Président de la FQM et maire de Sainte-Catherine-de-Hatley, Jacques Demers indique qu’un autre cheval de bataille de l'organisation est un déploiement des services Internet à haute vitesse dans toutes les régions du Québec.

La FQM présente ses demandes

Des projets essentiels de construction et de réfection de bâtiments municipaux et de barrages sont freinés par des programmes fédéraux qui ne sont pas adaptés.

Telle est la perception de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) qui a lancé ses demandes, lundi, aux partis politiques fédéraux dans le cadre de la campagne électorale 2019.

La FQM souhaite que les partis politiques s’engagent à ce que le Fonds de la taxe sur l’essence puisse être appliqué aux projets d’infrastructures municipales comme les barrages et bâtiments et pas seulement ceux liés au transport.

« Nous ne demandons pas plus d’argent, mais bien une application plus adéquate du programme. Les municipalités sont responsables de 60 pour cent du coût des infrastructures, alors qu’elles reçoivent 10 pour cent des revenus. Nous voulons que les sommes provenant de la taxe sur l’essence puissent être appliquées à l’ensemble des dépenses municipales en infrastructures. Il y a beaucoup de bâtiments et même de barrages qui doivent être mis à niveau. Ça n’a pas de sens de taxer les citoyens et d’avoir à retourner l’argent au fédéral », signale le président de la FQM et maire de Sainte-Catherine-de-Hatley, Jacques Demers.

Ce dernier indique qu’un autre cheval de bataille de la FQM est un déploiement des services Internet à haute vitesse dans toutes les régions du Québec.

AbonnezvousBarometre

« Ma résidence se trouve à moins d’un kilomètre de l’autoroute qui fait le lien avec les États-Unis entre les pôles urbains de Sherbrooke et Magog et je ne peux avoir accès à un réseau Internet ou cellulaire digne de ce nom. Plusieurs municipalités dans les régions du Québec n’ont pas accès à une vitesse supérieure à 50 mégabits quand le réseau réussit à atteindre cette vitesse. Les cartes de déploiement du CRTC ne sont pas à jour. Les trois paliers gouvernementaux doivent travailler ensemble. C’est aux municipalités de faire part de leurs besoins aux fournisseurs de service Internet pas à eux de les dicter. Le gouvernement fédéral doit se positionner à ce sujet », estime Jacques Demers.

La FQM réclame aussi aux partis fédéraux de présenter un plan pour lutter contre les changements climatiques notamment pour adapter les infrastructures.

« Au Québec, c’est la grande majorité des chemins de fer encore en fonction qui sont sous la responsabilité du gouvernement fédéral. Pour mettre en place le transport de passagers entre Sherbrooke et Montréal notamment, il faut voir à ce que l’état des rails puisse permettre à un train d’aller à une vitesse où ça devient intéressant de le prendre », indique le président de la FQM.

La fédération, qui représente quelque 1000 municipalités et MRC au Québec, demande aussi aux différents partis de se positionner relativement à la régionalisation de l’immigration.

« Il faut être capable comme municipalités de bien accueillir les immigrants dans les différentes régions afin de combler les besoins de main-d’œuvre. Nous voulons des engagements des partis politiques en ce sens », estime le président de la FQM, Jacques Demers qui mentionne que les candidats locaux seront interpelés sur ces divers enjeux d’ici le 21 octobre prochain.