Entouré des députés Geneviève Hébert, Isabelle Charest et François Jacques, le ministre des Transports et ministre responsable de l’Estrie François Bonnardel a dressé un bilan positif de la première année au pouvoir de la CAQ.

La CAQ dresse un bilan positif de sa première année au pouvoir

La Coalition avenir Québec trace un bilan positif de sa première année au pouvoir et de sa contribution à la région de l’Estrie. De passage à Sherbrooke lundi, le ministre des Transports, François Bonnardel, parle des investissements dans la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) et dans les écoles comme des acquis pour l’Estrie.

« On est très heureux après un an d’avoir remis énormément d’argent dans les poches des familles et des aînés, d’avoir réduit les taxes scolaires, [d’avoir] bonifié l’allocation familiale [et le] crédit d’impôt pour les aînés à faibles revenus », a analysé M. Bonnardel en début de mêlée de presse. Le ministre responsable de la région de l’Estrie était accompagné de députés de la région, dont Isabelle Charest (Brome-Missisquoi), André Bachand (Richmond), Geneviève Hébert (Saint-François) et François Jacques (Mégantic).

« Mon ministère a investi 190 millions $, une somme extrêmement importante pour la région de l’Estrie, pour épauler tous les projets de transport et de maintien d’actifs dans notre région. Les investissements en éducation et en santé et services sociaux, particulièrement pour la DPJ. Des réformes importantes avec notre collègue Simon Jolin-Barrette pour l’immigration et la laïcité. Un autre point important, le pacte fiscal qui a été signé avec Andrée Laforest. Il y aura des sommes importantes pour la voirie locale pour toutes nos municipalités en Estrie qui demandaient des sommes additionnelles pour les épauler, pour qu’elles soient capables de supporter leur maintien d’actifs », a énuméré M. Bonnardel.

Il était important pour François Bonnardel, député de Granby, de faire son bilan à Sherbrooke, « la capitale de l’Estrie », selon lui, même si la circonscription est représentée à l’Assemblée nationale par une députée de Québec solidaire, Christine Labrie. « La région de Sherbrooke est extrêmement importante, a-t-il assuré. [...] C’était important d’envoyer le signal aux gens de Sherbrooke que nous sommes présents. Nous sommes là pour écouter les élus et les citoyens qui nous ont fait confiance depuis la dernière année. On va se promener un peu dans la prochaine année pour être capables d’avoir des caucus un peu partout, dans toutes les circonscriptions. »

Le ministre Bonnardel s’est penché sur plusieurs dossiers qui seront sur la table pour la prochaine année.

Pénurie de main-d’œuvre

Outre l’immigration, il faut ramener les jeunes retraités sur le marché du travail, pense M. Bonnardel. « C’est un enjeu immensément important partout au Québec. Mon collègue Simon Jolin-Barrette est à pied d’œuvre pour être capable d’épauler le ministre du Développement économique et on est tous au fait, quand on parle de nos industriels, nos sociétés et nos PME, de ce besoin criant de main-d’œuvre partout en Estrie. Une meilleure intégration, une meilleure francisation, c’est le défi que Simon Jolin-Barrette se donne. Il y a un arrimage important à faire entre les besoins de main-d’œuvre et les besoins d’immigration. De faciliter cet arrimage lorsqu’on a un besoin spécifique pour aller chercher des immigrants à l’extérieur. »

« Les problèmes qu’on a eus sous les années libérales, c’est l’émigration, a-t-il poursuivi. On recevait entre 50 000 et 52 000 immigrants par année, mais on en perdait 7000 ou 8000 par année parce que l’intégration se faisait mal. Pour nous, c’était mieux d’en recevoir 40 000 et d’être capable d’avoir une intégration réussie à 90 % ou 100 % qu’une réussite à 60 ou 70 % comme dans le passé. »

Centre mère-enfant

« C’est un projet important attendu depuis un certain nombre d’années, a rappelé le ministre Bonnardel. C’est un projet qui avait été démarré par l’ancien gouvernement. Quand on a vu qu’il y avait un seul soumissionnaire et que les coûts allaient exploser, on a demandé à la Société québécoise des infrastructures de refaire le travail. Danielle McCann [la ministre de la Santé et des Services sociaux] a envoyé une lettre à la SQI parce qu’on n’acceptait pas les délais additionnels de mise en service. Dans la lettre que la SQI nous a envoyée, on parle de la fin 2023, on a gagné presque six mois. »

Routes

Par rapport à la route 112, le gouvernement attend toujours le rapport qui démontrera les mesures qui pourront être mises en place. En attendant, la limite de vitesse a été revue à la baisse. « Je sais que ce n’est pas parfait, mais de réduire la vitesse à 70 km/h, c’est un pas en avant pour amener les gens à changer leurs comportements. J’ai entendu certaines personnes dire “ça n’a pas de bon sens [...] ça va me prendre plus de temps me rendre à East Angus ou à Ascot Corner”. Je m’excuse, mais sur un tracé de six kilomètres, les gens vont perdre 30 ou 40 secondes. Pour moi, ce qui est important, c’est de sécuriser le réseau routier avant toutes choses, de trouver les meilleures mesures possible pour que les automobiles soient en sécurité », commente François Bonnardel.

Pour l’intersection probléma- tique des routes 220 et 249 dans le secteur Saint-Élie, tout pointerait vers un carrefour giratoire. « On va avoir un rapport très bientôt et des mesures importantes pour avoir, peut-être, un carrefour giratoire. On va attendre de voir le rapport aussi. »

Environnement

Du côté de l’environnement, l’électrification des transports est un sujet important pour la CAQ. « On souhaite qu’à partir de 2025, tous les autobus soient électrifiés au Québec. On a les défis de tous les tramways, que ce soit à Montréal, Québec ou Gatineau. Le programme Roulez vert, d’amener le changement de comportement, que les gens laissent un deuxième véhicule à la maison pour un véhicule électrique. C’est de donner d’autres options en matière de transport en commun. On est la cause du problème, mais on doit être une partie de la solution du côté des transports pour la suite des choses. C’est de se donner des modes de transports différents que l’automobile. Ça prend de nouvelles routes, ça prend des voies réservées. Ça prend des modes de transport différents pour inciter les gens à changer leurs comportements. Ça peut être le bus, le tramway, la trottinette, le vélo... », exprime le ministre des Transports, ajoutant que Valoris est aussi un dossier « environnemental et économique immensément important ».