Hamm et la FCM plaident pour le bilinguisme

La Fédération canadienne des municipalités (FCM) prend parti en faveur des francophones et du bilinguisme dans la tourmente des services en français en Ontario.

Vicki-May Hamm et Luc Desjardins, qui occupent respectivement la présidence de la FCM et du Réseau francophone de la FCM, ont cru bon intervenir publiquement au sujet « de la discussion importante qui se déroule actuellement au pays concernant les droits linguistiques » des personnes de langue maternelle française au Canada.

« En tant que représentants municipaux, nous sommes fiers de réaffirmer l’engagement de la FCM à l’égard des valeurs et des politiques qui protègent les droits linguistiques des francophones au Canada », ont déclaré Mme Hamm et M. Desjardins par voie de communiqué mercredi.

Les deux représentants de la FCM affirment que le bilinguisme « représente une valeur fondamentale » pour leur organisation. « Nous sommes fermement engagés à servir au mieux nos municipalités membres francophones par l’entremise de notre politique de bilinguisme et du mandat confié à notre Réseau francophone », assurent-ils.

Ensemble, ils rappellent que « la Loi sur les langues officielles prescrit les responsabilités fédérales en matière de bilinguisme ». Le gouvernement fédéral doit ainsi respecter autant le français que l’anglais et accorder à ces langues un statut, des droits de même que des privilèges égaux.

Rappelons que le gouvernement de l’Ontario a récemment décidé de reporter à plus tard la création d’une université francophone en sol ontarien, arguant que l’état des finances de la province ne lui permettaient pas d’aller de l’avant avec ce projet.

Au Nouveau-Brunswick, un parti politique provincial nommé l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick a quant à lui réussi à faire élire trois députés, lors des dernières élections dans cette province, en promettant de sabrer dans les dépenses liées aux services francophones.