François Legault et son nouveau candidat Mario Asselin, qui briguera les couleurs de la CAQ dans Vanier-Les Rivières, ont pris un bain de foule aux Galeries de la Capitale.

Legault ouvert au tramway

Grand partisan du troisième lien routier entre Québec et Lévis, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) François Legault s’est aussi montré très ouvert mercredi au projet de transport en commun que mijote le maire de Québec Régis Labeaume.

«On a besoin d’un projet de transport en commun à Québec. L’avenir, c’est le transport en commun. Ça veut pas dire qu’il faut faire souffrir les automobilistes pour être sûrs de faire avancer le transport en commun. Il faut les deux», a commenté M. Legault en marge de l’annonce du candidat de la CAQ dans Vanier-Les Rivières mercredi.

M. Legault soutient que les deux projets de mobilité, le troisième lien et le transport en commun structurant peuvent démarrer en même temps, dans un prochain mandat. La CAQ a déjà pris des engagements fermes en faveur du troisième lien, qui est encore en analyse, tandis que pour l’éventuel projet de tramway du maire Labeaume, le parti se fait plus prudent. 

«Je peux pas commenter le projet avant de l’avoir vu», soutient M. Legault. Il espère toutefois qu’il couvrira un large territoire. «On est ouverts à un projet de transport en commun qui va desservir la grande région de Québec. Ça veut dire les banlieues de Québec, ça veut dire Lévis, l’ensemble du territoire.»

M. Legault n’a pas voulu dire s’il renierait l’entente qui devrait être conclue d’ici la fin mars entre la Ville de Québec et les gouvernements fédéral et provincial en matière de transport en commun s’il prend le pouvoir aux élections du 1er octobre. «Je prends pour acquis qu’on va finir par s’entendre [avec la Ville de Québec].»


« On est ouverts à un projet de transport en commun qui va desservir la grande région de Québec. Ça veut dire les banlieues de Québec, ça veut dire Lévis, l’ensemble du territoire »
François Legault

À la lumière des derniers sondages, François Legault est confiant de remporter toutes les circonscriptions de la région de Québec. «Je veux dire aux gens de Québec qu’ils vont avoir une présence forte dans ce gouvernement, parce qu’il y a un potentiel énorme à développer ici.» Il invite les électeurs à «marquer l’histoire», en élisant un tout premier gouvernement de la CAQ. 

Il précise toutefois qu’il «ne tient rien pour acquis», même à Québec, où il sent toutefois un «vent de changement» depuis l’élection partielle dans Louis-Hébert en octobre. Les gens ont alors voté à 51 % pour la caquiste Geneviève Guilbault. 

Avec les candidats qu’il a déjà annoncés à Québec, M. Legault a d’ailleurs fait une tournée préélectorale dans la région mercredi, allant serrer des mains et prendre des photos aux Galeries de la Capitale et au Salon de l’auto de Québec. Certains citoyens ont reconnu M. Legault et ont immédiatement engagé un discours sur les idées de la CAQ, tandis que d’autres se questionnaient sur les raisons de sa présence.

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TROISIÈME ESSAI POUR MARIO ASSELIN

Candidat de la CAQ à Québec lors des deux dernières élections, Mario Asselin croit que cette fois-ci pourrait être la bonne. Parce qu’il se présente enfin dans Vanier-Les Rivières, la circonscription qu’il habite depuis plus de 20 ans. «Pour moi, c’est la grosse différence aujourd’hui», a-t-il soutenu lors de l’annonce de sa candidature mercredi.

M. Asselin a déjà tenté de se faire élire dans Taschereau en 2012 et dans Louis-Hébert en 2014, sans succès. Fidèle au parti, M. Asselin est toujours resté dans l’entourage du chef François Legault. 

Les deux hommes disent partager la même passion pour l’éducation et l’entrepreneuriat. M. Asselin est un ancien directeur d’école, un blogueur et un consultant qui aide les organisations à prendre le virage numérique. 

Le candidat a aidé la CAQ à construire sa plate-forme électorale en éducation, qui comprend l’offre de la maternelle à quatre ans pour tous les enfants du Québec et l’ajout de cinq heures à la grille-horaire de l’école secondaire, pour des activités sportives, artistiques ou de l’aide aux devoirs. 

M. Legault n’a pas voulu s’avancer sur le rôle qu’il confierait à Mario Asselin s’il est élu, par exemple s’il pourrait devenir ministre de l’Éducation. «Il a toutes les qualités pour l’être, mais je commencerais pas aujourd’hui à nommer mon conseil des ministres», a-t-il réagi.