Martine Ouellet

Bloc québécois: la situation se dégrade après le départ de sept députés

OTTAWA - La situation continue de se dégrader pour le Bloc québécois et ses sept députés démissionnaires.

Ces derniers n'ont plus accès depuis mercredi à la liste des membres de leur circonscription, ce qui les empêche de communiquer avec eux.
Il ne s'agit pas de représailles, selon le président du parti et député Mario Beaulieu, qui fait valoir en entrevue qu'il ne pourra y avoir deux caucus du Bloc québécois. Il les enjoint à clarifier leur position.
Le député Louis Plamondon avait soutenu la veille qu'il quittait la chef Martine Ouellet, mais pas le Bloc québécois.
Le bureau national du Bloc québécois, qui devra décider samedi s'il expulse les sept députés, continue d'appuyer le leadership de Mme Ouellet même si les voix qui réclament son départ se multiplient.
Mario Beaulieu, qui espère toujours pouvoir rallier ces députés, leur reproche du même souffle de ne pas respecter la volonté des militants en exigeant la démission de la chef bloquiste et en refusant de placer l'indépendance à l'avant-plan de leurs interventions.
Le ton est rapidement monté à la suite de leur départ mercredi. La présidente du Forum jeunesse du Bloc québécois, Camille Goyette-Gingras, a intimé le député Louis Plamondon à démissionner de son siège à la Chambre des communes dans un gazouillis mercredi soir. Elle l'a effacé jeudi matin et a offert ses excuses.
En entrevue, Louis Plamondon ne s'en est pas formalisé. Les sept députés se sont rencontrés mercredi soir et forment toujours un front uni, a-t-il réitéré.