S’il devient premier ministre du Québec, Alexandre Cusson se définira comme un nationaliste québécois, mais surtout fier de son appartenance au Canada, «une valeur très forte».

Chefferie du PLQ: Alexandre Cusson ne veut pas d'un «Montréal contre les régions»

Comme prévu, Alexandre Cusson a officiellement lancé samedi matin sa campagne pour devenir le nouveau chef du Parti libéral du Québec (PLQ). Il l’a fait dans le cadre du congrès général du parti qui se déroule durant la fin de semaine à Sherbrooke.

Entouré de députés et de militants, M. Cusson s’est présenté devant les journalistes en matinée pour annoncer «avec beaucoup d’enthousiasme» qu’il serait candidat, donc qu’il y aurait une course à la succession de Philippe Couillard. Jusqu’à maintenant, il n’y avait qu’une seule candidate, la députée de Saint-Henri-Sainte-Anne, Dominique Anglade, qui doit ainsi renoncer à un couronnement.

S’il devient premier ministre du Québec, M. Cusson se définira comme un nationaliste québécois, mais surtout fier de son appartenance au Canada, «une valeur très forte».

Il dit n’avoir jamais voté pour un autre parti que le PLQ et avoir voté «non» au référendum de 1995 sur la souveraineté.

D’entrée de jeu, M. Cusson a affirmé qu’il entendait bien se consacrer à temps plein à la bataille pour le poste de chef et qu’il démissionnera de ses fonctions de maire de Drummondville, à la fin janvier 2020, après le dépôt du budget de la ville.

Le futur chef du parti sera élu par les membres en mai.

Il est demeuré très prudent sur les orientations qu’il voulait défendre durant la course, refusant de se prononcer sur divers enjeux controversés, telle la loi 21 sur la laïcité de l’État, qui interdit à certains employés de l’État de porter des signes religieux.

«Je ne veux pas entrer dans les enjeux spécifiques», a-t-il dit et répété, en réponse aux questions des médias, en promettant cependant de ne pas se «défiler» au cours des prochains mois.

Dès la semaine prochaine, M. Cusson formera son équipe d’organisateurs, puis partira en tournée des régions pour prendre le pouls des membres, afin d’écrire son programme, qui ne sera révélé qu’au début de l’année prochaine.

Présenté comme un candidat des régions, par opposition à Mme Anglade, associée à Montréal, M. Cusson se voit comme un leader «rassembleur» et espère que l’enjeu de la course ne devienne pas «Montréal contre les régions».

L’ex-président de l’Union des municipalités s’est aussi prononcé en faveur d’une plus grande décentralisation du pouvoir en faveur des régions.

Alexandre Cusson a pour l’instant deux appuis importants en Marwah Rizqy et Lise Thériault.