Bitfarms a installé ses équipements dans un local de la rue de la Pointe et le bruit que génèrent ses ventilateurs incommode les résidents du secteur.
Bitfarms a installé ses équipements dans un local de la rue de la Pointe et le bruit que génèrent ses ventilateurs incommode les résidents du secteur.

Denault veut que la vg s’intéresse au dossier Bitfarms

Le conseiller municipal Marc Denault demande à la vérificatrice générale de s’intéresser au processus ayant permis à la compagnie Bitfarms de s’installer sur la rue de la Pointe, près de la plage Lucien-Blanchard.

M. Denault rappelle que malgré les efforts de l’entreprise pour minimiser le bruit produit par ses immenses ventilateurs, il se questionne « sur le processus d’octroi de permis d’implantation à l’entreprise et sur les procédures qui pourraient être modifiées afin d’éviter qu’une telle situation ne se reproduise ». 

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Une clôture coupe-son pour Bitfarms

Il demande à la vérificatrice générale de faire enquête « sur le processus d’analyse des dossiers de relocalisation ou d’implantation d’entreprises ». « Je souhaite qu’elle puisse travailler [...] afin de comprendre le processus d’octroi des différentes autorisations et de proposer des améliorations aux façons de faire actuelles. Notre ville doit être prête à accueillir des entreprises en pleine expansion, mais nous devons aller chercher l’acceptabilité sociale pour nous assurer d’un milieu de vie harmonieux entre les citoyens et les entreprises. »

Marc Denault propose aussi au conseil municipal d’adopter un avis de motion pour modifier le règlement de zonage dans le secteur concerné. Il interdirait ainsi l’émission de permis de construction dans ce secteur jusqu’à ce que la lumière soit faite sur cette affaire. 

« Les gens du secteur ont questionné lors d’une soirée d’information tenue par Bitfarms pourquoi la Ville a permis une telle implantation. Je peux dire en mon nom et en celui de M. [Paul] Gingues que ce n’était pas tellement agréable d’être là. Tant au point de vue de l’urbanisme, de Sherbrooke Innopole, d’Hydro-Sherbrooke, on doit revoir nos façons de faire pour travailler de façon transversale. »

M. Denault ne blâme pas pour autant la compagnie Bitfarms. « C’est notre responsabilité de nous assurer, lorsqu’il y a une transaction, d’analyser l’impact qu’elle peut avoir sur le voisinage. La compagnie est collaboratrice, mais nous devons nous assurer que ça ne se reproduise pas. Pendant que nous travaillons à trouver des solutions, nous ne faisons pas autre chose. »

Rappelons que des citoyens de la rue Raimbault déplorent le bruit généré par Bitfarms, rapportant qu’ils ont de la difficulté à dormir en raison des impacts sonores.

« L’approche n’est pas de trouver un coupable, mais de trouver une solution. La vérificatrice générale, n’étant pas de l’organisation municipale, aura un œil objectif. »

Paul Gingues a appuyé la demande de son collègue.

À Sherbrooke Innopole, on mentionne avoir suggéré des sites potentiels à l’entreprise, qui avait déjà amorcé des démarches avec un agent immobilier pour trouver un bâtiment, en fonction des dimensions requises et des besoins en électricité. Le site actuel ne faisait pas partie des propositions de Sherbrooke Innopole. 

À la Ville de Sherbrooke, on rapporte que lorsqu’une entreprise s’installe là où le zonage le permet, la Ville dispose de peu de leviers si la règlementation est respectée. 

Le règlement sur le bruit de la Ville stipule qu’« il est défendu en tout temps à toute personne de faire ou causer du bruit ou d’encourager ou de permettre que soit fait ou causé du bruit de manière à nuire au confort et au bien-être d’une ou de plusieurs personnes du voisinage ou des passants ».