Les travaux de la vérificatrice générale pourraient comprendre « la vérification financière, la vérification de la conformité de leurs opérations aux lois, règlements, politiques et directives et la vérification de l’optimisation des ressources » chez Valoris, selon le mandat qui lui a été confié en décembre.

Des élus attendent des réponses sur Valoris

Les conseillers municipaux ont pressé le maire Steve Lussier de questions concernant le centre de valorisation des matières résiduelles Valoris, lundi au conseil municipal. S’ils ont salué le travail qu’effectuera la vérificatrice générale dans le dossier, ils ont aussi demandé certains détails, comme la taille de la masse salariale de l’organisation.

Au moment de déposer les procès-verbaux du conseil d’administration de Valoris, Évelyne Beaudin a lancé le bal. « La vérificatrice générale pourra faire un mandat de vérification auprès de Valoris. C’est une excellente nouvelle. À partir de quand la vérification s’effectuera? »

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Elle a aussi demandé au maire Lussier, également président de Valoris, pourquoi un agent de communication a été embauché et la valeur des intérêts payés à Sherbrooke OEM sur les sommes qui avaient jusqu’à maintenant été retenues.

« La vérification s’effectuera depuis 2012, soit le moment de l’implantation finale du site. Les vérifications sont d’ailleurs déjà commencées depuis un certain temps », a répondu M. Lussier.

Les travaux de vérification pourraient comprendre « la vérification financière, la vérification de la conformité de leurs opérations aux lois, règlements, politiques et directives et la vérification de l’optimisation des ressources », lit-on dans le procès-verbal du 13 décembre.

Quant à l’agent de communication, il s’agissait d’une demande du C.A. depuis un certain temps. « C’était demandé par le C.A. pour régir tout ce qui est communications à l’interne. On est aussi dans l’agrandissement du site actuellement. On avait besoin de quelqu’un pour le déroulement des soirées. »

Des visions

Steve Lussier n’a pas révélé, hier, la valeur de la masse salariale, tel que le demandait le conseiller Pierre Tremblay, ou la hauteur des intérêts payés à Sherbrooke OEM. Il a indiqué qu’il dévoilerait ces informations bientôt.

« Êtes-vous en mesure de nous partager vos visions, vos idées et le plan d’action pour cette organisation? Sinon, quand pensez-vous être en mesure de le faire? Permettez-moi de me questionner sur la taille de la bureaucratie de cette organisation. Je ne suis pas nécessairement convaincu que nous avons eu un expert en la matière à la direction générale. Je n’en suis certainement pas un, mais je me pose la question. Il faut arrêter de se dire que la Chine n’achète plus notre papier et il faut que la Ville se dote d’une vision. »

Le maire a rétorqué : « Le plan de travail est déjà bien entamé. Il y a d’ailleurs une vidéo sur le site de Valoris qui explique vers où on veut aller. Je pense qu’on s’en va dans la bonne direction. Il est arrivé des lacunes. Maintenant, c’est de réparer ces lacunes. On ne veut pas être le miroir de ce qui se fait à Coventry. On fait le site plus grand maintenant parce qu’il y a des frais à payer. On dit qu’il sera là pour 50 ans, mais je souhaite qu’il soit plutôt là pour 100 ans. C’est sûr qu’on pourra vous présenter notre plan de travail. »

Julien Lachance a quant à lui volé au secours du directeur général démissionnaire Jean-François Sornin. « J’ai perçu que M. Sornin a fait un très bon travail. C’est quelqu’un qui est habitué de gérer des usines et c’est ce que nous cherchions comme travail. Je suis déçu qu’il quitte Valoris. C’est un très beau projet à moyen et long terme, mais c’est un départ difficile. Il y a du rattrapage à faire. »

Annie Godbout a quant à elle souligné les bons coups, entre autres l’entente avec Énergir, un distributeur de gaz naturel, qui s’est montré intéressé par l’achat et la distribution des biogaz. Une étude devra être réalisée pour valider la possibilité d’utiliser ces gaz directement sur le site ou les coûts pour les transporter vers le réseau d’Énergir.