Évelyne Beaudin : « C’est presque une vérité de La Palice de dire que l’UMQ n’est pas vraiment une organisation de municipalités, mais une organisation de maires de municipalités. »

Beaudin met la pertinence de l’UMQ en doute

La chef de l’opposition désignée à l’hôtel de ville de Sherbrooke, Évelyne Beaudin, met en doute l’utilité de l’Union des municipalités du Québec (UMQ). Elle s’est opposée, lundi, à la cotisation de 88 942,23 $ avant taxes que verse Sherbrooke à l’UMQ.

« Pour nous simples conseillers, nous avons un accès très limité à ce forum. Pour être franche, depuis le début du mandat, je trouve que l’UMQ fait un travail correct. Néanmoins, je trouve qu’il y a lieu de se questionner quant à la gouvernance de l’organisation. On y met quand même près de 90 000 $ par année. J’ai l’impression que ça ne représente pas vraiment Sherbrooke, mais le maire de Sherbrooke. C’est presque une vérité de La Palice de dire que l’UMQ n’est pas vraiment une organisation de municipalités, mais une organisation de maires de municipalités », a commencé Mme Beaudin.

« D’ailleurs, il n’y a pas de conseillers qui siègent au C.A. de l’UMQ à part le représentant de la commission jeunesse. De mon côté, je ne me reconnais pas dans cette organisation. Je ne m’y sens pas représentée. Dans le passé, nous avons interpellé l’UMQ pour lui faire part des difficultés qu’on rencontre en tant qu’opposition dans les grandes villes. Nous avons eu peu d’écoute et d’ouverture. Il me semble qu’on serait en droit de s’attendre à être traités équitablement par cette organisation, peu importe notre couleur politique. C’est une organisation qui est opaque, pas très ouverte, qui coûte pas mal cher. »

« Des gains à faire »

Steve Lussier, qui avait lui-même formulé des doutes à propos de l’UMQ avant d’être élu, se porte à la défense de l’organisation. « À première vue, c’est vrai que ça peut paraître un montant excessif. Une ville c’est gros. Il y a beaucoup de dossiers. De dire que c’est seulement à la vue du maire, c’est faux. Mme [Annie] Godbout fait partie d’un comité. On se doit d’avoir une association telle que l’UMQ autant que nous avons la Fédération canadienne des municipalités (FCM). Il y a des coûts, mais ça nous rapporte. Il y a un montant qui vient de rentrer de la FCM pour Valoris de 250 000 $. On voit à quel point il peut être payant de faire affaire avec ces organisations. Je vous rassure, il y a des gains à faire. »

M. Lussier ajoute que des achats groupés avec d’autres municipalités permettent aussi de faire des gains.

Il mentionne qu’il n’est pas prévu pour le moment qu’il siège à l’exécutif de l’UMQ.

Le conseiller Claude Charron estime pour sa part qu’il s’agit d’un outil de travail.

Vincent Boutin, lui, fait valoir qu’une étude réalisée dans le précédent mandat permettait de connaître les économies générées par l’UMQ.