Jean Charest

Jean Charest entre dans un club sélect

Jean Charest est devenu, mardi soir, le sixième récipiendaire du Prix de l’Association canadienne des ex-parlementaires (ACEP). Ce prix lui a été remis lors d’un souper de gala qui s’est déroulé à l’hôtel Reine Élizabeth de Montréal, devant près de 500 personnes, dont une trentaine de sympathisants sherbrookois.

En lui remettant ce prix, l’ACEP a voulu rendre hommage à M. Charest « pour l’ensemble de ses réalisations ».

Élu député conservateur de Sherbrooke pour la toute première fois lors des élections fédérales de 1984, à l’âge de 26 ans, Jean Charest a par la suite fait carrière tant sur la scène fédérale que provinciale.

Un mois après son élection au sein du gouvernement de Brian Mulroney, il est nommé vice-président de la Chambre des communes.

Deux ans plus tard, il fait son entrée au cabinet à titre de ministre d’État à la Jeunesse, devenant, à 28 ans, le plus jeune membre du cabinet des ministres de l’histoire du Canada.

En 1993, M. Charest est nommé ministre de l’Industrie et vice-premier ministre du Canada.

En octobre 1993, alors que le Parti conservateur subit la pire dégelée de son histoire, il est l’un des deux seuls députés conservateurs élus à la Chambre des communes.

En 1994, Jean Charest est nommé chef du Parti progressiste-conservateur, devenant ainsi le premier Canadien-Français à prendre la tête du parti. Il deviendra, deux mois plus tard, chef du PCC, en remplacement de Kim Campbell. Il est réélu aux élections de juin 1997.

En mars 1998, il cède aux pressions et décide de « faire le choix du Québec » en succédant à Daniel Johnson à la tête du parti libéral du Québec. Il fait son entrée à l’Assemblée nationale à titre de député de Sherbrooke lors des élections du 30 novembre 1998, remportées par le Parti québécois, dirigé par Lucien Bouchard.

Il est élu premier ministre du Québec le 14 avril 2003 avec une majorité de 76 sièges contre 45 pour le Parti québécois de Bernard Landry.

Quatre ans plus tard, il est reporté au pouvoir, mais cette fois à la tête d’un gouvernement minoritaire, après la percée de l’Action démocratique du Québec (ADQ).

En 2008, il obtient un troisième mandat, majoritaire cette fois, qui prendra fin avec la victoire minoritaire du Parti québécois de Pauline Marois, en 2012.

Depuis sa retraite de la politique, M. Charest s’est notamment joint au cabinet d’avocats McCarthy Tétreault à titre d’associé au bureau de Montréal.

Fondée en 1987, l’Association canadienne des ex-parlementaires a remis son prix à cinq autres anciens parlementaires. Il s’agit de Don Mazankowski, Ed Lumley, Alexa McDonough, Michael Wilson et Bob Rae.

L’ACEP s’est donné comme mission de promouvoir la démocratie parlementaire auprès des jeunes et des parlementaires.