Guillaume Rousseau : « Je crois qu’on va être le parti qui va dire la vérité et qui va combattre le cynisme. »

Guillaume Rousseau veut représenter le PQ dans Sherbrooke

Le professeur de droit à l’Université de Sherbrooke Guillaume Rousseau tentera de déloger le ministre Luc Fortin aux Élections provinciales d’octobre. Candidat à l’investiture du Parti québécois dans Sherbrooke, M. Rousseau aimerait amener du changement dans la ville qui l’a vu naître.

Les coupes du gouvernement libéral ont fait mal à M. Rousseau en 2014. Celui qui était membre fondateur de Juripop, un organisme qui promouvait l’accès à la justice pour tous, a dû mettre la clé dans la porte.

« Depuis 15 ans, je me suis impliqué à Sherbrooke de manière très intense. Parallèlement, je suis professeur et chercheur. J’arrivais à m’accomplir, mais en 2014, j’ai eu un choc. Dans le contexte de l’austérité, la clinique juridique Juripop de l’Estrie a fermé. C’est là que je me suis dit qu’il y avait des gens qui étaient encore plus touchés que moi par cette mesure », indique-t-il.

« Si je veux poursuivre mon implication, je vois à quel point c’est difficile avec le gouvernement actuel. Pour continuer à travailler et pour que Sherbrooke aille plus loin, j’ai décidé de me lancer en politique », a-t-il poursuivi.

La transparence et la vérité semblent importantes pour M. Rousseau. « Je crois qu’on va être le parti qui va dire la vérité et qui va combattre le cynisme. Les libéraux et la CAQ disent qu’ils vont baisser les impôts et investir suffisamment dans les services publics. Ce n’est pas vrai. Il faut faire des choix. On ne montera pas les taxes, mais on ne les descendra pas non plus », affirme-t-il.

Tenter sa chance de devenir député face à un ministre ne fait pas peur à M. Rousseau. « Longtemps, on s’est battus contre un premier ministre (Jean Charest) dans Sherbrooke. Se battre contre Luc Fortin, ça ne me fait pas peur! Par contre, il faut le prendre au sérieux. Il va avoir de la visibilité », commente-t-il.

Actualités
De gros enjeux régionaux seront abordés dans les prochains mois. « Le gros enjeu, ce sont les services publics. Il faut savoir si l’on investit ou si l’on baisse les taxes avec le surplus », analyse-t-il, mentionnant au passage plusieurs dossiers sur lesquels il voudrait se pencher, tels que le déplacement du pont des Grandes-Fourches, les garderies et le financement de l’Université de Sherbrooke.

Même s’il est fondamentalement nationaliste, Guillaume Rousseau est d’accord avec le chef du PQ, Jean-François Lisée, pour ce qui est d’attendre à un deuxième mandat avant de demander un référendum. « La première étape est de redonner confiance en la politique aux Québécois. On dit la vérité aux gens. Normalement, en 2022, là on demande aux gens s’ils veulent réélire le PQ et on leur demande un référendum », explique-t-il.

Par ailleurs, le nouveau plan du Parti québécois qui vise à développer les enfants a du sens, selon lui. Celui-ci est une continuité du programme de garderies instauré en 1997 par Mme Marois, qui était ministre de l’Éducation au sein de ce parti. « Concrètement, le dernier programme social qui a changé la vie des gens, ce sont les CPE et c’est le PQ qui l’a mis en branle », commente M. Rousseau.

Avenir
Pour la suite, celui qui faisait des chroniques à la radio ne compte pas poursuivre ses activités, maintenant qu’il adhère à la vie politique. « Je pense que je vais devoir arrêter mes chroniques au 107,7. Je sais qu’il y avait eu des critiques, mais j’étais clair : j’étais en réflexion quant à une éventuelle candidature. J’étais chroniqueur d’opinion et le réseau était à l’aise avec ça », commente-t-il.

Actuellement, Guillaume Rousseau est le seul candidat à l’investiture du Parti québécois dans Sherbrooke.