Le comité de revitalisation du centre-ville, mis sur pied à la demande du maire Steve Lussier, comptera pas moins de huit élus.

Huit élus au comité de revitalisation du centre-ville

Le comité de revitalisation du centre-ville, mis sur pied à la demande du maire Steve Lussier, comptera pas moins de huit élus. Présidé par la conseillère Chantal L’Espérance, ledit comité aura notamment le mandat de « voir à revitaliser et développer le centre-ville dans une approche visionnaire, cohérente et concertée avec les différents acteurs du milieu ». Il siégera pour une première fois mardi.

La conseillère Annie Godbout obtient la vice-présidence, tandis que Steve Lussier, Paul Gingues, Claude Charron, Rémi Demers, Danielle Berthold et Nicole Bergeron occuperont tous un siège au sein de ce comité. Des personnes additionnelles provenant du milieu ou du personnel de la Ville pourraient se joindre au comité selon les dossiers et les enjeux traités. Les membres n’obtiennent pas de rémunération supplémentaire pour siéger à ce comité.

Ce groupe dit politique devra travailler en collaboration avec les acteurs du développement du centre-ville, les partenaires économiques, les autres comités politiques et les ressources administratives de la Ville. Son mandat consiste de plus à « faire du centre-ville un pôle majeur de développement économique, touristique et culturel de la Ville de Sherbrooke » et à « préserver et mettre en valeur le caractère distinctif du centre-ville », lit-on dans le sommaire décisionnel de la Ville.

En plus de la portion sud de la rue Wellington, la rue Alexandre fera l’objet de discussions au sein du comité. « Les membres du conseil municipal souhaitent la création d’un comité de revitalisation du centre-ville de Sherbrooke qui agira en cohérence avec les actions réalisées par le passé et en cohérence avec les projets actuellement en planification et en chantier. »

Évelyne Beaudin proteste

La conseillère Évelyne Beaudin a enregistré sa dissidence devant la composition du comité. « Je me réjouis de la création de ce comité, qui était à mon avis nécessaire. Mais avec huit élus autour de la table, alors qu’il y a 15 membres au conseil municipal, ça signifie qu’une majorité siégera au comité. J’avais signifié mon intérêt à titre de citoyenne et de présidente du comité de développement social et communautaire et je n’ai pas été choisie alors que des personnes nommées n’avaient pas sollicité de siège. »

Pierre Avard abondait dans le même sens. « La composition est problématique. La place qu’occupe le comité exécutif est disproportionnée. »

Le maire Steve Lussier a encaissé les critiques, expliquant qu’il voulait que l’exécutif prenne part aux discussions, de même qu’un élu par arrondissement. « Je crois que j’ai fait le meilleur choix. » Il a invité Évelyne Beaudin à continuer de s’occuper de ses soirées d’information et que le comité se rassemblera et « ira de l’avant avec des projets également ».

Il ajoute que c’est le conseil municipal qui prendra les décisions, même si une majorité d’élus aura participé aux propositions soumises à leurs collègues.

La présidente du comité, Chantal L’Espérance, a voulu rassurer ses collègues : les décisions reviendront toujours au conseil municipal. « Mon souhait n’est pas de balayer ce qui a été fait avant. J’aime bien la cohérence. »

L’Association des gens d’affaires du centre-ville et la Chambre de commerce de Sherbrooke, qui avaient demandé un siège au comité, pourront participer à certaines discussions. Tous les élus pourront aussi assister aux réunions à titre de spectateurs.

La conseillère Chantal L’Espérance présidera le comité de revitalisation du centre-ville où siègeront également 7 de ses 14 collègues du conseil municipal.