La future Halte de Saint-Élie sera aménagée près de l’École des Aventuriers dans le secteur de revitalisation du Chemin de Saint-Élie.

Halte de l'Estrie: un endroit public imaginé par les citoyens

Un nouvel espace public prendra bientôt forme sur le chemin de Saint-Élie. La Ville de Sherbrooke y aménagera une halte et l’endroit sera complètement imaginé par la population. Le comité du projet prendra les idées et les suggestions des citoyens mercredi, lors d’un atelier participatif.

Cette rencontre est l’initiative de la Ville de Sherbrooke et Milieux de vie en santé, un programme de Nature Québec.

« On a impliqué les gens de l’organisme Milieux de vie en santé, et ils nous ont proposé un atelier de design participatif pour penser à la conception de cet espace-là. Le but c’est vraiment de permettre aux gens de rêver librement des futurs aménagements de l’espace », explique Suzanne Bergeron, urbaniste designer coordonnatrice pour la Ville de Sherbrooke, et chargée de projet pour la Halte de l’Estrie.

L’activité se veut l’une des actions de la mise en œuvre du programme particulier d’urbanisme (PPU) du chemin de Saint-Élie. L’aménagement d’une halte était déjà dans les désirs des citoyens du secteur. Elle sera aménagée près de l’école des Aventuriers dans le secteur de revitalisation du chemin de Saint-Élie.

Cet atelier, qui se déroulera au local 700A du Coco Frutti sur le chemin de Saint-Élie à 18 h mercredi, est vraiment la toute première étape du projet. Après avoir sondé la population, la Ville procédera à la création des plans d’aménagement et ensuite, des travaux.

« On n’a pas d’idées et on ne veut pas se donner d’idées, comme designers on veut que la population nous dise ce qu’ils veulent », poursuit Mme Bergeron.

Prise en charge par la population

Le comité pour la Halte de l’Estrie vise surtout une prise en charge de la population après sa création.

« Ça demande beaucoup d’organisation, mais c’est quand même intéressant au niveau de l’approche, reprend Mme Bergeron. On ne sait pas vers quoi on s’en va, on veut tâter le pouls de la population pour savoir ce qu’ils veulent. On sait qu’il y a des possibilités, mais il y a aussi beaucoup de contraintes. On sait que l’espace est petit par exemple. On cherche surtout une implication, un engagement par la suite. Pour l’animation, l’entretien... que ça devient un espace communautaire. Et si la population le veut et le demande, il y a plus de chances que la population le prenne en charge. »

Aucun budget n’est encore alloué au projet. Le comité est ouvert aux propositions réalistes et attend de connaître les idées des citoyens avant de prendre des décisions.

« C’est offrir un espace comme la population veut bien le rêver, en échange on leur demande de l’entretenir », ajoute Mme Bergeron.