Vicki-May Hamm : « C’est très clair dans ma tête que je ne serai pas là pour un autre mandat, mais j’avoue que j’ai toujours été prête à changer d’idées s’il manquait de relève ou qu’une personne sans expérience ou avec de mauvaises intentions se présentait pour me succéder. »

Hamm entrouvre la porte à un 4e mandat

Qui sera sur les rangs lors de la prochaine course à la mairie à Magog? Il est peut-être tôt pour se poser ce genre de question, mais des propos tout récents tenus par la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, ont propulsé la question à l’avant-plan.

Dans une entrevue accordée à l’hebdomadaire Le Reflet du lac, Mme Hamm ouvre la porte à un quatrième mandat à la mairie, et ce, alors qu’elle a toujours affirmé qu’elle demeurerait en poste pendant au maximum 12 ans.

« Durant l’entrevue, on m’a demandé ce qui pourrait faire en sorte que je reviendrais pour un quatrième mandat. C’est très clair dans ma tête que je ne serai pas là pour un autre mandat, mais j’avoue que j’ai toujours été prête à changer d’idée s’il manquait de relève ou qu’une personne sans expérience ou avec de mauvaises intentions se présentait pour me succéder », explique la mairesse de Magog.

Selon Mme Hamm, il serait préférable que son successeur connaisse bien le monde municipal. « Ce n’est pas absolument nécessaire d’avoir siégé comme conseiller pour aspirer à la mairie. Par contre, je pense que c’est mieux d’avoir ce genre d’expérience en poche quand on sollicite un tel poste », déclare-t-elle.

Dans la foulée, elle précise agir pour qu’un candidat de qualité se présente lors de la prochaine élection à la mairie. Elle ne mentionne cependant pas quel genre de démarche elle a déjà faite pour cela, pas plus qu’elle dévoile des noms de candidats potentiels intéressants.

En réflexion

Conseillère municipale depuis 10 ans à Magog, Nathalie Bélanger admet pour sa part être en réflexion. « Il y a un mouvement qui s’est créé pour ma candidature. Considérant que Vicki-May ne se représentera pas, des gens me demandent d’être candidate à la mairie aux prochaines élections », dit-elle.

Mme Bélanger révèle que sa vie familiale et sa carrière dans le secteur communautaire seront prises en considération au moment de sa décision. « Je vois qu’il peut y avoir un impact sur la famille et c’est à considérer. Il faudrait aussi que je laisse mon travail de directrice générale de la Maison de la famille Memphrémagog et je devrai analyser cet élément également », explique-t-elle.

Du même souffle, elle laisse entendre que le cynisme grandissant qu’affichent les citoyens à l’égard de la politique sera possiblement un autre élément qui pèsera dans la balance.

Bien qu’elle admette être en réflexion, Nathalie Bélanger rappelle que plus d’une année et demie s’écoulera avant la course à la mairie de 2021. « Il peut arriver tellement de choses d’ici là », lance-t-elle.

Porte ouverte

Siégeant aussi au conseil municipal de Magog depuis 10 ans, Nathalie Pelletier vit une situation similaire à sa collègue Bélanger en ce sens qu’on l’encourage à poser sa candidature en 2021. « On me parle souvent de la mairie », avoue-t-elle.

« J’ai commencé en politique parce que je voulais m’impliquer. Je n’ai jamais eu comme but de devenir mairesse. Mais j’ai été mairesse suppléante en 2019 toute l’année et ça c’est bien passé. J’aurais dit non plutôt catégoriquement avant. Par contre, aujourd’hui, j’ai plus d’ouverture. La vie m’éclairera peut-être. Il est tôt pour parler de cette question », juge Mme Pelletier.

Quoi qu’il en soit, elle se déclare persuadée d’avoir le bagage et les aptitudes nécessaires pour diriger la ville de Magog. « Je connais les dossiers et je ferais un bon travail si j’étais mairesse », soutient-elle.