Le manque à gagner à la Ville pourrait dépasser 7 M$

Des 2,8 M$ annoncés en mai, le déficit lié à la COVID-19 à la Ville de Sherbrooke pourrait maintenant dépasser les 7 M$. Plus de la moitié de ce montant serait attribuable à la Société de transport de Sherbrooke.

Le maire Steve Lussier avait lancé le montant sur les ondes du 107,7 la semaine dernière, mais les élus ne semblaient pas avoir été informés des détails entourant la situation budgétaire de la Ville. C’est du moins ce que laisse entendre un commentaire de la conseillère Évelyne Beaudin, qui a demandé lundi soir de connaître les détails de ces nouvelles données. 

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« Je suis resté surpris de ce commentaire. Ça va revenir la semaine prochaine pour les élus », a dit le maire.

M. Lussier a ajouté que le déficit pourrait même être supérieur à 7 M$. « Si nous n’avons pas l’argent convenu avec le gouvernement pour les camps de jour, les montants supplémentaires que nous devrons dépenser viendront s’ajouter », précise-t-il. 

« On demande de l’aide au gouvernement. Nous avons fait des interventions avec l’Union des municipalités du Québec, au caucus des grandes villes. Nous avons des bonnes revendications pour que soient couverts certains secteurs comme le transport en commun, où le manque à gagner serait de 4,6 M$ pour nous. »

Le maire de Sherbrooke a ajouté que les interventions de ses collègues l’aident à plaider auprès du gouvernement. « Je souhaite que les élus me supportent dans mes demandes. »

M. Lussier a dit attendre la mise à jour économique du gouvernement du Québec, vendredi, pour savoir si de l’argent nouveau viendra en aide aux municipalités. 

Un lac-à-l’épaule est prévu à la fin du mois de juin pour que les élus puissent se pencher sur les décisions difficiles qu’ils devront prendre pour réviser le budget 2020, tout en préparant le budget 2021. 

Selon les chiffres avancés par le maire Lussier, ce sont 621 000 $ en manque à gagner qui pourraient être attribuables aux camps de jour, 2,5 M$ au manque à gagner lié aux droits de mutation et 1 M$ aux pertes d’énergie.

Il rapporte avoir fait un effort au sein de son cabinet avec une coupe de 32 000 $ qui a entraîné la mise à pied d’un employé. 

La présidente du conseil, Nicole Bergeron, a rappelé que la situation actuelle est exceptionnelle et que toutes les villes se retrouvent face au même défi. 

« On n’a pas l’habitude de réviser notre budget à ce temps-ci de l’année avec autant d’impact. Il est trop tôt pour dire où il y aura des coupures exactement. On aura un lac-à-l’épaule fin juin pour établir nos priorités et travailler avec le comité de performance organisationnelle, pour nous projeter aussi dans les années futures. »