La candidate pour Québec solidaire Christine Labrie a promené les couleurs de son parti autour du lac des Nations dimanche, à l’occasion de son premier « jogging solidaire », lors duquel elle invite les citoyens à venir jaser de politique avec elle.

Jogging, politique et équilibre

Un sujet qui revient fréquemment dans les discussions entre la candidate de Québec solidaire Christine Labrie et les citoyens qu’elle rencontre, c’est l’équilibre de vie.

« Beaucoup de gens de la région travaillent dans les services publics, et on me parle souvent de détresse psychologique, de congés de maladie... Tout ce qui touche aux conditions de travail des gens. Et la détresse des travailleurs a des répercussions dans la famille, ça les précarise. [...] Plusieurs personnes ont à peine le temps de se remettre sur pied pendant leurs vacances, ou se font dire pendant leur congé de maternité que leurs collègues n’y arrivent pas. C’est préoccupant, et on a beaucoup de propositions pour améliorer les conditions de travail », rapporte celle qui se présente dans la circonscription de Sherbrooke.

Cet équilibre est aussi difficile à atteindre pour une personne en pleine campagne électorale, souligne-t-elle avec un sourire en coin. « Les gens ont besoin d’équilibre et je veux l’incarner : c’est entre autres pour ça que je fais ce jogging solidaire, c’est une belle façon de bouger pendant la campagne. »

Le fonctionnement de cette activité est simple : tous les dimanches à 13 h, Mme Labrie se poste au marché de la Gare avec son t-shirt aux couleurs de QS, et discute de politique tout en courant – ou marchant – avec les citoyens curieux.

« On ne va pas courir vite, ce n’est pas un entraînement, c’est un prétexte pour discuter et échanger dans un contexte convivial. Je ne veux pas que les gens aient à payer un billet à 50 $ pour un souper pour me rencontrer et avoir une conversation, ou qu’ils soient intimidés par un contexte formel », explique la candidate. « Et si les gens n’aiment pas courir, ils peuvent tout simplement venir avant. »

Cette pratique va aussi avec la philosophie de Mme Labrie, qui veut aller « là où les gens sont ».
« Certaines personnes ne viendront jamais dans un événement politique comme une conférence. Je veux trouver ces gens qui vont voter, qui ont un intérêt pour la politique, mais qu’on ne voit pas dans les événements classiques. Je crois que ça peut aussi permettre d’aller chercher les jeunes d’une autre façon. »

La première édition de son rassemblement n’a pas attiré beaucoup de citoyens : il faut dire qu’avec la finale de la Coupe du monde qui se tenait pile à ce moment-là, Mme Labrie s’y attendait un peu. « J’aimerais voir ça grossir », lance-t-elle toutefois.