Aux yeux de plusieurs observateurs, M. Barrette sème même des indices étayant son malaise. Mais, publiquement, il se défend d’éprouver un tel sentiment.

Entente avec les médecins spécialistes: le malaise de Barrette

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, en est certain : le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, est «mal à l’aise» devant l’entente négociée entre le Conseil du trésor et la Fédération des médecins spécialistes du Québec.

Aux yeux de plusieurs observateurs, M. Barrette sème même des indices étayant son malaise. Mais, publiquement, il se défend d’éprouver un tel sentiment — sans se porter plus qu’il ne le faut à la défense de l’entente. Celle-ci réduit la pression sur les finances publiques et sur le système de santé, s’est-il contenté d’indiquer mardi.

«La page des médecins est tournée», a tenté de décréter, mais en vain, le ministre.

Les partis d’opposition refusent de la tourner. Et pour cause, dit Philippe Couillard : ils veulent entretenir un «climat de conflit» entre le gouvernement et les médecins. Le premier ministre a une nouvelle fois dû défendre l’entente négociée par le Conseil du trésor et la Fédération des médecins spécialistes.

La CAQ aimerait qu’elle figure au cœur de la prochaine campagne électorale. François Legault a invité Philippe Couillard à ne pas la signer et à la soumettre en quelque sorte au vote des Québécois le 1er octobre prochain.

«Moralement, le gouvernement libéral n’a pas le droit d’engager l’État, d’engager les Québécois à verser ces milliards de dollars injustifiés», a lancé M. Legault.

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, a joint sa voix à la sienne pour presser M. Couillard de «laisser le prochain gouvernement décider de ce qui va se passer pour l’avenir».

Sortir de ses gonds

Le solidaire Amir Khadir est sorti de ses gonds en remontant à la source de la dernière entente intervenue avec la Fédération des médecins spécialistes (FMSQ).

Il a parlé des «dépenses engagées par Philippe Couillard, qui a négocié ces ententes avec Gaétan Barrette, qui faisait juste sa sale job, sa sale job de médecin corporatiste intéressé uniquement par l’augmentation de la rémunération à la tête de la FMSQ; c’est comme ça que ça s’est passé. Une sale job a été faite entre deux médecins spécialistes au détriment des fonds publics».

M. Khadir ne cache pas qu’il cherche à faire croître le «mouvement» social auquel son parti veut donner naissance.