Le chef Raphaël Fortin, élu en janvier dernier, présentera quelques candidats de son parti.

Le NPDQ tient son premier conseil général

Le Nouveau Parti démocratique du Québec (NPDQ) tient dimanche, dans la métropole montréalaise, son premier conseil général depuis qu'il a été fondé il y a maintenant presqu'un an.

Appelés à se mobiliser en masse, les militants se rejoindront au Hyatt Regency, sur la rue Jeanne-Meance, tôt en matinée dès 9h. 

Ils se pencheront notamment, lors de cette journée, sur les orientations du parti, qui doivent être officiellement adoptées à partir d'un document d'orientations.

La jeune formation politique promet d'ailleurs de dévoiler son nouveau logo, ses nouvelles couleurs, son slogan et son nouveau site web peu après la rencontre d'aujourd'hui. 

Il ne reste que quelques mois au NPDQ pour convaincre les fédéralistes de gauche de se rallier à son mouvement, à l'aube des élections provinciales. 

«Le 6 mai prochain, le Nouveau Parti Démocratique du Québec prend son premier pas vers un avenir brillant [...] Le parti devoulera à cette occasion sa vison et sa nouvelle image», peut-on lire via le page Facebook de l'événement, auquel quelques dizaines de personnes ont déjà confirmé leur présence. 

Élu en janvier dernier, le leader du parti, Raphaël Fortin, indique qu'il présentera du même coup quelques candidats, dans certains arrondissements, en vue des prochaines élections générales. 

À l'âge de 38 ans, Fortin est diplômé en administration des affaires à l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Il travaille dans le domaine hôtelier depuis son tout jeune âge. Il se présentera personnellement dans la circonscription de Verdun, à Montréal.

Son parti se dit de gauche, mais non souverainiste, dans sa plateforme web. 

Rencontre du chef Raphaël Fortin avec l'association régionale du parti à Laval, le 2 mars dernier.

Santé 100% publique

Le NPDQ propose, dans son document document d'orientations générales, une vision de la santé 100% publique. 

«Nous savons que la privatisation, en santé, finit par coûter plus cher, en plus d’être moins accessible. La privatisation n’est pas le chemin à suivre. Renforcer le système public implique cependant de mieux contrôler les coûts qui – très spécifiquement – mettent le plus de pression sur le système», écrit notamment le jeune organe politique.

Ce dernier propose l'instauration du salariat pour les médecins, qui deviendraient des employés de l'État avec avantages sociaux, «et non plus des entrepreneurs privés».

Le NPDQ suggère également d’étendre le régime public actuel d’Assurance-médicaments à un modèle de «régime pleinement universel». Des mesures seraient alors instaurées pour réduire les coûts du système, dont les achats en gros de médicaments, une révision de la protection des brevets pharmaceutiques, et davantage d’usage de médicaments génériques.

Pour lire le document du groupe définissant ses orientations générales (en éducation, en économie, en environnement ou encore concernant la question nationale), cliquez ici.