M. Ste-Marie a justifié sa démission par son incapacité à communiquer avec la chef du parti, Martine Ouellet, et à cause de leurs «différences de vues sur le travail parlementaire à Ottawa».

Le leader du Bloc québécois démissionne en raison d'un différend avec la chef

OTTAWA — Le député de Joliette, Gabriel Ste-Marie, a annoncé dimanche qu'il démissionnait de son poste de leader parlementaire du Bloc québécois en raison de son incapacité à communiquer avec la chef du parti, Martine Ouellet, et à cause de leurs «différences de vues sur le travail parlementaire à Ottawa».

Dans un communiqué publié dimanche soir, Gabriel Ste-Marie a déclaré «je pense qu'il est essentiel qu'il y ait un lien de confiance particulier, une espèce de communion d'idée, entre la chef et son leader parlementaire et ce n'est malheureusement pas le cas.»

Une attachée de presse du député a indiqué à La Presse canadienne dimanche soir que M. Ste-Marie ne prévoyait pas «discuter de la situation avec les médias» et qu'une rencontre entre Gabriel Ste-Marie et Martine Ouellet était prévue lundi matin.

Dans sa déclaration, le député de Joliette a aussi indiqué comment il perçoit son parti : «Le Bloc québécois est un parti indépendantiste qui doit en faire la promotion — évidemment! — et c'est ma conviction la plus profonde, tout comme je persiste à croire que notre responsabilité première à la Chambre des communes est de défendre les intérêts des Québécoises et des Québécois et porter les consensus de l'Assemblée nationale. C'est en montrant les effets néfastes du fédéralisme sur la vie des gens et en faisant la démonstration que seuls des indépendantistes défendent sans compromis les intérêts du Québec que nous faisons avancer notre cause».

La relation entre la chef du Bloc québécois et l'ex-leader parlementaire ne semble pas avoir été de tout repos.

En juin 2017, Gabriel Ste-Marie et six autres députés du Bloc québécois avaient affirmé que leur lien de confiance avec Martine Ouellet avait été ébranlé et qu'elle devait travailler pour le rétablir.

Ils reprochaient à leur chef d'avoir nommé Louis-Philippe Dubois comme chef de cabinet, une personne qui «n'avait pas la confiance des députés».

Quelque temps après, Mme Ouellet avait dû congédier Louis-Philippe Dubois, qui selon le Huffington Post avait voulu ouvertement nuire à un député du parti, Rhéal Fortin. Le caucus bloquiste s'était finalement rangé derrière sa chef.

Selon la biographie sur le site Internet du député, Gabriel Ste-Marie a enseigné l'économie au Cégep régional de Lanaudière à Joliette. Il est aussi chercheur à l'Institut de recherche en économie contemporaine et chargé de cours à l'UQAM.

Gabriel Ste-Marie est député de Joliette.