Le PQ veut créer une escouade d'inspection des aliments étrangers entre autres pour éviter un épisode comme celui des framboises de Chine, qui a rendu malades des centaines de Québécois l’été dernier.

Le PQ propose une escouade d’inspection des aliments étrangers

Un gouvernement du Parti québécois (PQ) mettrait sur pied une escouade d’inspection des aliments étrangers en épicerie. Le parti veut à tout prix éviter un épisode comme celui des framboises de Chine, qui a rendu malades des centaines de Québécois l’été dernier.

Un bilan de santé publique a révélé en février qu’au moins 724 Québécois ont contracté une gastroentérite sévère après avoir mangé des produits faits à base de framboises congelées importées de Chine à l’été 2017. Des cafétérias d’hôpitaux et de centre d’hébergement pour personnes âgées ont cuisiné à partir de ces produits, si bien que dans le Centre-du-Québec, deux personnes âgées sont décédées des suites de cette contamination.

André Villeneuve, porte-parole du PQ en agriculture, a annoncé mardi les mesures que son parti mettrait de l’avant pour s’assurer que les produits alimentaires qui arrivent au Québec soient sécuritaires. Selon lui, l’épisode des framboises est «vraiment la goutte d’eau qui a fait déborder le vase». 

M. Villeneuve propose que quelques dizaines d’inspecteurs alimentaires soient embauchés au ministère de l’Agriculture (MAPAQ) et regroupés à l’intérieur d’une escouade dédiée à la surveillance des produits importés. Un investissement qui coûterait entre 2 et 5 millions $. 

Le député déplore que le gouvernement fédéral inspecte seulement 2% des aliments qui arrivent aux frontières, et que dans ce faible échantillon, il y ait 20% de produits non conformes. Selon lui, «une lumière rouge» doit s’allumer et le gouvernement du Québec doit envoyer «un message» aux pays étrangers, afin qu’ils respectent les accords internationaux. 

Cette escouade québécoise surveillerait les aliments en provenance de tous les pays et pourrait renvoyer des cargaisons entières en cas de non-respect des règles qui sont imposées aux agriculteurs québécois. M. Villeneuve ne comprend pas que de la viande contenant des hormones de croissance se retrouve par exemple sur les tablettes d’épicerie, alors que la pratique est interdite au pays. «Il faut que ça cesse.» 

Le Parti québécois propose également une grande campagne de promotion des produits alimentaires québécois, en renforçant la marque existante Aliments du Québec.