L’ancien ministre de la Justice et candidat à la direction du Parti Conservateur du Canada Peter Mackay s’est arrêté à Sherbrooke dans le cadre de sa tournée provinciale.
L’ancien ministre de la Justice et candidat à la direction du Parti Conservateur du Canada Peter Mackay s’est arrêté à Sherbrooke dans le cadre de sa tournée provinciale.

Course à la direction du Parti Conservateur : Peter Mackay veut rebâtir la confiance des Canadiens

SHERBROOKE — Dans le cadre de sa tournée provinciale, l’ancien ministre de la Justice et candidat à la direction du Parti Conservateur du Canada Peter Mackay était de passage dimanche dans la région de l’Estrie afin de rencontrer ses partisans.

Au lendemain de son séjour dans la région de la Gaspésie, c’est en formule tête-à-tête que le candidat à la chefferie du Parti Conservateur et La Tribune se sont entretenus dimanche matin. 

À LIRE AUSSI: Le scandale UNIS arrive à un mauvais moment pour les conservateurs

Dans une entrevue en français, voici ce que Peter Mackay a adressé à notre journaliste sur place.

Q Quels sont les impacts de la pandémie de la COVID-19 sur l’ensemble de votre campagne électorale? 

R C’est évident que ça change tout. Je suis resté dans mon sous-sol à faire des appels Zoom. Nous avons misé sur notre site officiel PeterMackay.ca pour partager l’information et les priorités de ma campagne. Je suis très content, car nous avons attiré beaucoup d’appui, mais certainement le focus doit être sur la santé et la crise de la COVID-19.

Maintenant, je crois que l’on doit se concentrer sur la santé économique et l’impact de la crise sur les personnes qui ont peur du futur. De mon point de vue, la population cherche de vraies solutions, pas de rhétorique et pas de scandale comme nous voyons actuellement à Ottawa. Qu’est-ce qu’il faut faire concrètement? C’est la question.

Q Si vous êtes élu chef du Parti Conservateur, quelles seront vos autres priorités?

R C’est certainement le travail. Nous avons un plan en huit points pour stimuler l’économie et pour rebâtir certaines industries comme les ressources naturelles, le travail en usine, les petites et moyennes entreprises ainsi que la technologie. 

Je crois que nous avons maintenant l’opportunité de retirer du positif des compagnies canadiennes de technologies. [...] Pour cela, nous avons besoin d’une réforme du système de taxe et nous devons rebâtir la confiance des travailleurs et des consommateurs. Nous avons un plan très spécifique pour rebâtir l’économie.

Q On reconnait l’Estrie par ses nombreux espaces verts et par sa population particulièrement soucieuse des enjeux environnementaux. À cet effet, quel sera votre positionnement?

R L’environnement est très important pour notre parti. Maintenant, je crois que la plus grosse contribution que notre pays pourrait faire c’est de livrer les gaz naturels au marché international. Si nous pouvions influencer les plus gros pays qui utilisent le charbon comme l’Inde, le Pakistan, des pays de l’Asie Pacifique et d’autres dans l’Union européenne et dans l’Atlantique, ce serait mieux pour l’environnement.

Le gaz naturel diminuerait les gaz à effets de serre de 50 %. C’est plus propre, c’est moins cher et c’est une source d’énergie plus efficace. Pour cela, nous avons besoin d’un pipeline et d’une entente avec le Québec et les autres provinces pour assurer le transport. Nous avons besoin d’une infrastructure pour livrer la marchandise.

Q À ce sujet, croyez-vous être en mesure de convaincre les Estriens?

R C’est la raison pour laquelle je suis ici. Je veux partager l’information et les faits avec les Québécois, car il y a beaucoup de bénéfices. 

L’oléoduc offre une approche plus sécuritaire pour les petites villes comme celle de Lac-Mégantic où il y a eu une tragédie. L’industrie agricole, les laitiers et les fermiers par exemple, ont également besoin de cette énergie. Je vois le scepticisme, mais je crois qu’avec la bonne information, il y a de l’espoir pour un corridor de prospérité économique qui comporte beaucoup d’avantages.

Les membres conservateurs ont jusqu’au 21 août pour envoyer leur vote par correspondance. Les autres candidats dans la course sont l’ancien ministre Erin O’Toole, le député novice Derek Sloan et l’avocate torontoise Leslyn Lewis.