Le chef néo-démocrate Jagmeet Singh s’est aventuré dans un terrain connu pour ses prédécesseurs, samedi, alors qu’il faisait campagne dans la circonscription montréalaise d’Outremont.

Jagmeet Singh fait campagne dans Outremont dans une course qui s’annonce ardue

MONTRÉAL — Le chef néo-démocrate Jagmeet Singh s’est aventuré dans un terrain connu pour ses prédécesseurs, samedi, alors qu’il faisait campagne dans la circonscription montréalaise d’Outremont, où une élection partielle devrait avoir lieu l’année prochaine.

M. Singh a serré des mains et a échangé en français avec des commerçants locaux en compagnie de sa candidate Julia Sanchez.

La circonscription a été laissée vacante par l’ancien chef néo-démocrate, Thomas Mulcair, dont l’élection en 2007 avait ouvert les portes du Québec au Nouveau Parti démocratique (NPD).

M. Mulcair a remporté son siège à trois autres reprises, avant de quitter la politique pour enseigner à l’Université de Montréal.

Malgré les succès passés du parti dans ce secteur, le parti pourrait avoir de la difficulté à reprendre son siège à l’occasion de l’élection partielle.

Les résultats du NPD dans les récentes élections complémentaires se sont avérés décevants et Julia Sanchez ne s’est jamais présentée à un poste électif auparavant.

Dans Chicoutimi-Le Fjord, en juin dernier, le NPD avait fini troisième, raflant seulement 8,7 pour cent du vote dans cette circonscription qu’il avait gagnée en 2011. En octobre 2017, le NPD avait terminé quatrième dans l’élection de Lac-Saint-Jean, qui avait été remportée par les libéraux.

Samedi, le chef néo-démocrate s’est montré optimiste à l’idée de conserver le fief de son parti.

«On ne peut pas comparer les résultats d’élections partielles à des résultats d’élections générales, a-t-il déclaré en anglais. Je ne crois pas que ce soit une comparaison juste.»

M. Singh compte mettre de l’avant ses propositions sur l’environnement pour gagner l’appui des Québécois.

«Entre la vague de chaleur au Québec qui a causé des pertes de vies, des inondations et les températures extrêmes à l’échelle du Canada, les gens sont de plus en plus inquiets sur ce que nous faisons pour combattre les changements climatiques», a-t-il soutenu.

Le chef néo-démocrate n’a pas voulu s’avancer sur une prédiction pour l’élection dans Outremont, mais il a reconnu l’importance symbolique de cette circonscription, qui a servi de prélude à la vague orange de 2011.

Bien qu’il ait fait plusieurs visites à Outremont, ce n’est pas tout le monde qui semblait reconnaître le chef néo-démocrate lorsqu’il se promenait dans les commerces.

Il a attiré la curiosité de plusieurs citoyens, qui lui demandaient qui il était. Une personne s’est demandé s’il s’agissait du ministre de la Défense, Harjit Sajjan.

Le chef néo-démocrate semblait être accueilli chaleureusement lorsqu’il se présentait dans les restaurants.

À ses côtés il y avait Julia Sanchez, une néophyte politique qui a passé les sept dernières années de sa carrière à Ottawa, en tant que présidente et chef de la direction du Conseil canadien pour la coopération internationale.

Elle dit apprécier le défi de revenir à Montréal et de se battre pour reconquérir la circonscription.

«Je fais du porte-à-porte depuis août, et les gens sont vraiment fiers du travail du NPD, de Thomas Mulcair et de toute l’équipe pour leurs services rendus, et je crois qu’ils veulent de la continuité», a-t-elle assuré.

Mme Sanchez fera face à la candidate libérale Rachel Bendayan, une avocate qui avait terminé deuxième derrière M. Muclair lors des dernières élections générales. De leur côté, les conservateurs misent sur Jasmine Louras.

Jagmeet Singh semblait optimiste de l’emporter lui-même dans la circonscription de Burnaby-Sud, en Colombie-Britannique.

Le chef néo-démocrate est déménagé dans le secteur et dit recevoir «beaucoup d’appuis» sur le terrain.

Le premier ministre Justin Trudeau devrait annoncer au début de l’année prochaine la date des élections partielles dans Burnaby-Sud, Outremont et York-Simcoe, en Ontario.