.

Politique

Simon Jolin-Barrette accuse Marc Tanguay de l’avoir menacé

Le leader parlementaire du gouvernement, Simon Jolin-Barrette, a accusé, mercredi, son vis-à-vis de l’opposition officielle, Marc Tanguay, de l’avoir menacé en pleine séance.

Les libéraux ont opposé un démenti formel et reprochent au gouvernement de détourner ainsi l’attention pour commettre «une ingérence directe» dans le travail d’une commission - la présidence de l’Assemblée nationale devra d’ailleurs rendre une décision sur cette affaire dans les prochains jours.

Au deuxième jour des travaux parlementaires à Québec, caquistes et libéraux sont donc déjà à couteaux tirés. À l’origine : un débat au Salon bleu sur un gazouillis du ministre de l’Environnement, Benoit Charette, qui donnait un ultimatum à des membres d’une commission parlementaire visant à trouver une solution à la crise du recyclage du verre.

Simon Jolin-Barrette a laissé entendre que les libéraux faisaient de l’obstruction dans les travaux de la commission. De surcroît, il a soulevé des doutes sur l’impartialité de la présidente de la commission, la députée libérale de L’Acadie, Christine St-Pierre.

«On me menace?»

Marc Tanguay n’a pas digéré cette insinuation sur sa collègue et a répliqué par une remarque qui n’a pas été captée par le microphone.

«Est-ce qu’on me menace? a alors demandé M. Jolin-Barrette. Le principal droit d’un parlementaire est son droit de parole. Je n’accepterai pas de me faire dire par un collègue de l’opposition officielle : «fais attention à ce que tu vas dire». Si ça, ce ne sont pas des menaces...» a-t-il lancé, avant d’être interrompu par la présidence.

Un porte-parole libéral a tenu à préciser que les accusations de M. Jolin-Barrette étaient complètement fausses et que les caquistes cherchaient à leur faire porter le blâme.

Un tweet compromettant

Sur le fond de l’affaire, l’opposition libérale dénonçait ce message transmis par Twitter du ministre Benoit Charette : «Vous avez jusqu’à 14h00 aujourd’hui pour accepter que le rapport de la commission contienne de véritables constats et recommandations.»

Marc Tanguay a demandé au président de l’Assemblée nationale de condamner ce gazouillis comme étant une ingérence du pouvoir exécutif dans le domaine du pouvoir législatif, c’est-à-dire une commission parlementaire.

La porte-parole du PLQ, la députée Marie Montpetit, déplore que la commission n’ait eu qu’une heure pour rédiger le rapport final, en raison de l’ultimatum du gouvernement, qui refuse d’accorder aux élus une ou deux heures supplémentaires de travaux.

«On ne ressent pas qu’on a une ouverture, une latitude pour faire notre travail», a-t-elle déclaré en entrevue avec La Presse canadienne.

«On a un ministre qui est informé du travail qui a été fait alors que les travaux sont censés être faits à huis clos», a poursuivi la députée, avec une pointe de soupçon visant les députés caquistes membres de la commission.

«Il ne se cache même pas pour s’ingérer dans les travaux d’une commission. Ce n’est pas à lui à nous dicter la façon dont on va se gouverner.»

Mme Montpetit exige que la commission qui a entendu de nombreux intervenants puisse effectuer son mandat et formuler ses recommandations, mais craint que le gouvernement ait déjà ses solutions en tête sans être à l’écoute.

Politique

Le NPD promet d’étendre la gratuité des soins de santé à la facture du dentiste

SUDBURY - Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) a choisi le décor d’une clinique dentaire de Sudbury, au huitième jour de la campagne électorale, pour rappeler la promesse de son parti de couvrir les frais dentaires grâce à une assurance mise en place par un gouvernement fédéral néo-démocrate.

Si les soins de santé sont de compétence provinciale, une loi fédérale, la Loi canadienne sur la santé, définit les paramètres de ce que les provinces sont tenues d’offrir à leurs citoyens. C’est cette loi qui impose la gratuité de soins de santé.

