François Bourassa

Bibeau de retour à l'Agriculture: l’UPA-Estrie satisfaite de la continuité

L’Union des producteurs agricoles de l’Estrie voit d’un bon œil la reconduction de la députée de Compton-Stanstead Marie-Claude Bibeau dans ses fonctions de ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire.

En poste depuis mars dernier à ce portefeuille, elle connaît bien les dossiers, elle connaît bien la région et elle est accessible, commente son président François Bourassa.

« Nous avions déjà de très bons contacts avec Mme Bibeau, même avant qu’elle soit nommée à l’Agriculture, alors c’est de bon augure pour la suite », ajoute-t-il.

La liste des priorités qu’il adresse à Mme Bibeau ne lui sera donc pas étrangère.

« On demande d’avoir des investissements adaptés à la réalité, notamment les programmes d’indemnisation et le programme de stabilisation des revenus qui sera plus nécessaire que jamais avec l’automne qu’on a connu dans l’Ouest et qu’on connaît en ce moment au Québec. »

M. Bourassa élève également au rang des priorités les négociations qui vont se poursuivre en vue de l’accord de libre-échange avec les pays du Mercosur : l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay.

« Le dernier accord avec l’Europe (l’Accord économique et commercial global AECG) est en vigueur depuis à peine un an et les gains sont à peu près inexistants pour le Canada... », met-il en garde.

Mais la priorité des priorités depuis deux jours, évoque-t-il, c’est la grève des opérateurs de train du CN qui a un impact direct sur les livraisons de gaz propane, un combustible indispensable à certaines productions, dont les porcheries.

La récolte de maïs, dit-il, qui était déjà affectée par la météo, pourrait également en subir les conséquences puisque le propane est essentiel au séchage des grains qu’on récolte dans des conditions particulièrement difficiles ces jours-ci.

Réaliste, François Bourassa émet également le souhait que ce gouvernement minoritaire de Justin Trudeau fasse le nécessaire pour durer au-delà des deux années qu’on lui prédit généralement.

« Les élections et l’installation des nouveaux députés coûtent tellement cher que trois ans, dit-il, ce serait un minimum. »