Au cours des derniers mois, Michaëlle Jean a été bombardée de questions sur ses dépenses.

Francophonie: la réélection de Michaëlle Jean s’annonce difficile

Les politiciens de toute allégeance n’avaient que des éloges pour Michaëlle Jean lorsque l’ancienne gouverneure générale du Canada est devenue la première femme à diriger l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en 2014.

Quatre ans plus tard, les louanges sont moins unanimes alors que Mme Jean s’apprête à briguer un second mandat comme secrétaire générale de l’OIF.

Au moment de son entrée en poste, Michaëlle Jean avait promis de promouvoir le développement économique, l’égalité entre les genres et le dialogue, plus particulièrement au sein des pays émergents de l’Afrique. Mais au cours des derniers mois, Mme Jean a été bombardée de questions sur ses dépenses, une situation qui a même poussé le député conservateur Gérard Deltell à déclarer que l’ex-gouverneure générale était maintenant une source d’embarras pour le Canada.

Ces dépenses, qui ont été rapportées par des médias de Québecor, comprennent des rénovations de 500 000 $ à la résidence qu’elle loue à Paris et un piano de 20 000 $.

Ottawa et Québec lui ont accordé leur soutien si elle cherchait à se faire réélire, reconnaissant toutefois que la gestion financière de l’organisation pouvait être améliorée.

Michaëlle Jean n’a pas encore officiellement annoncé sa candidature, mais un représentant de son bureau a confirmé qu’elle avait déjà signalé son intention de se représenter par le passé.

Le président de la France, Emmanuel Macron, a récemment révélé qu’il appuierait la candidature de la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, lorsque l’organisation choisira un nouveau leader en octobre.