Un gouvernement néo-démocrate étendrait cette gratuité aux soins dentaires pour tous, éventuellement.

Dans un premier temps, Jagmeet Singh propose le remboursement des frais dentaires aux citoyens qui n’ont pas d’assurance dentaire et qui ont un revenu inférieur à 70 000 $. Les Canadiens qui gagnent entre 70 000 $ et 90 000 $ verraient une partie de leurs soins dentaires remboursée.

«On a un plan, le premier pas pour s’assurer qu’on (aura) un plan d’assurance dentaire universel», a déclaré M. Singh, mercredi.

Le NPD a calculé, avec l’aide du Directeur parlementaire du budget (DPB), qu’un programme national d’assurance dentaire coûterait 860 millions $ par année aux coffres fédéraux.

Invité à dire d’où viendrait tout cet argent, celui de cette promesse-ci et des autres, M. Singh a servi sa réponse habituelle. «On a le courage de dire non aux entreprises qui sont les plus riches et de dire oui aux gens», a-t-il offert. Il n’a pas voulu détailler les projets du NPD pour un éventuel retour à l’équilibre budgétaire.

Politique

Le Bloc veut interdire les pesticides tueurs d’abeilles d’ici quatre ans

SAINT-MATHIEU-DE-BELOEIL - Le Bloc québécois estime que l’époque des tergiversations et des demi-mesures en matière de pesticides tueurs d’abeilles est terminée et que le temps est venu de passer à une interdiction complète, mais progressive.

De passage dans une ferme biologique de la Montérégie, mercredi, le chef bloquiste Yves-François Blanchet a fait part de son intention de présenter dès le retour en chambre un plan de retrait d’ici quatre ans des pesticides néonicotinoïdes assorti d’un fonds de 300 millions $ pour la recherche et la transition pour les producteurs agricoles.

Lui-même ministre de l’Environnement dans le bref gouvernement péquiste de Pauline Marois, Yves-François Blanchet avait entrepris une démarche de retrait pour se heurter aux lobbys des producteurs agricoles et, surtout, des fabricants de pesticides.

Il fait valoir qu’il a été démontré que les néonicotinoïdes sont à l’origine d’une décimation des colonies d’abeilles.

De plus, le ministère québécois de l’Environnement a détecté entre 2015 et 2017 des traces de ce pesticide au-delà des critères de la qualité requise pour la protection des espèces aquatiques dans 79 à 100 pour cent des échantillons d’eau. L’Institut national de la recherche scientifique (INRS) a par ailleurs conclu qu’il a des effets négatifs sur le système endocrinien des humains.

Il dénonce le fait que, malgré les recherches scientifiques menées durant sept ans par Ottawa qui ont démontré les effets dévastateurs des néonicotinoïdes sur les insectes pollinisateurs et les invertébrés aquatiques, Santé Canada se soit contenté de simplement en restreindre l’usage à certaines étapes de la floraison.

Selon le Bloc, le délai de quatre ans permettra aux agriculteurs de s’adapter pendant que la recherche sur des produits moins nocifs sera menée à terme.

Politique

Justin Trudeau évasif face aux demandes électorales de François Legault

FREDERICTON - Questionné sur les demandes électorales du premier ministre François Legault, Justin Trudeau est resté évasif mercredi, se contentant de souligner le caractère «profondément collaboratif» de son approche envers les provinces.

François Legault avait formulé la veille quatre demandes à l’intention des chefs des partis fédéraux, leur enjoignant notamment d’étendre les pouvoirs du Québec en matière d’immigration et d’autoriser l’assujettissement des entreprises sous compétence fédérale à la loi 101.

Le gouvernement caquiste souhaite également que les chefs de parti s’engagent à ne pas s’impliquer dans une contestation de la Loi sur la laïcité de l’État et à instaurer une déclaration de revenus unique pour les Québécois.

