:«Je considère, M. le Maire, que votre allusion à la culture n’était rien d’autre que du chantage et ça, je n’accepte pas ça », a lancé le conseiller Paul Gingues à l’endroit de Steve Lussier, qui lui reprochait d’avoir voté contre le budget.

Gingues n'a « pas du tout apprécié » les propos du maire

SHERBROOKE — « Je n’ai pas du tout apprécié l’intervention que vous avez faite sur l’adoption du budget, particulièrement lorsque vous avez fait allusion au budget de la culture comme s’il s’agissait d’un bonbon pour vous assurer de mon appui au budget. » Le conseiller Paul Gingues s’est adressé en ces mots au maire Steve Lussier, lundi, n’appréciant pas d’avoir été rabroué pour son vote sur le budget.

Plus tôt dans la séance du conseil municipal, M. Lussier avait reproché aux dissidents d’avoir voté contre le budget de fonctionnement. « Je pense que vous êtes fier, M. Gingues, au niveau de la culture. Vous l’avez dit. C’en est dans ma liste des choses qui coûtent des choses. M. Boutin, vous avez demandé plus d’argent pour les bibliothèques. On l’a fait, mais vous inscrivez quand même votre dissidence. Vous avez participé au budget quand même. »

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Paul Gingues a rappelé que le maire lui avait demandé de s’investir pour faire progresser la vie culturelle à Sherbrooke. « J’ai également la responsabilité et le devoir de représenter les citoyens du district de l’Université qui m’ont fait confiance. Ce soir, c’est ce rôle que j’occupe et personne ne m’empêchera de questionner la façon dont le processus budgétaire se déroule, de m’inquiéter de la croissance des dépenses et de l’augmentation fulgurante du service de la dette. Je considère, M. le Maire, que votre allusion à la culture n’était rien d’autre que du chantage et ça, je n’accepte pas ça. »

Le maire n’a pas rétorqué lundi soir.

Berthold invite à l’harmonie

Sa collègue Danielle Berthold a pour sa part prêché pour une plus grande harmonie au conseil. « Je nous souhaite à nous, conseil municipal, de trouver le moyen d’être capable de travailler ensemble dans un seul et unique but, pour faire en sorte que les citoyens puissent en profiter. On passe beaucoup de temps à essayer de pogner l’autre dans le tort, de faire en sorte qu’on trouve des choses qui ne marchent pas. On travaille toujours sur la défensive. On est toujours en train de se demander si ce qu’on va dire sera retenu contre nous. Ça ne fait pas avancer une ville. On a tous le même but commun de faire en sorte que la ville grandisse.

« Dans le dernier mandat, on avait un parti et des conseillers indépendants. Aujourd’hui avec une année passée, même si on a reproché beaucoup de choses au Renouveau sherbrookois, on peut dire qu’on réussissait quand même à travailler dans l’harmonie et à construire des choses. On ne peut pas dire que dans les derniers mandats, la Ville a régressé. Il ne faudrait surtout pas que dans trois ans, on ait comme constat en tant qu’élus, qu’il ne s’est rien passé à Sherbrooke parce qu’on a passé plus de temps à dénigrer l’autre plutôt qu’à travailler ensemble. »