Vincent Boutin : « Oui, le fait que ce soit un nouvel appel de candidatures, ça raccourcit les délais, on en est conscients, mais ça vaut la peine d’aller au fond des choses pour savoir si on peut accueillir ces jeux-là. »

Jeux de la Francophonie : encore réalisable, estime Boutin

Même si les délais se resserrent pour l’organisation des Jeux de la Francophonie à Sherbrooke et que la municipalité de Nantes, en France, se dit intéressée à accueillir l’événement, le conseiller municipal Vincent Boutin estime que c’est encore réalisable.

« La Ville de Sherbrooke a fait sa part. On a pris notre orientation et on a posé nos conditions. Oui, le fait que ce soit un nouvel appel de candidatures, ça raccourcit les délais, on en est conscients, mais ça vaut la peine d’aller au fond des choses pour savoir si on peut accueillir ces jeux-là. Ces semaines perdues vont faire partie de notre analyse. »

Le maire Steve Lussier rapportait dans nos pages samedi qu’en vertu du nouvel appel de candidatures « accéléré », Sherbrooke pourra redéposer sa candidature entre le 1er mars et le 31 mai. Le Comité international des Jeux de la Francophonie a également accepté de remettre le cahier de charges plus tôt dans le processus de mise en candidature, afin d’éviter qu’une situation comme celle vécue à Moncton-Dieppe se reproduise.

La Ville de Sherbrooke pourra ainsi analyser les demandes du CIJF dès le mois de mars, advenant une mise en candidature officielle, et établir son budget en fonction des nouvelles exigences. Rappelons toutefois que c’est le gouvernement du Québec, comme mandataire, qui doit déposer la candidature et que, selon le maire, il discute avec Ottawa cette semaine de leur participation financière respective.

Toujours selon le maire, le choix de la ville hôtesse sera annoncé au début du mois de juillet, à deux ans à peine de la tenue de l’événement.

« Que l’OIF refasse un appel de candidatures, c’est leur décision, commente à ce propos Vincent Boutin. Maintenant s’il y avait une entente entre les deux paliers de gouvernement la semaine prochaine, est-ce que ça changerait quelque chose? »

Pas à tout prix

Devant la tournure des événements, le conseiller municipal, également président du comité du sport et du plein air, ne se crée pas d’attentes. 

« Je n’ai pas dit que je voulais les Jeux à tout prix, remet-il en perspective, ce que je voulais c’est qu’on étudie la question et qu’on prenne la meilleure décision dans l’intérêt des Sherbrookois. »

Pour lui, le maximum de 5,5 M$ mis sur la table par la Ville de Sherbrooke est approprié. « Quand on fait des jeux, dit-il, on essaie de saisir les opportunités pour maximiser les retombées. On ne fait pas des jeux pour faire des jeux. »

Si ce n’est pas le scénario qu’il avait envisagé quand il a demandé au maire Lussier, à la fin janvier, de revenir sur son refus d’accueillir les Jeux et quelle que soit la décision finale, Vincent Boutin tient néanmoins à souligner le travail colossal d’analyse fait par les fonctionnaires municipaux en peu de jours. 

« C’est plus long que j’anticipais, c’est des processus d’organisations internationales et c’est régi par des protocoles stricts, mais ils ont été rapides à arriver avec de nouvelles propositions et dans la perspective où il s’agit de jeux de calibre mondial, je tiens à le souligner. »

Quant à l’intérêt manifesté par Nantes pour accueillir l’événement, une attachée de presse a confirmé à Radio-Canada lundi que la Ville regardait avec les organisateurs « dans quel cadre et à quelles conditions cela pourrait se réaliser ».