Or, Justin Trudeau s’est déjà montré réfractaire à l’ensemble de ces demandes par le passé. Il a affirmé en début de campagne qu’il ne porterait pas la loi 21 devant les tribunaux «pour l’instant», mais il n’a jamais caché son désaccord face à cette interdiction du port de signes religieux à certains employés de l’État lorsqu’ils sont dans l’exercice de leurs fonctions, notamment les policiers, les procureurs de la Couronne et les gardiens de prison, ainsi que les enseignants des écoles publiques du primaire et du secondaire.

«Nous prenons toujours très au sérieux les demandes de tout premier ministre provincial, y compris de M. Legault. On va travailler avec lui pour trouver des façons d’aider les Québécois, d’aider les Canadiens de façon responsable», a déclaré le chef libéral mercredi.

«Nous essaierons de collaborer avec les premiers ministres partout où nous le pouvons, mais nous continuerons à nous tenir debout pour ce qui est juste et ce dont les Canadiens ont besoin», a-t-il ajouté en anglais.

Des engagements pour les aînés

Justin Trudeau était de passage à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, pour promettre une bonification des prestations aux aînés et aux personnes dont le conjoint est décédé.

Il a annoncé qu’un gouvernement libéral réélu augmenterait les prestations de sécurité de la vieillesse de 10 pour cent après l’âge de 75 ans et hausserait de 25 pour cent la prestation de survivant du Régime de pension du Canada et du Régime de rentes du Québec.

«On a démontré au cours des quatre dernières années qu’en investissant dans les gens, dans les familles, dans la classe moyenne, dans nos communautés, on a créé de la croissance. On a créé des emplois. Et on a sorti des gens de la pauvreté», a-t-il affirmé, en précisant que le directeur parlementaire du budget dévoilerait sous peu son évaluation des coûts associés au programme électoral libéral.

M. Trudeau a fait cette annonce dans un club de boulingrin de Fredericton, une circonscription que les libéraux ont remportée en 2015 dans leur balayage des provinces de l’Atlantique.

Alors que les libéraux - et les autres partis - ont ciblé les jeunes familles au début de la campagne, les électeurs âgés de plus de 65 ans sont souvent ceux qui se présentent de manière constante aux urnes.

M. Trudeau a indiqué qu’il savait que plusieurs aînés avaient encore du mal à payer leurs factures en vieillissant, et que l’augmentation de la sécurité de la vieillesse mettra 729 $ de plus dans les poches des aînés chaque année, tandis que les prestations de survivant augmenteront de 2080 $.

Il a également été questionné sur le projet d’oléoduc Énergie Est - une menace qui plane toujours sur le Québec, selon le chef bloquiste Yves-François Blanchet.

«La compagnie a retiré le projet pour des raisons de marché, pour des raisons de prix, pour des raisons du contexte économique global, donc nous n’avons pas à nous prononcer sur ce projet-là. Mais nous allons nous assurer que quelque projet que ce soit passe par des étapes rigoureuses dans l’évaluation pour démontrer qu’on respecte les préoccupations des Canadiens.»

M. Trudeau passera la majeure partie de la journée de mercredi au Nouveau-Brunswick, avant de se rendre en Nouvelle-Écosse pour un événement de campagne en soirée.

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Politique

Un permis bientôt nécessaire pour les garderies privées en milieu familial

Visées par de nombreuses plaintes, les garderies privées en milieu familial devront montrer patte blanche. Le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, dit faire le choix «de la sécurité des enfants» en leur imposant bientôt un permis.

«Vous savez, au Québec, ça prend un permis pour vendre de la crème glacée. Pourquoi est-ce qu’on permet à des gens d’opérer sans permis pour garder nos enfants?» a lancé le ministre Lacombe en mêlée de presse mardi.

D’ici «quelques semaines», le ministre dévoilera en détails la solution qu’il aura retenue pour serrer la vis à ces garderies en milieu familial non régies. Un changement à la loi ou des contraintes administratives sont envisagées.

