La date du scrutin a été annoncée vendredi, nouvelle étape dans le processus visant à remplacer Andrew Scheer, qui a annoncé en décembre qu'il quittera son poste une fois que son remplaçant sera choisi.

Les conservateurs se donneront un nouveau chef le 27 juin

OTTAWA — Les conservateurs fédéraux se donneront un nouveau chef le 27 juin prochain, à Toronto.

La date du scrutin a été annoncée vendredi, nouvelle étape dans le processus visant à remplacer Andrew Scheer, qui a annoncé en décembre qu’il quittera son poste une fois que son remplaçant sera choisi.

L’ancienne députée conservatrice Lisa Raitt, adversaire de M. Scheer lors de la précédente course à la direction du parti en 2017, est maintenant coprésidente du comité chargé de fixer les modalités de la prochaine course. «Le comité se réunit fréquemment pour s’assurer que nous le faisons de la manière la plus ouverte, efficace et transparente possible, afin d’obtenir de bons résultats», a-t-elle déclaré vendredi.

Il reste à finaliser d’autres modalités de la course, comme les frais d’inscription des candidats et le nombre de signatures requises pour poser sa candidature.

La décision de tenir le vote en juin devrait être mal accueillie par les militants qui souhaitaient un scrutin au plus tôt afin que le Parti conservateur soit prêt à en découdre rapidement avec le gouvernement libéral minoritaire. Mais certaines modalités de la course — comme l’exigence d’un vote par correspondance — sont gravées dans les statuts et règlements du parti, ce qui rend plus difficile la tenue rapide d’un scrutin.

D’autres militants conservateurs espéraient par contre que la course ne soit pas trop précipitée, afin de permettre aux nouveaux venus de monter une campagne crédible.

Quelques aspirants

Quelques aspirants fourbissent déjà leurs armes, comme le député fédéral ontarien Erin O’Toole, qui était arrivé troisième dans la précédente course à la direction, et qui a tenu des rencontres pendant les vacances des Fêtes pour former son équipe. On compte aussi sur les rangs l’ancien ministre fédéral Pierre Poilievre, réélu en octobre dernier, ainsi que l’homme d’affaires Bryan Brulotte, proche du PCC.

L’ancien premier ministre du Québec Jean Charest, l’ancienne chef intérimaire du parti Rona Ambrose et l’ancien ministre conservateur Peter MacKay envisagent également une candidature. Caroline Mulroney, actuellement ministre des Transports et des Affaires francophones de l’Ontario, a résisté aux appels du pied, tout comme l’ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick Bernard Lord.

Les militants conservateurs se donneront le 27 juin un troisième chef. Le premier avait été Stephen Harper, élu trois mois après la création du Parti conservateur du Canada, né en 2003 de la fusion de l’Alliance canadienne et du Parti progressiste-conservateur, alors dirigé par Peter MacKay.

Andrew Scheer avait été élu par les militants en mai 2017, après une course de 16 mois. Il a démissionné en décembre au milieu de critiques croissantes sur son leadership, sur l’incapacité du parti à former le gouvernement lors des élections d’octobre et sur l’utilisation des fonds du parti pour couvrir ses dépenses personnelles — notamment une partie des frais de scolarité de ses enfants.

Cette course à la direction a poussé le Parti conservateur à reporter son congrès national «politique», d’abord prévu en avril à Toronto; ce congrès d’orientation aura finalement lieu du 12 au 14 novembre à Québec.