Ruth Ellen Brosseau a été délogée de son siège dans Berthier-Maskinongé.

Le NPD a manqué de temps, croit Ruth Ellen Brosseau

Si le NPD avait eu un peu plus de temps pour faire valoir son point de vue en campagne électorale, il aurait gagné davantage de sièges, croit Ruth Ellen Brosseau.

Au lendemain de sa défaite subie aux mains du bloquiste Yves Perron, l’ex-députée de Berthier-Maskinongé était toujours ébranlée par le résultat de l’élection. Mais comme elle le rappelle, quand on se lance en campagne électorale, c’est avec la possibilité de remporter l’élection, mais aussi de la perdre.

«Il faut admettre que le Bloc québécois a fait une bonne campagne. Mais je suis fière de la campagne du NDP, des enjeux qu’on a mis de l’avant. Et si on avait eu une campagne qui aurait duré deux semaines de plus, on aurait pu conserver et gagner d’autres sièges. Il n’y a pas eu de faux pas ou d’erreur. Ça a été une campagne positive et Jagmeet Singh est un chef à suivre. Je n’ai pas de regret», affirme la candidate, qui félicite Yves Perron pour sa victoire et qui assure qu’elle le rencontrera pour effectuer un transfert harmonieux des dossiers en cours.

Ruth Ellen Brosseau reconnaît qu’en début de campagne, le NPD avait le défi de faire connaître son leader. Elle admet aussi que le turban porté par Jagmeet Singh a pu guider des électeurs à cocher ailleurs que pour le NPD sur le bulletin de vote.

«Peut-être que certaines personnes ont eu de la difficulté avec le fait que mon chef porte un turban, mais à mesure que la campagne avançait, les gens passaient par-dessus. Les gens écoutaient plus, c’était plus le contenu que le contenant. Au début, les gens disaient: «On ne le connaît pas». Au fur et à mesure que la campagne avançait, les gens disaient que Jagmeet était sympathique, qu’il avait un grand coeur, qu’ils aimeraient prendre une bière avec lui.»

Mme Brosseau souhaite que le gouvernement minoritaire de Justin Trudeau fera preuve d’ouverture avec les autres partis d’opposition afin de faire progresser des dossiers pour le bien commun. Pour sa part, elle entend prendre du temps pour elle et être plus présente pour ses proches. Mais la jeune femme sans expérience en politique active qui a atterri dans Berthier-Maskinongé en 2011 veut continuer de s’impliquer pour faire une différence dans la communauté et n’écarte pas du tout un retour en politique.