«On a un fichu problème de qualité et de sécurité» dans ces services de garde, croit M. Lacombe.

Il réagissait aux informations que La Presse a révélées mardi, comme quoi le nombre de plaintes contre les garderies privées en milieu familial a explosé. En 2018-2019, un millier de plaintes ont été retenues par le ministère de la Famille en lien avec ce type de garderies, soit presque trois fois plus qu’un an auparavant.

Le ministre Lacombe déplore que ces garderies privées en milieu familial passent totalement sous le radar du ministère de la Famille. «On n’a pas de moyens d’aller vérifier de façon proactive si les enfants sont en sécurité.»

Travaillant sur ce dossier depuis plusieurs mois, le ministre promet des changements concrets. «Ce sera musclé.»

M. Lacombe explique que son ministère a 10 000 places subventionnées en milieu familial à offrir, qui ne trouvent pas preneur étant donné la rareté des éducatrices qui veulent les obtenir. «J’invite les éducatrices qui sont dans le milieu non régi, qui n’ont pas de permis, à joindre le réseau régi. On a des places subventionnées et on a un cadre plus sécuritaire», lance-t-il.

Abolir le modèle?

Le ministre envisage même d’abolir pour de bon le modèle des garderies en milieu familial non régies.

«Le choix que je fais, c’est de miser sur la sécurité et de m’assurer comme ministre que tous les enfants sont en sécurité. On n’oblige aucun service de garde à fermer. On leur demande seulement d’avoir un permis. Je pense qu’on est capables.»

La députée du Parti québécois Véronique Hivon trouve pour sa part que le gouvernement réagit très tard, alors que le ministre est au courant des plaintes depuis des mois. «C’est une situation qui est très, très grave.»

Mme Hivon déplore que le gouvernement de la Coalition avenir Québec se soit entêté l’an dernier à ne pas encadrer davantage ces garderies en milieu familial non régies, lors de l’étude du projet de loi 143.

«Ils ont refusé tout encadrement. Aujourd’hui, on voit les résultats. Ils partagent une part de cette responsabilité-là, des mauvais services.»

À l’heure actuelle, les propriétaires de ces garderies privées en milieu familial peuvent accueillir un maximum de six enfants et doivent répondre à trois exigences : avoir une assurance responsabilité civile, suivre un cours de réanimation cardiorespiratoire et se plier à une vérification de leurs antécédents judiciaires.

Politique

La ministre caquiste Nadine Girault souffre d’un cancer du poumon

QUÉBEC - La ministre des Relations internationales, Nadine Girault, souffre d’un cancer du poumon.

Malgré cela, elle entend poursuivre sa carrière politique et maintenir ses activités ministérielles, sans devoir s’absenter pour de longues périodes.

Mme Girault en a fait l’annonce mardi, en conférence de presse, accompagnée par le premier ministre François Legault.

Au cours des dernières semaines, Mme Girault avait ralenti ses activités professionnelles pour entreprendre des traitements.

Elle n’a pas précisé la nature de ses traitements, qui ne l’empêchent pas de mener à bien ses activités, assure-t-elle.

«Selon mes médecins, je réagis très bien. Et sincèrement, je ne sens presque pas les effets secondaires tels qu’anticipés. Je vous confirme que j’ai toute ma tête», a commenté la ministre, qui entend tout de même diminuer le nombre de missions effectuées à l’étranger.

«Je me sens en bonne forme intellectuelle et physique», a-t-elle insisté, disant «répondre très, très bien aux traitements».

Elle a été très surprise en prenant connaissance du diagnostic, puisqu’elle était jusqu’alors en parfaite santé et n’avait jamais fumé.

«Cela a été un choc», en apprenant la nouvelle, a dit le premier ministre Legault.

D’origine haïtienne et née au Missouri, Nadine Girault a été élue députée de la circonscription de Bertrand, dans les Laurentides, le 1er octobre dernier. Elle a fait surtout carrière dans le secteur des institutions financières et est âgée de 60 ans.

