Le maire de Sherbrooke Steve Lussier

Lac-à-l'épaule: un huis clos empêche les élus de rapporter leurs discussions

Les élus sherbrookois étaient réunis à Orford en lac-à-l’épaule vendredi et samedi pour discuter des enjeux qui orienteront leur mandat. Si un huis clos les empêche de rapporter de quoi il a été précisément question durant la rencontre, tous semblaient s’entendre pour dire que l’activité a permis de tisser des liens entre les élus, ainsi qu’avec les fonctionnaires municipaux.

« Ça ressemblait à un genre d’activité d’intégration, qui aurait peut-être pu être faite un peu plus rapidement, mais l’ambiance était bien. Ç’a permis à différentes personnes d’apprendre à se connaître », a notamment mentionné la conseillère municipale Évelyne Beaudin.

« Le premier mot qui m’est venu en tête, c’est : enfin! » a renchéri sa collègue Annie Godbout. « Faire un exercice comme celui-là, réfléchir ensemble, travailler nos idées, c’est un exercice essentiel pour travailler sur le futur de la ville. »

Comme près de la moitié des élus du conseil municipal actuel sont de nouveaux venus — incluant le maire Steve Lussier —, une telle activité était d’autant plus pertinente, a souligné le conseiller Vincent Boutin, qui en est pour sa part à son deuxième mandat. « Les lundis [NDLR : lors des réunions du conseil municipal], ça va vite, on est dans le feu de l’actualité, il peut y avoir des tensions tout dépendant des sujets. Là, je pense qu’au-delà des dossiers à traiter, on a pu apprendre à se connaître un peu plus et laisser tomber certaines appréhensions qu’on pouvait avoir », a-t-il dit. « Je suis optimiste de nature, je souhaite qu’on puisse se servir de cette fin de semaine comme tremplin. Je pense qu’on ne peut pas être d’accord sur tout, c’est correct, c’est ça la démocratie, mais ça peut aider à ce que tout se fasse dans le respect. »

Humaniser l’appareil municipal

La présence de hauts fonctionnaires lors de l’exercice a également été appréciée des élus. « Pour moi, ça a permis d’humaniser l’appareil administratif de la Ville », a affirmé le conseiller Pierre Avard. « Ça peut permettre des rapprochements entre les deux paliers. Habituellement, il y a un cadre rigide de décorum au conseil municipal, là le cadre et l’ambiance étaient plus détendus. »

« Quand les fonctionnaires viennent nous présenter des dossiers, c’est toujours assez rapide, et on n’a pas le temps d’en apprendre plus sur ces personnes-là », a confirmé Vincent Boutin. « Après deux jours passés à discuter avec eux, on développe des liens, ça va être très enrichissant et ça va rapporter à terme ce travail-là. »

Vaste éventail de sujets

Si on se fie au communiqué émis par la Ville de Sherbrooke à la suite du lac-à-l’épaule, un vaste éventail de sujets a été abordé par les élus durant cette activité : développement économique, développement urbain et environnemental, sports, loisirs, culture, vie communautaire et vie sociale étaient au programme.

« Les ateliers de travail ne sont pas terminés encore », a souligné le maire Steve Lussier. « Il reste à peu près deux autres jours de travail à compléter. L’exercice va nous rendre jusqu’au budget. On va savoir sur quoi on mise exactement, vers quel créneau on s’en va », a-t-il ajouté. « Il y a la vision du maire, mais aussi celle des élus de chaque arrondissement », a rappelé celui qui s’est dit très content du déroulement du lac-à-l’épaule.

Le budget devrait être présenté au conseil municipal autour du mois de novembre. « Le vrai succès, on va pouvoir le mesurer à ce moment-là », a souligné Évelyne Beaudin, qui espère que les idées sorties lors de la réunion de travail allaient se concrétiser.