Le centre de Barcelone a vécu des scènes de guérilla urbaine mardi soir au deuxième jour des manifestations contre la condamnation des dirigeants séparatistes pour leur rôle dans la tentative de sécession de 2017.

Catalogne: «le jupon d’ex-péquiste de François Legault dépasse», selon le Parti libéral du Québec

L’opposition officielle déplore la réaction du premier ministre François Legault dans la crise qui secoue actuellement la Catalogne.

M. Legault a déclaré, mardi, que le Québec ne peut rester indifférent devant l’ampleur des lourdes peines infligées à des élus du mouvement indépendantiste catalan.

Or le Parti libéral du Québec (PLQ) a rappelé que l’Espagne est un pays démocratique avec un pouvoir judiciaire indépendant dont il faut respecter les décisions.

Dans une entrevue téléphonique avec La Presse canadienne, la porte-parole du PLQ en matière de relations internationales, Paule Robitaille, a reproché au chef caquiste d’avoir un parti-pris qui vient de son passé d’ancien ministre péquiste et souverainiste.

Dans «les commentaires de M. Legault, le jupon de l’ex-péquiste dépasse un peu», a-t-elle commenté.

Selon elle, le Québec devrait plutôt proposer de jouer un rôle de médiateur dans ce conflit, puisque la Catalogne est une «amie» du Québec.

Le Québec et la Catalogne entretiennent des relations bilatérales. Les deux gouvernements ont signé une entente de coopération en 1996 qui s’étend à plusieurs domaines, dont la culture et l’éducation.

En 1999, le gouvernement a ouvert un Bureau du Québec à Barcelone, une sorte de représentation diplomatique. Le gouvernement Legault a nommé Isabelle Dessureault directrice du Bureau du Québec l’été dernier.