Mme Girault devait présenter la nouvelle politique internationale du Québec au printemps dernier, mais celle-ci a été reportée à l’automne. Elle veut aussi mettre sur pied prochainement un Institut de la diplomatie, pour former les futurs diplomates du Québec.

Politique

UPAC: QS et le PQ refusent le choix de la CAQ, au PLQ de trancher

Le gouvernement Legault est maintenant à la merci des élus de l’opposition libérale (PLQ) s’il veut faire entériner son candidat, Frédéric Gaudreau, à la tête de l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

Depuis l’adoption de la loi sur la nomination et la destitution du commissaire de l’UPAC et du directeur de la Sûreté du Québec (SQ), le candidat choisi par le gouvernement doit en effet recueillir les deux tiers des voix à l’Assemblée nationale.

Or Québec solidaire (QS) et le Parti québécois (PQ) ont fait savoir mardi qu’ils s’opposaient au choix de M. Gaudreau : le PQ demande depuis 2017 qu’un civil soit nommé à la tête de l’UPAC pour faire un vrai ménage dans l’organisation, et QS exige aussi la nomination d’un civil.

L’opposition de QS et du PQ prive le gouvernement de 19 voix; il reste donc les 28 élus du Parti libéral pour faire pencher la balance.

Or le PLQ a refusé mardi de faire savoir s’il appuiera ou non le choix des caquistes.

Une source près du dossier a confirmé que le nom de M. Gaudreau avait été proposé par le gouvernement caquiste, mais les sources officielles ont refusé de confirmer.

Rappelons que M. Gaudreau occupe le poste depuis la démission de Robert Lafrenière le jour des élections générales de 2018, parti sans jamais expliquer les motifs de son départ, avant la fin de son mandat.

Une source libérale a indiqué mardi soir que les élus du PLQ rencontreront le candidat, comme le prévoit la loi, avant de trancher. Dans un entretien avec La Presse canadienne, cette même source a dénoncé le dérapage dans ce processus de nomination. Cet interlocuteur estime que la confidentialité du processus a été brisée.

«On n’est pas surpris, mais déçus, c’est complètement irrespectueux. Le nom devait rester secret. L’étape deux devait être la rencontre du candidat, mais il est [déjà] crucifié sur la place publique. [...] C’est indigne.» 

Élections 2019

Porter barbe et turban au Québec, une preuve de courage, dit Singh

Le chef néo-démocrate Jagmeet Singh dit que de porter barbe et turban au Québec sont sa manière de défendre les droits de ceux qui s'estiment victimes de la loi québécoise sur la laïcité.

Au sixième jour de la campagne électorale, M. Singh passait une seconde journée au Québec pour y vendre sa plateforme spécifique à la province.

En entrevue lundi matin à la radio de CBC, il a dû se défendre de s'être engagé à ne pas participer à la contestation juridique de la loi québécoise sur la laïcité.

À l'animatrice de l'émission matinale montréalaise qui lui demandait pourquoi il n'irait pas devant les tribunaux pour défendre le droit à la liberté de religion, il a répondu qu'il était là, au Québec, portant turban et barbe, preuve qu'il défend ce droit.

«Vous avez quelqu'un qui fait campagne dans cette province en arborant des signes de sa foi, démontrant du courage», a-t-il également dit.

Politique

Jean-Christophe Cusson candidat libéral dans Louis-Saint-Laurent

Près d’une semaine après le déclenchement des élections, le Parti libéral a nommé mardi son dernier candidat dans la région de Québec. Il s’agit de Jean-Christophe Cusson, dans la circonscription de Louis-Saint-Laurent, qui couvre le nord-ouest de la ville.

Il reste encore une poignée de candidatures libérales à pourvoir, dont celle du comté Mégantic-L’Érable, dans Chaudière-Appalaches. Gestionnaire et père de quatre enfants, M. Cusson était seul candidat à l’investiture libérale de Louis-Saint-Laurent.

