Le chef parlementaire du Parti québécois Pascal Bérubé a placé l’environnement et la souveraineté au cœur de son allocution livrée aux militants péquistes de l’Estrie conviés à une activité partisane, mercredi, au Buffet des continents à Sherbrooke en ouverture de son caucus présessionnel à Sherbrooke.
Le chef parlementaire du Parti québécois Pascal Bérubé a placé l’environnement et la souveraineté au cœur de son allocution livrée aux militants péquistes de l’Estrie conviés à une activité partisane, mercredi, au Buffet des continents à Sherbrooke en ouverture de son caucus présessionnel à Sherbrooke.

L'environnement comme tremplin pour le PQ

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
« Nous voulions venir voir notre monde ici en Estrie. Nous parlerons du Parti québécois et de l’indépendance du Québec au cours des deux prochains jours. »

Le chef parlementaire du Parti québécois Pascal Bérubé a placé l’environnement et la souveraineté au cœur de son allocution livrée aux militants péquistes de l’Estrie conviés à une activité partisane, mercredi, au Buffet des continents à Sherbrooke en ouverture de son caucus présessionnel.

C’est en Estrie que le Parti québécois a choisi de passer ses deux derniers jours avant de fixer les règles de sa course à chefferie le 1er février.

« Gens de l’Estrie, nous avons choisi de faire notre première activité officielle de 2020 ici. On va être présent, on ne vous lâche pas. On va avoir des choses à dire et ça va s’entendre jusqu’à Québec. Jamais nous n’allons renoncer aux rêves de jeunesse du Parti québécois qui sont toujours réalisables et qui sont peut-être plus à portée de main que l’on croit », estime Pascal Bérubé.

Le chef parlementaire du PQ souligne que la région de l’Estrie a toujours été importante pour la formation souverainiste. Le président de la Fédération des municipalités du Québec Jacques Demers, des maires, des CPE, des groupes communautaires, environnementaux et économiques ont été rencontrés par les députés du PQ, mercredi. 

« Le symbole est fort parce que le premier groupe que j’ai rencontré ici, ce sont des jeunes de l’Université de Sherbrooke. Ils ont des choses à dire. Nous voulons agir pour rallier la jeunesse en Estrie. Ils ont un discours en environnement très positif. Ce sont des jeunes ouverts sur le monde, social-démocrate et en même temps épris d’innovation et développement économique. C’est avec eux que nous allons reconstruire et ils sont présents », se réjouit Pascal Bérubé.

Le PQ entend justement mettre de l’avant le thème de l’environnement pour ramener la ferveur souverainiste.

« Quand on aime le Québec assez pour lui souhaiter de devenir un pays, on aime son monde, on aime sa culture, on aime sa langue et on aime aussi son territoire. Aimer le Québec, c’est aimer ses lacs et ses rivières, ses belles grandes montagnes qu’on retrouve en Estrie, ses paysages. Il faut protéger tout ça. L’environnement, la protection de son territoire et de sa beauté est une raison supplémentaire pour faire l’indépendance du Québec », assure Pascal Bérubé.

Course à la chefferie

Pascal Bérubé quittera ses fonctions de chef parlementaire du PQ le 19 juin prochain lorsque le nouveau chef sera connu.

« On va choisir une personne qui va assurer notre leadership. Quand je regarde l’intérêt de notre précourse et ce qui se passe ailleurs, je peux dire que c’est chez nous que ça va se passer. Il va y avoir du choix, mais ultimement nous allons tous aller dans la même direction », souligne Pascal Bérubé, qui a invité les militants à rendre possible la reprise du pouvoir par le PQ.

Le député de Jonquière et candidat annoncé à la chefferie du PQ, Sylvain Gaudreault, était à Sherbrooke, mercredi, lors de cette activité partisane. 

« Je veux écouter les gens. Toutes les régions sont importantes, mais l’Estrie l’est particulièrement parce qu’elle compte beaucoup de circonscriptions. C’est une région innovante sur le plan de l’environnement. Elle s’est toujours mobilisée entre autres dans les dossiers du mont Hereford, de Coventry ou du recyclage du verre dans le Val-Saint-François. On doit s’inspirer de l’Estrie en matière d’environnement », estime M. Gaudreault qui présentera ses appuis estriens, jeudi, dans le cadre d’un 5 à 7 au Siboire de la rue du Dépôt.

L’avocat spécialisé en immigration Stéphane Handfield était aussi à Sherbrooke pour sonder ses appuis dans sa réflexion pour se lancer dans la course au leadership.

« Ma décision tire à sa fin après avoir pris les conseils de gens. J’espère que la souveraineté sera au cœur de la prochaine course. Pour moi, l’immigration est importante. Si on veut réussir à créer un pays et que le prochain référendum soit gagnant, il faut tendre la main aux communautés culturelles. Ils sont des dizaines de milliers à choisir le Québec comme terre d’accueil chaque année. C’est à nous de les convaincre de le choisir comme pays », indique Me Handfield.

En plus du candidat à la chefferie Sylvain Gaudreault et du chef intérimaire, Pascal Bérubé, les députés Véronique Hivon, Joël Arseneau, Meganne Perry-Mélançon, Harold LeBel, Lorraine Richard, Martin Ouellet et Sylvain Roy étaient présents pour rencontrer les militants de l’Estrie.