Chrystia Freeland : « Ici, à Sherbrooke, vous avez beaucoup de femmes très fortes, très engagées dans la vie politique et dans la communauté. »

Les Estriennes impliquées, selon Chrystia Freeland

La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, est sortie inspirée de sa rencontre avec une quarantaine d’Estriennes, mercredi. Selon elle, la région compte un bon nombre de femmes engagées dans la vie politique.

« Ici, à Sherbrooke, vous avez beaucoup de femmes très fortes, très engagées dans la vie politique et dans la communauté. Elles sont très actives. Elles font beaucoup sur le terrain et c’est une communauté étudiante. Elles s’intéressent beaucoup à ce qui se passe dans le monde et sur ce que le Canada peut faire », indique la députée sortante de Toronto-Centre. Cette dernière s’est jointe à la ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, et à la candidate libérale, Élisabeth Brière, pour parler des femmes dans la communauté et en politique.

Selon Mme Freeland, les discussions ont été intéressantes. « On a discuté de beaucoup d’enjeux. La démocratie, l’histoire, les relations internationales, ce que le Canada peut faire pour appuyer les démocraties dans le monde. On a aussi discuté des positions des femmes, ici, au Canada. On a également parlé des femmes en agriculture », explique-t-elle.

Dans Sherbrooke, Élisabeth Brière pourrait être la première femme élue au fédéral. Celle-ci pense que Sherbrooke est prête à accueillir une députée. En région, Marie-Claude Bibeau a été élue en 2015 dans Compton-Stanstead et au provincial, Christine Labrie a remporté le comté de Sherbrooke. « C’est positif. Il faut avoir l’équilibre. Donner une place aux femmes, c’est porteur de succès. [...] On reçoit un accueil très positif pour tout le travail qui est effectué. J’ai toujours été très impliquée à Sherbrooke. Je suis une entrepreneure, donc je connais les réalités et les préoccupations. Je veux porter les dossiers pour qu’ils avancent. »

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Agriculture

Marie-Claude Bibeau, première femme ministre de l’Agriculture de l’histoire du Canada, constate un certain manque dans son domaine. « J’ai pu rencontrer une multitude d’organisations. C’est un constat que je fais : il y a très peu de femmes et très peu de jeunes qui sont assis autour de ces tables où des décisions se prennent pour le secteur de l’agriculture. »

« Si j’avais le privilège de revenir dans ces fonctions, la première chose que je ferais, c’est d’avoir un conseil jeunesse où il y aurait autant de femmes que d’hommes. Même si ces hommes d’expérience veulent le bien de leurs filles, de leurs enfants, c’est important d’avoir des jeunes et des femmes autour des tables de discussions », résume Mme Bibeau.