«En date [de lundi soir], 312 candidats libéraux sont maintenant investis partout au Canada, dont 72 au Québec, soit plus de 90 % de notre objectif. Quant aux autres investitures, elles auront lieu très bientôt», avait répondu au Soleil William Harvey-Blouin, stratège à la mobilisation et du soutien aux candidats du Parti libéral du Canada.

En coulisses, on assure que Mégantic-L’Érable, qui comprend entre autres les villes de Thetford Mines, Plessisville et Lac-Mégantic, aura aussi son candidat ou sa candidate du PLC dans les prochains jours.

Louis-Saint-Laurent et Mégantic-L’Érable sont deux circonscriptions détenues par le Parti conservateur. Dans Louis-Saint-Laurent, à Québec, Gérard Deltell l’avait emporté par une écrasante majorité de près de 19 000 voix et plus de 50 % des suffrages aux élections de 2015.

Quant à Luc Berthold, dans Mégantic-L’Érable, il avait eu le dessus par 3400 votes grâce à la faveur de plus de 35 % des électeurs.

Les libéraux avaient terminé deuxièmes dans ces deux comtés.

Priscilla Corbeil pour le Bloc

Jusqu'à lundi, le Bloc québécois n’avait pas de candidat non plus dans Mégantic-L'Érable. La jeune Priscilla Corbeil y sera bientôt nommée candidate bloquiste, après que le parti ait refusé d’être représenté par Jean Paradis.

Jeanne-Paule Desgagné est la candidate du Bloc dans Louis-Saint-Laurent. En 2015, le Bloc québécois avait fini quatrième dans ces deux comtés, derrière conservateurs, libéraux et néo-démocrates.

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) est aussi pour l’instant sans candidat dans ces deux circonscriptions et plusieurs autres au Québec.

Politique

Les libéraux promettent de l’aide pour les parents

ST JOHN’S, T.-N.-L. - S’ils sont reportés au pouvoir le 21 octobre, les libéraux promettent de rehausser l’Allocation canadienne pour enfants et de rendre les prestations de maternité et parentales libres d’impôt.

Le chef libéral Justin Trudeau affirme qu’élever des enfants est coûteux, surtout la première année, et que ces mesures donneront un coup de pouce aux parents.

«Dans ces premiers mois avec un nouveau bébé, lorsqu’il est difficile de dormir suffisamment et encore plus difficile d’être au sommet de sa forme au travail, c’est une inquiétude qui peut être plus grande encore, a-t-il dit. Les gens devraient pouvoir se concentrer sur le temps passé avec leur bébé et non sur la façon d’arriver à payer leurs factures.»

M. Trudeau a annoncé que les libéraux augmenteraient l’Allocation canadienne pour enfants de 15 pour cent pour les enfants de moins d’un an, une hausse pouvant aller jusqu’à 1000 $.

Les libéraux s’engagent également à supprimer l’impôt fédéral sur les prestations d’assurance-emploi pour les congés de maternité et parentaux.

«Grâce à ces nouveaux changements visant à exonérer d’impôt les prestations de maternité et les prestations parentales, les Québécois auront un avantage comparable pour la portion des impôts fédéraux qu’ils payent dans le cadre du Régime québécois d’assurance parentale», a promis M. Trudeau.

Les conservateurs ont eux aussi promis de rendre les congés de maternité et parentaux libres d’impôt, mais prévoient le faire par le biais d’un crédit d’impôt non remboursable de 15 pour cent. Le plan libéral supprime cet impôt à la source, a souligné M. Trudeau.

«Vous obtiendrez chaque dollar dès que vous en aurez besoin, puisqu’aucun impôt ne sera prélevé du chèque d’assurance-emploi lorsque les nouveaux parents le recevront», a-t-il dit.

M. Trudeau a également annoncé que les libéraux mettraient en place un nouveau congé pour les parents adoptifs, afin qu’ils puissent profiter des mêmes avantages que les autres parents. Cela signifie 7000 $ de plus en prestations parentales pour une famille moyenne qui pourra bénéficier du nouveau congé, a soutenu le chef libéral.

