« Pour tous les grands événements sportifs incluant les Olympiques, on contribue à la moitié du budget. Ce que Québec et Sherbrooke mettent sur la table, on aurait mis le même montant. Malheureusement ce n’était pas suffisant. La décision revient à Québec et je la respecte », dit Marie-Claude Bibeau.

Jeux de la Francophonie: Bibeau déçue, mais compréhensive

SHERBROOKE – La députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau avoue être déçue en tant que Sherbrookoise par rapport au retrait de la candidature de Sherbrooke aux Jeux de la Francophonie. « Comme Sherbrookoise, j’ai un petit pincement au cœur, mais que voulez-vous… c’est comme ça », a-t-elle affirmé à La Tribune, samedi.

« Pour avoir participé aux Jeux du Canada et pour savoir à quel point les gens de Sherbrooke sont capables d’accueillir de grands événements sportifs, c’est sûr que c’est une déception, explique Mme Bibeau, en entrevue téléphonique. Je respecte ça, la décision devait être prise par Québec en partenariat avec Sherbrooke. Ils ont pris la décision de ne pas la déposer. »

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Selon elle, la position du Canada est claire depuis le tout début. « Pour tous les grands événements sportifs incluant les Olympiques, on contribue à la moitié du budget. Ce que Québec et Sherbrooke mettent sur la table, on aurait mis le même montant. Malheureusement ce n’était pas suffisant. La décision revient à Québec et je la respecte », assure la Sherbrookoise.

Mme Bibeau pense que le dossier est clos pour le Canada pour ce qui est des Jeux de la Francophonie 2021. « Il n’y a pas d’autres municipalités qui ont montré de l’intérêt. L’organisation a ouvert un appel de candidatures. L’un des membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pourrait poser sa candidature dans les prochaines semaines, mais ce ne sera pas au Canada », dit-elle.

« Je dis ça, mais ça pourrait être une autre province sous le chapeau du Canada, relativise-t-elle. À l’OIF, on y croit encore de plein droit. (...) Quand le Québec ou le Nouveau-Brunswick dépose une candidature, le Canada contribue aussi en soutien. Le leadership de la demande vient de la province, membre à part entière de l’OIF », rappelle Mme Bibeau.