Même si elle avait été prête à affronter de nouveaux défis, Marie-Claude Bibeau est ravie de la confiance que lui a accordée par Justin Trudeau.

Bibeau ravie de garder l’Agriculture

« Revenir à l’agriculture était mon premier choix. »

Même si elle avait été prête à affronter de nouveaux défis, Marie-Claude Bibeau est ravie de la confiance que lui a accordée par Justin Trudeau.

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Mercredi à Ottawa, la députée de Compton-Stanstead a été reconduite comme ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire du Canada.

Juste avant les élections, Marie-Claude Bibeau avait annoncé les mesures de compensation aux producteurs laitiers comme dédommagement pour les concessions faites pour l’accès à leur marché lors de l’Accord économique et commercial global avec l’Union européenne et le Partenariat transpacifique.

Ottawa a annoncé 1,75 milliard $ pour indemniser les producteurs agricoles pour les pertes encourues par les accords commerciaux, mais l’argent se fait attendre.

Les producteurs d’œufs et de volaille qui font partie de cette entente sur la gestion de l’offre ainsi que les transformateurs laitiers ne connaissent toujours pas les termes de leurs compensations.

« C’est un ministère où il y a beaucoup de défis. La gestion de l’offre notamment et le commerce avec la Chine demeurent de grands enjeux. Nous avons reçu une bonne nouvelle avec la réouverture des marchés pour le porc et le bœuf. Il reste maintenant à le faire avec le canola », explique la ministre Bibeau.

Marie-Claude Bibeau compte se mettre rapidement à la tâche sur plusieurs enjeux.

La grève des opérateurs de train du CN, qui prive les producteurs de grains de la livraison du propane, essentiel au séchage des récoltes, fait partie des préoccupations de la ministre Bibeau.

Première canadienne

En mars dernier, elle était devenue la première femme de l’histoire du pays à être nommée au poste de ministre de l’Agriculture par le premier ministre du Canada.

« Comme députée de Compton-Stastead où se trouve la région laitière de Coaticook, j’avais commencé à développer des relations avec les producteurs et transformateurs laitiers. Depuis ma nomination en mars, j’ai élargi mes relations avec les autres types de producteurs et transformateurs. Je suis enchantée de revenir travailler avec eux sur du long terme », indique Mme Bibeau.

Elle demeure optimiste que le gouvernement libéral puisse mettre en place certaines politiques en matière d’agriculture malgré le fait qu’il soit minoritaire.

« Je suis de nature optimiste et confiante. Je veux être présente pour développer une meilleure agriculture à long terme. C’est un gros ministère. L’agriculture et l’agroalimentaire, c’est ce que l’on mange. C’est de la recherche, de la science, de l’innovation et des relations internationales. C’est aussi un ministère très humain où l’on travaille avec les gens sur le terrain », signale la ministre Bibeau.

Elle se réjouit de la présence de dix ministres du Québec, onze en comptant le premier ministre Justin Trudeau, sur le cabinet libéral.

« Je suis heureuse de la nomination de Pablo Rodriguez comme lieutenant du Québec. Il a beaucoup d’expérience et il connait les enjeux. Il va contribuer aux bonnes relations partout au Québec. Je crois que nous pouvons avoir de bonnes relations avec les élus du Bloc québécois. Nous sommes d’accord sur plusieurs enjeux progressistes, en matière d’environnement et sur l’équité sociale. Plusieurs sujets nous rapprochent », croit Marie-Claude Bibeau qui ne serait pas étonnée que le gouvernement minoritaire puisse durer jusqu’à quatre ans.

Marie-Claude Bibeau avait obtenu la confiance de Justin Trudeau lors de la composition de son tout premier conseil des ministres en 2015 en étant nommée ministre du Développement international et de la Francophonie.