Marie-Claude Bibeau

Bibeau surprise par la démission-choc de Jody Wilson-Raybould

La ministre du Développement international et de la Francophonie et députée de Compton-Stanstead Marie-Claude Bibeau a été ébranlée par la démission surprise de la ministre des Anciens Combattants, Jody Wilson-Raybould, dans la foulée du dossier chaud de la multinationale SNC-Lavalin.

«J’ai été prise par surprise», confirme-t-elle, sans toutefois trop s’avancer. 

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«Je suis le dossier, mais je ne suis pas au courant des dessous de la décision de la ministre.»

Mardi, la ministre des Anciens Combattants, Jody Wilson-Raybould, a remis sa démission du cabinet de Justin Trudeau. Ce dernier s’est dit surpris et déçu de cette démission-choc qui survient alors que plusieurs questions restent en suspens sur le dossier de SNC-Lavalin.

La démission de l’ex-ministre de la Justice et procureure générale survient moins d’une semaine après que le Globe and Mail eut écrit que le bureau de Justin Trudeau aurait exercé des pressions sur elle dans le dossier SNC-Lavalin. Selon le quotidien, la garde rapprochée du premier ministre aurait tenté de la convaincre d’intervenir afin d’éviter à la firme québécoise un procès pour fraude et corruption, en lien avec ses activités en Libye.

Mme Bibeau, qui tentera de se faire réélire l’automne prochain dans son comté, prévoit que son gouvernement pourra traverser cette tempête. «J’ai confiance. Nous avons une équipe qui est très disciplinée», assure-t-elle.

«Nous prenons des  décisions qui sont basées sur des faits. Nous sommes très soucieux de l’éthique et de la rigueur. Tout a été fait selon les règles de l’art. Nous avons une bonne relation avec le bureau du premier ministre.»

Marie-Claude Bibeau mentionne que le gouvernement libéral a fait avancer plusieurs dossiers, comme ceux de la reconnaissance des peuples autochtones, de la lutte aux changements climatiques et des investissements dans les infrastructures au pays. Son équipe souhaite avoir un autre mandat de quatre ans pour poursuivre le travail. Dans son comté, elle misera sur le soutien aux producteurs laitiers et sur la connectivité en milieu rural.

84 millions $

Concernant les Jeux de la Francophonie, elle répète que son gouvernement est prêt assurer 50 pour cent de la facture, alors qu’on apprend que l’organisation de l’événement pourrait coûter 84 millions $. La Presse avançant mercredi matin que le gouvernement du Québec estime à 74 millions $ le coût de la tenue des jeux à Sherbrooke. Il faudra ajouter à cela une facture de 10 millions $ pour les frais pour de la Sûreté du Québec pour en assurer la sécurité.

Par ailleurs, des règles fédérales prévoient qu’Ottawa ne peut verser plus de 35 % des fonds publics injectés dans un événement sportif. À cela, Mme Bibeau note que cette règle ne s’applique pas à un événement comme les Jeux de la Francophonie. 

«Nous allons assurer 50 % de la facture des Jeux de la Francophonie», dit-elle, en ajoutant que la moitié d’un montant de 84 millions $ peut être assumée par Ottawa pour les Jeux..

«Les trois paliers de gouvernement devront s’assoir et analyser le dossier. Il y a à Sherbrooke une équipe expérimentée pour tenir cet événement.»