Le parti lance un vaste chantier pour se renouveler après la crise qui l’a secoué une bonne partie de l’année. Tout est sur la table: le nom du parti, son image, son programme et ses statuts et règlements.

Les militants du Bloc québécois appelés à réfléchir à l’avenir de leur parti

OTTAWA — Le Bloc québécois changera-t-il de nom et de logo à moins d’un an du prochain scrutin fédéral? C’est l’une des questions à laquelle devront réfléchir ses 15 000 militants au cours des prochains mois.

Le parti lance un vaste chantier pour se renouveler après la crise qui l’a secoué une bonne partie de l’année. Tout est sur la table: le nom du parti, son image, son programme et ses statuts et règlements.

Le chef intérimaire Mario Beaulieu et le président de la formation, Yves Perron, en ont fait l’annonce lundi matin à Montréal. Ils étaient accompagnés des députés Xavier Barsalou-Duval et Monique Pauzé. La présidente du Forum jeunesse du Bloc québécois, Camille Goyette-Gingras, était elle aussi présente.

Les jeunes militants avaient suggéré ce projet de refondation il y a quelques mois comme sortie de crise. Le parti était alors divisé entre deux factions, celle qui soutenait l’ex-chef Martine Ouellet et celle rangée du côté des sept députés qui avaient claqué la porte en février.

À nouveau uni depuis la reprise des travaux parlementaires en septembre, le Bloc québécois espère maintenant rassembler tous les indépendantistes, qu’ils militent pour Québec solidaire ou le Parti québécois au provincial, malgré leurs divergences.

Il y aurait 65 000 membres de partis indépendantistes sur la scène politique québécoise qui n’auraient pas de carte de membre du Bloc québécois. Ceux-ci pourront prendre une carte de refondation à 5 $ pour participer au chantier.

Cette refondation du parti vise également à élaborer le programme électoral bloquiste en vue de l’élection fédérale d’octobre 2019. Le parti veut se mettre à l’écoute des préoccupations de l’ensemble des Québécois.

Le processus culminera avec un congrès qui pourrait avoir lieu en février 2019 et chevauchera la course à la direction dont le lancement est prévu en janvier. Il sera précédé de colloques régionaux et d’assemblées publiques.