L’expérience vécue par Vicki-May Hamm durant la dernière année, à titre de présidente de la Fédération canadienne des municipalités (FCM), semble avoir fait croître son intérêt envers la politique.

Hamm sort grandie de son expérience à la FCM

L’expérience vécue par Vicki-May Hamm durant la dernière année, à titre de présidente de la Fédération canadienne des municipalités (FCM), semble avoir fait croître son intérêt envers la politique.

« Je suis plus convaincue encore que j’ai ma place en politique. Je n’ai pas l’intention de me présenter aux prochaines élections fédérales, cet automne. Mais mon expérience à la FCM m’a amenée à mieux comprendre beaucoup d’enjeux existant à l’échelle canadienne. Et ça m’intéresse de m’impliquer au provincial ou au fédéral un jour », révèle Mme Hamm.

Lorsqu’on est élu à la présidence de la FCM, on obtient habituellement un mandat d’une année. L’organisme s’assure également que ses présidents proviennent de toutes les régions du Canada et a mis en place un système d’alternance qui permet cela.

L’accession de Vicki-May Hamm à la présidence de la FCM, en juin 2018, a en quelque sorte été une surprise. Il était prévu que le président pour l’année 2018-2019 serait un élu issu du Québec, mais la personne qui devait en prendre les rênes n’a pas été réélue dans sa municipalité à l’automne 2017.

« Si j’avais suivi le cheminement normal, j’aurais d’abord été troisième, deuxième puis première vice-présidente avant d’être choisie présidente. Les circonstances ont cependant voulu que ça se passe autrement pour moi. Disons que j’ai appris énormément, pendant la dernière année, et que je suis sortie de ma zone de confort pas mal de fois en cours de mandat », explique Mme Hamm.

Depuis qu’elle œuvre en politique municipale, la mairesse de Magog a toujours été une bonne communicatrice. Elle affirme toutefois que son aisance n’a jamais été aussi grande qu’actuellement devant une foule. « Je me sens bien même quand je m’adresse à un très grand nombre de personnes. »

Vicki-May Hamm a par ailleurs été appelée à travailler énormément en équipe durant les derniers douze mois. « J’ai un super groupe autour de moi à la Ville de Magog, mais c’était la première fois à la FCM que j’avais une équipe politique pour m’épauler. Elle m’informait et me challengeait. C’était génial de compter sur son appui », affirme-t-elle.

« Une vague d’amour »

La mairesse de Magog confie d’autre part avoir fait l’objet d’une « grosse vague d’amour » le week-end dernier, lors du congrès annuel de la FCM qui se tenait à Québec. Cela a sans doute rendu son départ de la présidence moins douloureux.

Au cours de ce congrès, les chefs des principaux partis politiques fédéraux sont tous allés rencontrer les élus municipaux du Canada. « Ils sont tous d’accord, de façon générale, qu’il faut rapprocher les municipalités et le gouvernement canadien, en plus d’offrir un financement plus stable au monde municipal. On verra maintenant comment ces engagements se traduiront dans les plateformes des partis », dit-elle.

Mme Hamm soutient que le gouvernement fédéral prête habituellement une oreille attentive aux requêtes formulées par la FCM. « C’est impressionnant de voir la crédibilité qu’a notre fédération à Ottawa. »

Malgré son départ de la présidence, la mairesse de Magog demeurera impliquée au sein de la FCM, dont elle est désormais la présidente sortante. Elle continuera notamment à suivre l’évolution de la toute jeune démocratie municipale en Tunisie.