Annie Godbout a accepté de se présenter à l’Investiture du Parti libéral du Québec dans la circonscription de Richmond, où elle espère prendre le relais de Karine Vallières.

Annie Godbout veut prendre le relais de Karine Vallières

Annie Godbout fait le saut en politique provinciale. La conseillère du district de Rock Forest à l’hôtel de ville de Sherbrooke briguera l’investiture du Parti libéral du Québec le 29 avril en souhaitant succéder dans le comté de Richmond à Karine Vallières, qui a annoncé en février son retrait de la vie politique après six années à l’Assemblée nationale.

« Je veux non seulement succéder à Karine, mais poursuivre ce qu’elle a commencé, faire de la politique très terrain, avec les gens, comme elle l’a fait pendant ses mandats », lance d’emblée Annie Godbout.

C’est d’ailleurs Karine Vallières qui a directement sollicité Annie Godbout. « Je me sentais un peu comme une mère qui quitte ses enfants, je voulais avoir la meilleure personne pour me remplacer, quelqu’un qui va s’occuper du monde aussi bien que je l’ai fait. Annie est tellement cette personne-là », relance Karine Vallières.

Établie à Rock Forest, Annie Godbout est originaire de Windsor. « C’est mon comté, là où sont mes racines, où je vis, où j’ai travaillé aussi beaucoup, jusque dans la MRC des Sources où j’ai effectué quelques mandants professionnels qui m’ont permis de rencontrer des gens dynamiques, fiers de leur région », note Annie Godbout, qui continuera de siéger à l’hôtel de ville de Sherbrooke jusqu’au début de la campagne électorale officielle, fin août, en vue des élections qui auront lieu le 1er octobre.

« Je vais m’assurer de ne pas me retrouver en conflit d’intérêts le cas échéant, et je compte poursuivre mon travail avec enthousiasme jusque-là, assure Annie Godbout. Je suis bien à la Ville, c’est un beau challenge que je fais dans le plaisir. Mais je pense pouvoir apporter autre chose à la région comme députée, toujours en mettant de l’avant les valeurs qui sont les miennes d’inclusion, de prospérité et de justice sociale. »

Approchée avant les élections municipales de novembre par la Coalition avenir Québec, Annie Godbout assure ne pas avoir eu d’autres discussions depuis avec l’équipe de François Legault, qui a finalement annoncé la candidature de l’ancien conservateur André Bachand dans Richmond.

L’option du Parti québécois n’a jamais été sur la table, confie également Annie Godbout.

« La porte libérale s’est ouverte par le biais de Karine, et j’adhère au discours libéral qui est très inclusif, note Annie Godbout. Est-ce que je serai d’accord à 100 pour cent avec les décisions et projets du parti? Probablement pas. Mais comme le faisait Karine, je vais garder mon authenticité et travailler pour mon comté. Avant toutes choses, j’étais kariniste, j’aime cette façon de faire de la politique en faisant travailler tout le monde ensemble, au-delà des allégeances et des intérêts. C’est une autre façon de travailler, et je pense qu’on s’en va vers ça. Et le parti libéral est un parti qui se renouvelle aussi.

« Je ne me mets pas la tête dans le sable, je sais que le parti a ses détracteurs comme tous les partis, mais je crois vraiment en sa capacité de se renouveler, Karine en a été un bel exemple. Et je travaille toujours sur l’adage qu’il faut être le changement que l’on veut voir. J’aborde ce défi avec cette idée en tête, avec un désir d’authenticité aussi, et j’ai le goût de continuer le travail que les gens ont amorcé avec Karine à leurs côtés. »

Pressentie comme une éventuelle candidate à la mairie de Sherbrooke, Annie Godbout assure qu’elle n’était pas dans cette dynamique pour l’instant.

« Je pense que comme députée de Richmond, je peux continuer de travailler comme j’aime le faire dans la proximité, avec les gens sur le terrain. J’ai l’avantage de connaître cette dynamique pour l’avoir vécue au cours des dernières années comme conseillère. Je me sens prête à créer des ponts ailleurs, à créer des opportunités entre les municipalités et le gouvernement. »

Annie Godbout est présentement consultante en ventes et marketing et a œuvré quelques années en développement entrepreneurial.

Elle a été élue une première fois comme conseillère indépendante en 2013, puis réélue haut la main en novembre dernier. Elle siège présentement à la Commission des villes intelligentes de l’Union des municipalités du Québec.