Mme Labrie était à l’émission de Guy A. Lepage aux côtés de la ministre de la Justice Sonia Lebel, Hélène David du Parti libéral et Véronique Hivon du Parti québécois pour discuter des mesures d’accompagnement pour les victimes de violences sexuelles. Toutes les quatre travaillent ensemble afin de trouver des pistes de solutions.

Christine Labrie à Tout le monde en parle : que du positif

Satisfaite du message transmis aux téléspectateurs dimanche, à Tout le monde en parle, la députée de Sherbrooke Christine Labrie ajoute qu’elle et ses trois collègues de l’Assemblée nationale ont aussi parlé de prévention de la violence sexuelle et qu’il s’agit d’un point important qui n’a pas été abordé dans l'entrevue.

« Il n’a pas été question de prévention du tout. Ça, je trouve ça dommage parce que c’est quelque chose qui avait été discuté pendant nos rencontres et c’est quelque chose qui est vraiment très important à mes yeux. Pour la moitié des victimes qui dénoncent une agression sexuelle en ce moment, l’agression a eu lieu quand elles avaient moins de 18 ans. Donc ça m’apparait très important d’agir en prévention au niveau des cours d’éducation sexuelle, de s’assurer qu’on développe une culture du consentement, que les jeunes sachent qu’est-ce qui est acceptable et inacceptable comme comportement », explique la députée de Québec solidaire.

Mme Labrie était à l’émission de Guy A. Lepage aux côtés de la ministre de la Justice Sonia Lebel, Hélène David du Parti libéral et Véronique Hivon du Parti québécois pour discuter des mesures d’accompagnement pour les victimes de violences sexuelles. Toutes les quatre travaillent ensemble afin de trouver des pistes de solutions.

« Il est beaucoup question du tribunal spécialisé dans les médias, c’est ce qui retient le plus l’attention, mais dans le travail qu’on a accompli les quatre ensemble, on est vraiment en recherche de solutions et en propositions sur cette problématique-là qui commence bien en amont du système judiciaire. D’abord, il faut réduire le nombre d’agressions. Le tribunal, c’est un volet de ce qui peut être fait et ce qu’on envisage en ce moment », ajoute Mme Labrie.

Pendant l’émission, Christine Labrie a notamment mentionné les trop longs délais avant que les victimes reçoivent du soutien, après avoir cherché de l’aide auprès d’organismes. 

« Les délais pour avoir du soutien psychologique c’est tellement énorme que dans plusieurs CALACS (Centre d’aide et de lutte contre les agressions à  caractère sexuel) à travers le Québec, ils ont arrêté de diffuser leurs services parce qu’ils ne réussissent pas à répondre à la demande dans des délais raisonnables. Dans les dernières années, les demandes ont doublé et leur financement n’a pas suivi du tout. Ils ont du mal à suivre le rythme. C’est pour ça que les délais s’étirent. »

Les députés ne disposaient que de seulement quelques minutes dans l’émission, période que Mme Labrie juge bien trop courte pour élaborer tous les aspects des enjeux qui ont été abordés.

« Il avait été question aussi des services en région qui ne sont pas aussi développés qu’à Montréal », ajoute-t-elle. 

Mme Labrie est surtout ravie que les téléspectateurs aient pu constater qu’elle et les autres députées d’autres partis s’entendent bien. Et ça représente bien la mission qu’elles se sont donnée. 

« J’espère pouvoir travailler comme ça sur un maximum de dossiers, j’aimerais qu’on puisse le faire notamment sur la question de la santé mentale, il y a des besoins énormes auxquels on ne répond pas en ce moment en tant que société. Sur la crise environnementale aussi, j’aimerais qu’on s’assoie ensemble puis qu’on puisse mettre en place des solutions rapidement. On le fait pas assez souvent, et je reçois beaucoup d’écho de la population depuis que c’est su qu’on travaille toutes ensemble pour ce sujet-là, et les gens sont contents de voir ça. C’est ce à quoi les gens s’attendent de nous une fois qu’on est élues ».

Finalement, la députée ne retient que du positif de son passage à Tout le monde en parle.

« Je suis contente qu’on ait pu aborder ce sujet-là à une émission de grande écoute comme celle-là. Plus on en entend parler, plus il y a de victimes qui vont être portées à aller chercher du soutien et à dénoncer leur agression. Je suis contente qu’on ait cette tribune-là, mais c’est tellement des enjeux complexes que c’est très difficile en quelques minutes comme ça d’aborder toute la profondeur que ça demanderait », termine-t-elle.