La nouvelle députée de Saint-François, Geneviève Hébert, compte aller à la rencontre des électeurs le plus souvent possible. « Faire de la politique autrement, c’est aussi et surtout entendre ce que les gens ont à dire », estime-t-elle.

La CAQ sur le terrain après sa victoire

« Connaître, aimer, servir », telle est la devise inscrite sur la porte du bureau de circonscription de Geneviève Hébert de la Coalition avenir Québec.

C’est avec la conviction de rester près des gens qui lui ont donné une majorité franche aux élections du 1er octobre dernier que la députée de Saint-François entreprendra la prochaine année.

Comme de nombreux autres nouveaux députés de la CAQ, Geneviève Hébert a profité du vent favorable pour accéder au gouvernement.

« À partir du mois de juin, j’ai commencé à sentir le vent changer. Je m’attendais à une élection tellement serrée que je m’étais préparée à un recomptage. Dans ma circonscription, les gens étaient discrets. Ils me montraient leur appui par des clins d’œil ou des pouces en l’air, mais personne ne voulait s’afficher », se rappelle Geneviève Hébert.

Le soir des élections, ces appuis discrets se sont concrétisés en votes dans les urnes.

L’équipe de François Legault a fait élire 74 députés avec 37,4 pour cent des voix, dont pratiquement toutes les circonscriptions du sud du Québec.

L’Estrie bleu CAQ

La victoire de Geneviève Hébert a été éclatante comme celles des autres candidats de la CAQ dans les circonscriptions estriennes. Gilles Bélanger dans Orford, André Bachand dans Richmond, François Jacques dans Mégantic, Isabelle Charest dans Brome-Missisquoi et François Bonnardel dans Granby.

L’Estrie a pris la couleur du bleu CAQ, sauf dans Sherbrooke.

Si l’élection a été historique pour la CAQ, elle l’a aussi été pour Québec solidaire qui a fait élire dix députés, dont Christine Labrie dans Sherbrooke.

Le Parti libéral du Québec, si fort en Estrie sous l’ère Charest puis lors du mandat de Philippe Couillard, a été balayé.

« J’ai été surprise du résultat dans Sherbrooke. Luc Fortin semblait très apprécié. C’est Québec solidaire qui a été élu et je suis prête à travailler avec Christine Labrie même si nos partis ne partagent pas la même vision. Nous devons être prêts à travailler pour le bien commun des citoyens peu importe notre allégeance », signale Geneviève Hébert.

La députée Hébert souhaite rester près des électeurs. En plus de son local dans l’Est de Sherbrooke, elle a établi un bureau satellite au centre-ville de Coaticook.

« Mes deux bureaux sont situés sur les rues principales de chacune des villes. Chaque midi, je vais dans des restaurants différents pour entendre les préoccupations des gens. C’est important de savoir ce qu’ils ont à dire et d’être présente dans leur milieu. Faire de la politique autrement, c’est aussi et surtout entendre ce que les gens ont à dire. Les gens veulent nous voir. Je vais à leur rencontre le plus souvent possible. Les approches rurales et urbaines font le charme de la circonscription », affirme-t-elle.

Geneviève Hébert est formelle, elle continuera d’être à l’écoute des électeurs pour réaliser les engagements de la CAQ en matière de santé, d’éducation, de famille ou de laïcité.

Pour l’Estrie, elle affirme qu’elle travaillera à réaliser les engagements que ce soit au Cégep de Sherbrooke, à l’aéroport de Sherbrooke ou pour aider Sherbrooke à se doter d’un centre de crise en matière de santé mentale.

« On m’a fait une place dans la circonscription. Ce que j’aime, c’est l’esprit d’équipe avec les autres députés. On travaille ensemble. Nous avons un bel esprit de famille à la CAQ et c’est le cas dans chacun des caucus des différentes régions. On sent une lune de miel avec la population. Les gens étaient mûrs pour du changement et ils ont placé beaucoup d’espoir pour que nous puissions livrer la marchandise », indique celle qui occupe les fonctions parlementaires de whip adjointe à la CAQ.