Évelyne Beaudin

Beaudin veut une politique d’accessibilité universelle

La conseillère Évelyne Beaudin suggère que la Ville de Sherbrooke se dote d’une politique d’accessibilité universelle pour rendre plus facile la vie des personnes vivant avec un handicap. Elle juge que la Ville ne peut pas simplement se fier au plan d’intégration des personnes handicapées qu’elle possède déjà.

Alors que l’année tire à sa fin, le conseil municipal a entériné au début du mois de novembre le dépôt du bilan 2018 et du plan d’action 2019 pour l’intégration des personnes handicapées. Ledit plan inclut entre autres des objectifs comme sensibiliser les employés municipaux aux réalités et aux besoins des personnes handicapées et améliorer l’accessibilité des infrastructures, des parcs et des espaces verts municipaux.

« Il faut être franc pour dire que nous sommes en retard par rapport à plusieurs villes qui se sont donné comme priorité d’instaurer l’accessibilité universelle », lance Mme Beaudin.

« En ce moment, on ne gère pas bien les dossiers d’accessibilité quand ils nous arrivent. Si on veut se vanter un jour d’être une ville inclusive, il faudra s’attaquer à nos façons de faire. À ce moment-ci, on demande à une employée de courir après tous les services pour être sûrs de ne rien échapper en matière d’accessibilité universelle. Ce qu’il nous faut, c’est une politique d’accessibilité universelle. »

Elle demande d’ailleurs au comité exécutif de se pencher sur la question.

Mme Beaudin donne l’exemple d’une citoyenne ayant déploré la présence de blocs de béton et de chaînes dans les accès du parc Chauveau. « Ça fait que les gens en fauteuil roulant doivent passer à côté du bloc de béton, sur le gazon, pour entrer dans le parc. J’ai contacté nos services pour faire déplacer les blocs de béton. On m’a dit que je n’avais pas contacté la bonne personne et que je devais demander qu’on l’inscrive dans le prochain plan d’action. On parle de déplacer des blocs de béton... Ce n’est pas une façon de fonctionner. »

Chantal L’Espérance a rappelé pour sa part que le seuil d’entrée des commerces de la rue Wellington Nord avait été relevé depuis que la rue avait été refaite il y a plus de dix ans. « Il y a donc énormément de commerces qui ne sont plus accessibles pour ces personnes à mobilité réduite. Même si j’en ai parlé depuis dix ans, il n’y a rien qui a changé. On va refaire la rue Wellington Sud. Il faudra en tenir compte dans nos travaux pour avoir des accès aux commerces en pente. »

Marc Denault souhaite la mise en place d’un comité mixte avec la Société de transport de Sherbrooke pour qu’une politique soit mise en place d’ici un an. « Je pense qu’on est rendu là. »

Il ajoute qu’un onglet sur la mobilité durable et le transport en commun devrait être ajouté au plan d’action pour l’intégration des personnes handicapées. « Chaque année, nous investissons environ 5 M$ pour le déplacement de personnes à mobilité réduite, pour près de 300 000 transports. On vit une tendance de 4 % d’augmentation et nous travaillons pour rendre le transport en commun plus convivial et pour faciliter le confort des usagers. »