Conserver l’Atlantique

Le chef libéral amorce mardi un périple au Canada atlantique dans l’espoir de rappeler à ces électeurs pourquoi ils lui avaient confié tous les sièges de cette région il y a quatre ans. Arrivé à Terre-Neuve au petit matin mardi, M. Trudeau devait se rendre à l’Île-du-Prince-Édouard dans l’après-midi; il y tournera notamment une publicité électorale visant les électeurs du Canada atlantique.

Les libéraux avaient enlevé les 32 sièges de la région en 2015. Les conservateurs, les néo-démocrates et les verts tentent de convaincre les électeurs que le gouvernement libéral tient pour acquis ce Canada atlantique.

L’annulation de l’oléoduc Énergie Est qui devait relier l’Alberta au Nouveau-Brunswick, le peu d’élus de l’Atlantique dans le cabinet Trudeau et la décision de nommer un député torontois, Navdeep Bains, à la tête de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique constituent de précieuses munitions pour les partis de l’opposition.

M. Trudeau a rejeté ces attaques, mardi matin, soulignant ses engagements vis-à-vis de la région, notamment dans le cadre de la Stratégie de croissance pour l’Atlantique.

«Nous allons continuer de travailler avec les provinces de l’Atlantique sur l’infrastructure, sur l’immigration, sur la croissance économique, a-t-il promis. Je suis très fier de l’équipe extrêmement forte que nous avons au Canada atlantique et on va continuer de travailler avec eux.»

Un sondage régional mené par Narrative Research indiquait en juin que les libéraux et les conservateurs étaient virtuellement au coude à coude dans les provinces de l’Atlantique, mais le soutien aux libéraux a légèrement remonté en août dans l’ensemble de la région.

Élections 2019

Le test des valeurs critiqué par des chefs fédéraux

Avant même le dévoilement de ses priorités dans le cadre de la campagne électorale, mardi, le gouvernement Legault a vu le test des valeurs qu’il envisage de faire passer aux immigrants être rejeté par deux chefs fédéraux.

À Winnipeg, le chef du Parti conservateur, Andrew Scheer, a expliqué que les ordres de gouvernement avaient une responsabilité de promouvoir l’intégration des nouveaux arrivants, avant de préciser sa pensée.

«Je ne veux pas donner au gouvernement le pouvoir de décider [quelles sont] les croyances [permettant] d’être un Canadien», a-t-il lancé, en point de presse.

En début de journée, le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh, de passage à Ottawa, avait opposé une fin de non-recevoir aux intentions du gouvernement Legault dans ce dossier.

«J’ai dit c’est quoi mes valeurs. Mes valeurs, c’est de mieux aider la francisation. Je ne suis pas d’accord avec le test des valeurs», a-t-il tranché.

Actualités

Maxime Bernier de Dolbeau a répondu à l'appel du Parti rhinocéros

C’est en envoyant une demande de mission secrète à près de 70 Maxime Bernier par l’entremise de Facebook que Sébastien Corriveau, le chef du Parti rhinocéros, a réussi à déceler la perle rare : un Maxime Bernier, natif de Dolbeau-Mistassini résidant à Montréal, qui était prêt à représenter son parti aux élections fédérales, dans la circonscription de Beauce, contre le chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier.

Voici le message intégral, en exclusivité, que Sébastien Corriveau a envoyé à un maximum de Maxime Bernier possible, avant que son compte Facebook ne soit bloqué, car le réseau social pensait qu’il avait été piraté.

Élections 2019

La FQM présente ses demandes

Des projets essentiels de construction et de réfection de bâtiments municipaux et de barrages sont freinés par des programmes fédéraux qui ne sont pas adaptés.

Telle est la perception de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) qui a lancé ses demandes, lundi, aux partis politiques fédéraux dans le cadre de la campagne électorale 2019.